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Eugène Delacroix, Mort de Sardanapale (esquisse), vers 1826-1827, huile sur toile, 81 x 100 cm, Paris, musée du Louvre, département des Peintures

Expo : Orientalisme / Le droit au travail / Soudan, Libye, Egypte / Prière de composter

59 min
À retrouver dans l'émission

Christine Peltre vous parle de deux expositions consacrées à l'Orientalisme, et Marc Lavergne

Eugène Delacroix, Mort de Sardanapale (esquisse), vers 1826-1827, huile sur toile, 81 x 100 cm, Paris, musée du Louvre, département des Peintures
Eugène Delacroix, Mort de Sardanapale (esquisse), vers 1826-1827, huile sur toile, 81 x 100 cm, Paris, musée du Louvre, département des Peintures Crédits : © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Adrien Didierjean.

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Christine Peltre, historienne de l'art contemporain des XIXe et XXe siècles, et spécialiste de l'Orientalisme, à l'occasion de deux expositions consacrées à l'Orientalisme : L'Orient des peintres au Musée Marmottan Monet, à Paris, jusqu'au 21 juillet 2019, et L'Algérie de Gustave Guillaumet (1840-1887), à La Piscine, à Roubaix, jusqu'au 2 juin 2019.

S'intéresser à l'Orientalisme, c'est s'intéresser à l'Histoire de l'art du XIXe et du XXe siècle, en général, puisque l'Orientalisme est une espèce de filtre parfois pour voir la réalité contemporaine, ce n'est pas quelque chose d'enfermé. (...) Je suis venue  à l'Orientalisme par une formation en lettres Classiques qui m'a entraînée en Grèce où j'ai fait beaucoup de voyages, sur place, j'ai été séduite par les vestiges de l'Empire ottoman et j'ai eu envie d'aller plus loin, m'ouvrir à cette civilisation que je ne connaissais pas. Et pas seulement ; ma passion a toujours été la littérature du XIXe siècle puis du XXe, et naturellement, les deux, l'histoire de l'art et la littérature - et particulièrement, la littérature de voyage - sont indissociables.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

À la veille du 1er mai, le travail n’est pas vraiment à la fête…

À l’Institut d’études avancées de Nantes, dont il est le fondateur, Alain Supiot s’est confié à Antoine Reverchon pour Le Monde. Le professeur au Collège de France *, spécialiste du droit du travail, évoque les menaces qui pèsent désormais sur cette fondation pourtant classée en 2015, sept ans après sa création, dans le top 10 mondial des Instituts d’études avancées. Là, 300 chercheurs de 34 disciplines et de 52 pays se sont succédé, sélectionnés pour la qualité et l’originalité de leurs travaux – la moitié venant d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. « Ici, c’est tout le contraire de l’université. Pas de programmation de la recherche, pas d’enfermement disciplinaire, pas d’évaluation quantifiée. » Tout le contraire, aussi, de ce qu’est devenu le travail, notamment dans sa version numérique : « l’informatique assigne aux salariés des moyens, des objectifs et des tâches, renvoyant la responsabilité et les risques au travailleur et non plus à l’entreprise ». Reste le droit, qui équilibre les rapports de subordination dans la relation de travail. Or il est constamment érodé. 

Dans Le Monde diplomatique Hélène Yvonne Meynaud, Juge des prud’hommes et sociologue fait le bilan des atteintes au droit du travail, « censées développer l’emploi », mais qui « contribuent à sa précarisation, tandis que la complexification de l’accès au juge en éloigne les classes populaires ». Résultat : le recours aux conseils de prud’hommes ne cesse de baisser. En cause, les ruptures conventionnelles qui augmentent, « souvent négociées selon les minima légaux, le coût financier de la rupture étant reporté de l’employeur vers Pôle emploi, qui verse des indemnités de chômage », mais aussi les délais de prescription raccourcis et une complexification des démarches pour les salariés. Notamment dans l’exercice de la preuve : depuis la loi sur le secret des affaires, « les documents qui peuvent prouver tel ou tel fait » deviennent parfois « impossibles à produire devant un tribunal, car déclarés confidentiels par l’entreprise ». Par ailleurs, le nouveau barème d’indemnisation plafonné, en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, « dessaisit le juge, privé de toute marge de manœuvre pour évaluer la faute de l’employeur et réparer le préjudice subi par le salarié ». C’est pourquoi, en s’appuyant sur des lois sociales européennes qui s’imposent en droit français, voire sur le code civil, de nombreux conseils de prud’hommes ont décidé de s’en écarter. 

