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Les chœurs des Sittelles dans "Une jolie vallée"

Cinéma : Gaël Lépingle / Information et réseaux sociaux / Slovaquie : une activiste à la tête du pays ? / Le clavier va changer

59 min
À retrouver dans l'émission

Gaël Lépingle vous parle de son documentaire "Une jolie vallée", et Etienne Boisserie de l'élection de Zuzana Caputova en Slovaquie. Les chroniques s'intéressent à l'implication des réseaux sociaux dans l'information et aux claviers d'ordinateurs.

Les chœurs des Sittelles dans "Une jolie vallée"
Les chœurs des Sittelles dans "Une jolie vallée" Crédits : Gaël Lépingle

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec le réalisateur Gaël Lépingle, pour la sortie de son documentaire _Une jolie vallée_, où il réunit, un été dans un village du Tarn, des habitants qui vont jouer une comédie musicale empruntée aux Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas, et qu'il filme, en même temps, dans leur quotidien. A l'affiche, au cinéma Le Saint André des Arts, à Paris, jusqu'au 15 avril, et dans d'autres salles en France. 

Au départ, c'était une commande pour un livret d'opéra pour chœur à partir des "Trois Mousquetaires" d'Alexandre Dumas. Je débarque dans ce village du Tarn au titre de metteur en scène de théâtre et je commence à répéter avec eux et là, dans ce petit village à côté de Castres, je vois une expérience collective qui me trouble beaucoup, qui m'émeut. Le cinéma a une fonction anthropologique très forte.

Une jolie vallée
Une jolie vallée Crédits : Gaël Lépingle

L'idée c'était de filmer une France semi-rurale, pas par l'angle du pittoresque ou du caricatural. Il s'agissait de filmer ces gens dans leur quotidien, dans leur bureau, dans leur travail, dans leur atelier de couture, dans leur école.... Il y avait un double récit ; d'une part, la pièce musicale, l'histoire des Trois Mousquetaires racontée en chansons, et d'autre part, les énonciateurs - les solistes, les choristes - sont filmés non pas sur scène, mais dans leur vie de tous les jours.

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Avec la chronique de Michel Ciment, du magazine Positif.
Son coup de cœur : C'est ça l'amour de Claire Burger.
Son coup de gueule : Synonymes de Nadav Lapid. 

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Alors qu’en Europe la presse vient d’obtenir la rémunération des contenus utilisés sur les réseaux, aux États-Unis elle doit se contenter d’opérations de mécénat.

Facebook et Google multiplient les fonds destinés à soutenir la presse locale, ce qui inquiète une partie du secteur quant à l’indépendance éditoriale. Comme le soulignent Alexandre Piquard et Alexandre Berteau dans Le Monde, la démarche est paradoxale, alors que les deux géants « sont largement responsables de la crise de la presse locale aux Etats-Unis ». À cause de la chute des recettes publicitaires, les annonceurs ayant fui les pages des journaux – puis leurs sites Internet – pour les grandes plates-formes numériques, près de 1 800 titres ont disparu depuis 2004, « et le nombre de salariés dans les rédactions a chuté de 45 %, selon une étude menée, en 2017, par l’Université de Caroline du Nord. » Facebook, notamment, s’est engagé à investir 300 millions de dollars au cours des trois prochaines années dans des bourses pour des rédactions locales ou dans des fondations soutenant la presse de proximité. L’opération n’est pas désintéressée : Facebook et Google ont besoin des articles des éditeurs régionaux pour nourrir leurs nouvelles plates-formes consacrée à l’information locale et retenir les utilisateurs.

Dans Le Monde diplomatique Eric Klinenberg dénonce une autre forme de piratage de la vie locale : « Amazon a mis en concurrence les villes américaines pour l’accueil de son deuxième siège – et des emplois correspondants – en échange d’exonérations d’impôts. » Le sociologue à l’université de New York évoque la raréfaction des lieux de vie collective que sont les bibliothèques publiques, les librairies et les commerces de proximité partout où se sont implantés les géants du numérique, ainsi qu’une « vision indigente de l’infrastructure sociale ». Il rappelle qu’ « en d’autres temps les villes profitaient bien davantage de la présence d’un grand employeur », lequel se souciait même parfois « de construire des lieux qui profitent à tous, sans espérer en tirer une source de revenu ». Aujourd’hui, malgré les discours grandiloquents du PDG de Facebook sur les nouvelles communautés de « citoyens du monde », à Menlo Park où l’entreprise a établi son siège, « les habitants se demandent pourquoi leur ville devrait approuver l’expansion de la multinationale si elle n’obtient pas en contrepartie des ressources pour rénover les écoles, les parcs et les terrains de sport en ruine ». Et ce ne sont pas les somptueux campus, réservés aux cadres supérieurs, qui arrangent les affaires des petits commerces alentour, lesquels périclitent en asséchant la vie locale.

