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Souad Massi en concert à Ramallah au Palestine International Festival le 5 juillet 2011.

Musique : Souad Massi / Fiscalité, le juste prix de la redistribution / Nicaragua / Jean Starobinski, une manière d’observer l’homme

1h
À retrouver dans l'émission

Souad Massi vous parle de sa musique et de son engagement, et Hélène Roux de la crise au Nicaragua. Les chroniques s'intéressent à l’injustice fiscale et la progressivité de l’impôt, et rendent hommage à Jean Starobinski.

Souad Massi en concert à Ramallah au Palestine International Festival le 5 juillet 2011.
Souad Massi en concert à Ramallah au Palestine International Festival le 5 juillet 2011. Crédits : ABBAS MOMANI - AFP

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec la chanteuse Souad Massi, à l'occasion du concert qu'elle donnera le 8 mars à l'Institut du Monde Arabe : Ya dra (Qui sait ?), dans le cadre des Arabofolies - le festival musical, des arts et des idées de l'Institut du Monde Arabe, du 1er au 10 mars 2019. Elle évoque pour nous son engagement en mots et en musique, son pays ; l'Agérie, sa culture, les défis qu'il lui fallait relever lorsqu'elle a commencé à chanter, ses nouvelles chansons, ses prochains rendez-vous avec le public.

Dans le nouvel album que je prépare [pour cet été 2019], j'ai des chansons d'amour, j'ai une chanson qui raconte un peu ce qui se passe en Algérie ; c'est un album entre le folk et le chaabi algérien, j'ai juste introduit un violon.  C'est moi qui compose, qui fais les arrangements, mais j'ai travaillé avec d'autres artistes.

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Je ne suis pas engagée comme ceux qui se mettent en avant, mais j'ai ma façon de dire les choses avec mes chansons, mes idées. Je n'aime pas trop parler de moi. J'ai beaucoup de respect pour ceux qui viennent me voir. je raconte des choses vécues, je me suis toujours inspirées de vraies histoires, je partage une intimité.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

En plein débat sur l’injustice fiscale, des économistes s’interrogent sur la meilleure manière d’améliorer la progressivité de l’impôt.

À commencer par la création d’une nouvelle tranche pour les plus hauts revenus, une idée avancée notamment par Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, aussitôt rejetée par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, au motif que les « Français qui touchent 2500 euros par mois » ne devraient pas voir leurs impôts augmenter. Les décodeurs du quotidien Le Monde montrent que l’argument est fallacieux car il concerne les 20% les plus riches, parmi lesquels 10% émargent bien au delà de 2500 euros mensuels, pas loin du double en moyenne. Encore s’agit-il du niveau de vie rapporté à la taille du foyer, et pas seulement du salaire : « pour l’Insee, un salarié qui vit seul et gagne 2 500 euros par mois se situera dans les 20 % les plus riches, mais un couple doit cumuler 5 000 euros de revenus mensuels pour être considéré de la sorte. Et même 6 500 euros s’ils ont deux enfants. » Les notions de « classes moyennes » et de « riches » sont suffisamment vagues pour alimenter la confusion, alors que Laurent Berger proposait de créer une nouvelle tranche à un taux supérieur au plus élevé actuellement de 45% et qui concerne la part des revenus supérieurs à 13 000 euros mensuels. Il évoquait un taux de 60 % et qui viserait donc des revenus bien plus élevés encore. 

Alternatives Economiques publie un Hors-série sur l’économie en 2019. Trois économistes de l’OFCE – Pierre Madec, Mathieu Plane et Raul Sampognaro – dressent un état des lieux suite aux mesures du gouvernement pour augmenter le pouvoir d’achat. 

La dernière livraison de la revue Regards croisés sur l’économie (La découverte) porte sur les croyances et les rationalités dans cette science fortement mathématisée et statistique, qui rechigne à s’afficher dans le cadre des sciences humaines du fait de sa prétention à la scientificité des sciences exactes, mais qui ne laisse pas de comporter de nombreux biais idéologiques, voire sentimentaux si l’on pense à l’attachement au libéralisme ou à la théorie du ruissellement. Un champ intellectuel traversé de nombreuses controverses et de salutaires débats, des jeux à somme nulle que nous finissons par arbitrer à nos corps défendants. L’édito d’un riche N° pose la question : « l’économie ne nous raconterait-elle pas des histoires ? » 

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Pour la première fois depuis le début de la crise il y a 11 mois, le gouvernement du Président Ortega négocie avec une partie de l'opposition. L'échéance du 28 mars fixe un objectif pour un accord mais la "feuille de route" doit encore être validée. Réel effort de consensus ou manœuvre dilatoire ? 

Xavier Martinet s'entretient avec Hélène Roux, journaliste indépendante, spécialiste de l'Amérique Centrale.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Qui était Jean Starobinski, mort hier à l’âge de 98 ans ?

Un monument de la critique littéraire que les plus jeunes n’ont pas connu semble-t-il, si j’en juge par le bureau des Matins, où son nom était inconnu des trentenaires et moins avec qui je travaille quotidiennement. 

Alors voilà, comment présenter cet homme et ses travaux ? Un homme qui représente deux cultures qui sont aujourd’hui en péril, la littérature et la psychanalyse, deux manières de voir qui soulignent les complexités de l’homme alors que tout est fait aujourd’hui pour faire croire que l’homme est une mécanique simple…  

Alors, un exemple qui va vous permettre de comprendre comment entre Starobinski et aujourd’hui notre perception de l’être humain s’est dégradée, cet exemple, c’est l’enfant et les bonbons. Alors aujourd’hui l’enfant et les bonbons, cela évoque le test du marshmallow, c’est un paradigme — un dogme — de la psychologie moderne. Il repose sur un principe simple : combien de temps un enfant va-t-il résister à un marshmallow, préfèrera-t-il un marshmallow tout de suite plutôt que deux dans 10 minutes ? Ce test du marshmallow a donné lieu à énormément de travaux. 

Maintenant la version de Starobinsky : elle met en scène un enfant célèbre face à des bonbons, Jean-Jacques Rousseau. Starobinsky évoque le désir de rousseau pour les friandises, Rousseau qui, d’après ses Confessions, n’a jamais convoité qu’à la dérobée comme l’écrit Starobinski. Eut-il en poche tout l’argent nécessaire, Jean-Jacques Rousseau a honte d’entrer chez le pâtissier. Sa gêne est insurmontable, et Rousseau de dire, « j’aperçois des femmes au comptoir, je crois déjà les voir rire et se moquer entre elles du petit gourmant. […] Trois ou quatre jeunes gens tout près de là me regardent »… Le désir de Rousseau est condamné par timidité à être frustré… Et cette frustration conduit ce désir à croître, explique Starobinski, va obliger Rousseau à chercher d’autres satisfactions, obtenues par des voies plus obliques…. 

Et c’est ainsi que le désir de l’être devient complexe. Pourquoi le jeune Rousseau a-t-il honte de son désir ? Pourquoi cette angoisse dont l’ombre portée accompagne l’énoncé même du désir, se demande Starobinski ? C’est son âme, l’âme de Rousseau que cette question. Et l’âme humaine est infiniment plus complexe qu’un test du marshmallow, comme si la seule question liée au désir humain consistait à savoir combien de temps un être est prêt à différer une jouissance. Ce qui disparaît avec Starobinski, c’est une manière d’observer l’homme, l’homme dans sa complexité, et non pas l’homme mis en équation, lequel demeure pour l’essentiel un inconnu. 

@PetitsMatinsFC 

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