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L'hommage de la chanteuse Noa à Jean-Sébastien Bach

Musique : Noa / Grand débat : la fabrique des résultats / Elections générales en Indonésie / Pizzas et inégalités

1h01
À retrouver dans l'émission

Noa vous parle de son album hommage à Jean-Sébastien Bach, et Sophie Boisseau du Rocher de islamisme en Asie du Sud-Est. Les chroniques s'intéressent aux mesures à l’issue du Grand débat national et au prix des pizzas, révélateur des inégalités.

L'hommage de la chanteuse Noa à Jean-Sébastien Bach
L'hommage de la chanteuse Noa à Jean-Sébastien Bach Crédits : © Ronen Akerman

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec la chanteuse israélienne Noa, à l'occasion de la sortie de son album dédié à Jean-Sébastien Bach, "Letters to Bach". 

Cet album est le meilleur de ce que je peux produire musicalement. Il y a une chanson dans cet album, "Look at me", qui parle du conflit israélo-palestinien à travers les yeux de deux femmes, chacune d'un coté du mur, qui disent vouloir continuer à voir l'humanité chez l'autre, malgré les murs qui séparent.

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C'est l'amour de Bach qui m'a poussé à souhaiter l'inviter dans notre monde. On n'a pas besoin de raisons pour adapter Bach ou pour se plonger dans sa musique ; c'est un peu comme prier. J'ai eu envie de l'amener dans le 21ème siècle et j'ai alors décidé de parler sur cette magnifique musique de sujets d'aujourd’hui, de problèmes contemporains, de la religion, mais aussi de la technologie, d'Instagram, de Whatsapp, d’euthanasie, de l’humour. 

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

L’annonce des mesures à l’issue du Grand débat national a été reportée suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris, mais certaines d’entre elles ont fuité dans la presse.

Réduction du nombre de parlementaires et introduction d’une dose de proportionnelle, baisse de l’impôt sur le revenu, possible retour de l’ISF, simplification des règles du référendum d’initiative partagée (RIP), le RIC envisagé ; pas de fermeture d’écoles d’ici à 2022 ; suppression de l’ENA ; indexation des petites retraites… Cédric Pietralunga et Olivier Faye les passent en revue dans Le Monde, tout en précisant que l’Élysée « ne confirme ni ne commente les fuites dans la presse au sujet de la sortie du grand débat national ». Nul doute que tout cela ne lance de nouveaux et vifs débats… Quant à « l’effet de blast » des annonces présidentielles, dont parlaient certains commentateurs, il risque fort d’être réduit à proportion de l’intérêt politique de l’exercice, qui réside notamment dans l’effet de surprise. Comme l’indiquait hier Françoise Fressoz dans son édito, la dramaturgie imaginée par le président « pour sortir du trou d’air a d’ores et déjà changé : même s’il s’est nourri pendant trois mois des attentes de son peuple, même s’il s’est enrichi d’une dizaine de débats (…), Emmanuel Macron ne peut pas incarner le roi thaumaturge, capable de faire des miracles. » En attendant sa prochaine intervention, nombreux sont ceux qui reviennent sur les conditions du grand débat, et surtout sur la manière dont on en a tiré les conclusions. 

Dans l’hebdomadaire Le 1, Emmanuel Didier et Loup Wolff estiment que « tel qu’il a été organisé et interprété, ce Grand débat aura tout autant été une caisse de résonance de la clameur populaire qu’un dispositif filtrant contribuant à lui donner forme ». 

La dernière livraison de la revue Le débat publie un important dossier sur « La France des gilets jaunes ». Pour l’historien Pierre Vermeren les ronds-points sont une image forte et un symbole de la transformation de nos territoires sous le triple effet de la désertification rurale de la désindustrialisation et désormais de la compression de l’économie de services. Notre pays en compterait, au bas mot, plus de trente mille, un record mondial. Au prix du rond-point (entre 500 000 et 1 million d’euros) ça fait au total trente milliards d’investissements publics qui ne sont pas allés aux banlieues déshéritées ou aux zones périurbaines déconnectées. Outre sa fonction improbable pour remplacer un simple carrefour, son esthétique giratoire au milieu de zones dites « industrielles » le plus souvent sans industrie illustre la trilogie qui structure désormais la France périphérique : l’automobile, le réseau routier et la grande distribution.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Avec 55 % des voix estimées contre 43 % pour Prabowo Subianto, le président Joko Widodo serait largement réélu jusqu'en 2024. La polarisation de la campagne ces derniers mois sous l'influence des islamistes conservateurs n'a pas empêché un scrutin calme, dans le plus grand pays musulman au monde. Elections générales en Indonésie : thermomètre de l’islamisme en Asie du Sud-Est ?

Xavier Martinet s'entretient avec Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse associée au Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (IFRI).

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

La preuve la plus visible des inégalités c’est la pizza.

Oui alors effectivement dit comme cela ce n’est pas très clair mais avec un chiffre, vous allez voir, tout va s’éclairer : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité — c’est une révélation d’ailleurs France culture investigation — la pizza a franchi le seuil des 20€ à Paris, même chose évidemment à Lyon, et à Nice je ne vous dis pas… 

Cela faisait des mois que cela couvait mais c’est désormais officiel : j’ai trouvé une pizza, la pizza gambillo, dans le sixième arrondissement de Paris, tomates cerises, jambon de Parme et roquette à 21€, mais aussi une pizza culaccia à Lyon, proposée à 20€. Une véritable prouesse lorsque l’on sait que la farine, la sauce tomate, bref les ingrédients nécessaires à confectionner une pizza ne doivent pas représenter beaucoup plus de deux euros et, quand je dis deux euros, je pense que je suis généreux. 

Et cependant, ce qui s’étale sur ces pizzas, ce sont les inégalités françaises : quand on se met à vendre un plat de pauvres à des tarifs de très riche. Alors, vous imaginez quelle adresse il a fallu, quel travail de communication global a été nécessaire pour réussir à faire accepter une pizza à 21€ — un peu comme si l’on réussissait à vendre un poulet-patates à 100€… 

Et l’on songe à une polémique qui s’est développée en 2017 aux États-Unis sur le toast à l’avocat. Le toast à l’avocat, c’est exactement la même chose qu’une pizza : c’est un morceau de pain sur lequel on a écrasé de l’avocat, un coût inférieur à deux dollars, même si l’avocat est bio et le pain sans gluten, mais à l’arrivée cela devient un « avocado Toast » et c’est vendu 22 dollars dans un restaurant à New York. La polémique autour des toasts à l’avocat avait enflé lorsqu’un magnat de l’immobilier a expliqué que les jeunes gens ne pouvait pas accéder à la propriété parce qu’ils gaspillaient leur argent notamment en consommant des toasts à l’avocat à 22 dollars l’assiette… 

Alors, cela donnera peut-être des idées à ceux qui pensent que la classe moyenne, la classe moyenne supérieure, s’appauvrit à coup de pizza gambillo à 21€… En attendant, on peut se demander si la vente de pizza à 21€ peut permettre à d’autres d’acheter plus de sandwichs jambon-beurre à 3,90 euros, une conséquence de la théorie du ruissellement de sauce tomate. 

@PetitsMatinsFC 

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