On le sait, en matière d’information, les réseaux numériques viennent caresser dans le sens du poil ce que les psychologues appellent le « biais de confirmation ». Antoine Perraud a lu pour Mediapart le livre d’Antoine de Tarlé qui vient de paraître aux éditions de l'Atelier : La fin du journalisme ? Dérives numériques, désinformation et manipulation. « On estime que sur 2 000 informations susceptibles d'atteindre un internaute, sur Facebook, seules 200 lui parviennent réellement. La sélection opérée par la plateforme est donc drastique, pour des raisons économiques : il ne faut pas que l'internaute disperse son attention si on veut l'atteindre efficacement avec la publicité ciblée. » S’y ajoute le phénomène de convergence, « d'autant plus marqué que les études d'opinion montrent que les usagers accordent spontanément leur confiance aux informations, même si elles sont erronées, à condition que celles-ci correspondent à leurs convictions ou qu'elles soient relayées par leurs amis. » Tout ça est bien connu mais l’auteur relève que « ce processus inexorable de désintégration de l'information » entraîne un « creusement des inégalités entre la minorité qui a la volonté et les moyens de diversifier ses sources et une vaste majorité, aussi bien dans les pays développés que dans les pays émergents, qui est prisonnière d'un système opaque mais efficace » avec en outre « des répercussions majeures sur le fonctionnement des institutions démocratiques ». Tenir pour responsable le dirigeant de chaque filiale nationale des GAFA (souvent un énarque ayant grassement pantouflé tel Laurent Solly chez Facebook) en cas d'actions civiles ou pénales, à l'instar d'un directeur de publication en vertu de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, devrait être la règle.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Pour certains, c'est le choix de la "décence" en politique, pour d'autres la percée d'une outsider : avec 58% des voix la victoire de l'avocate libérale et militante anti-corruption Zuzana Caputova est un signal de moralisation politique face à un pouvoir miné par des affaires de corruption.

Xavier Martinet s'entretient avec Etienne Boisserie, professeur d'histoire de l'Europe centrale et co-directeur du Centre de recherche Europe-Eurasie (CREE) à l'Inalco.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Le clavier va changer…

Oui c’est Le Figaro qui nous l’apprend et ce n’est certainement pas un détail pour vous, cet objet que vous regardez le plus quand vous ne regardez pas un écran, le fameux clavier Azerty va subir des évolutions. En soi, ce clavier est déjà un objet vraiment singulier puisque cela fait des décennies — plus d’un siècle — que ce clavier demeure dans sa disposition alors qu’il est né par hasard, en 1865. 

Comme vous le savez peut-être, le clavier francophone dit Azerty est une variation du clavier anglophone dit Qwerty, lequel ne doit absolument rien à une quelconque ergonomie, ce n’est pas du tout parce que cette disposition des lettres était la plus pratique qu’elle a été adoptée : les claviers Azerty et Qwerty se sont imposés parce qu’ils étaient les plus adaptés aux marteaux de frappe des machines à écrire — oui, il faut rappeler aux moins de 20 ans qu’il y eut à une époque des machines à écrire, lesquelles gravaient directement et physiquement des lettres sur le papier. 

Et depuis 1865 le clavier Azerty résiste à toutes les tentatives de rationalisation, il y en a eu beaucoup : en 1907, la disposition ZHJAY a été proposée, une autre en 1976, deux autres tentatives en 2002 et 2005, toutes ont échoué. L’étonnant dans cette non-évolution du clavier, c’est qu’une norme s’est imposée en toute indépendance alors même qu’il s’agissait d’un mauvais choix, un choix en tout cas qui n’était en rien dicté par l’usage. Une preuve de plus que les objets techniques, pour employer le terme cher au philosophe Gilbert Simondon, ont une vie indépendante des usages, contrairement à ce que l’on pourrait croire. 

Alors, aujourd’hui de nouvelles évolutions sont à prévoir, notamment pour pouvoir accentuer les majuscules, mais aussi pour s’adapter à de nouvelles utilisations et de nouveaux besoins : par exemple, le clavier va accueillir un point milieu… Ce point milieu va servir notamment pour certaines langues régionales et l’écriture inclusive. Langue régionale ou écriture inclusive : comme cela au moins chacun pourra choisir la polémique qu’il préfère dans l’évolution des claviers !

@PetitsMatinsFC 

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Intervenants
  • Réalisateur et directeur de la photographie
  • Professeur d'histoire de l'Europe centrale et co-directeur du Centre de recherche Europe-Eurasie (CREE) à l'Inalco
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