Le Figaro publie, en pages Champs libres, les bonnes feuilles du livre de Pierre Vermeren, à paraître chez Tallandier : La France qui déclasse Les Gilets Jaunes, une jacquerie au XXIe siècle. Guillaume Perrault, qui a choisi les extraits, résume ainsi les grandes lignes du malaise français qu’il détaille : « activités productives en déclin, faiblesse des salaires nets, cultures populaires et savoir-faire professionnels anémiés, paysages enlaidis, règne de la grande distribution et de la restauration de mauvaise qualité, irritation face à un discours public moralisateur… » 

Conséquence : « La France est devenue le champion du tertiaire européen avec 76 % des emplois dans ce secteur (88 % pour les femmes) ». Souvent déqualifié et mal rémunéré, ce travail place les classes populaires devant une alternative : soit en accepter les conditions délétères, soit y renoncer pour basculer « dans le système économique socialisé » lequel illustre une logique perverse : « la France distribue les plus généreuses prestations sociales au monde (le quart de son PIB) ». Une économie sociale hors marché dont « la grande distribution, le logement, les loisirs, la médecine, le système de formation, etc. dépendent aussi », du fait « de la distribution des paiements de transfert. Les huit à neuf millions de pauvres sont ainsi économiquement intégrés au système, et ils contribuent indirectement à la croissance globale, non par l’emploi dont ils sont exclus, mais par l’économie sociale pourvoyeuse de rentes. » L’une des conclusions qu’on peut en tirer, c’est que le « coût du travail » maintient un système permettant provisoirement tous les « réajustements » et « restructurations » au bénéfice des actionnaires d'entreprises qui feraient mine de le déplorer… Tout comme le chômage, disait déjà Marx, entretient « l’armée de réserve » des travailleurs disponibles à n’importe quelle condition. 

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Négociations incertaines entre militaires et civils au Soudan, blocage du processus politique en Libye : la situation échappe aux civils et le sommet extraordinaire de l'Union Africaine (UA) au Caire n'a pas dégagé de consensus politique. Les autoritarismes seront-ils les grands gagnants des révolutions ?

Xavier Martinet s'entretient avec Marc Lavergne, géopolitologue, directeur de recherche au CNRS.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Et vous, qu’est-ce que vous comptez faire après votre mort ? 

Oui, je suis désolé de vous poser cette question de si bon matin, mais mon rôle c’est de vous informer et là je suis bien obligé de vous dire que l’on est à la veille d’une révolution en matière de pratique funéraire. Alors, jusqu’ici le choix qui vous était proposé était relativement simple — dans l’hexagone je veux dire — c’était en gros l’enterrement ou la crémation. Quel ennui. Toujours la même chose, aucune variété. 

Heureusement l’inventivité humaine est là et c’est pourquoi voilà enfin du nouveau : le compost humain. Et si vous décidiez, et si on décidait de devenir du compost humain ? Enfin un peu de vie dans la mort, c’est une proposition que me souffle Le Parisien du jour, et je me devais de vous en parler. La méthode est très simple : on retire au défunt ses vêtement, ses bijoux, bref tout ce qui n’est pas biodégradable. On le met dans un linceul, évidemment biodégradable. On recouvre le macchabée de paille et de feuilles mortes. Après trois mois on retire tout ça et hop, les chairs ont été décomposées, il ne reste plus qu’à broyer les os, c’est vraiment sympa. Et a l’issue de tout cela vous obtenez 1m3 de compost, c’est ce que l’on appelle l’humusation du défunt. 

La technologie est au point, la pratique déjà en vigueur dans l’état de Washington — les américains sont toujours en avance il ne faut jamais l’oublier. Alors, évidemment, c’est expérimental donc ça coûte un peu cher, 5 000 dollars pour tenir compagnie aux vers de terre. Mais d’un autre côté, vous vous payez cela une seule fois dans votre vie, alors autant se faire plaisir, les linceuls n’ont pas de poches, surtout ceux qui se transforment en compost. Par ailleurs, le corps humain fait un très bon compost nous disent les spécialistes, nous voilà rassuré. 

Bon cela suppose encore que la législation française évolue, pour le moment ça n’est hélas pas possible. C’est une bonne raison de mourir le plus tard possible, pour pouvoir enfin réaliser son rêve devenir du compost. Avec un slogan tout trouvé pour ces pompes funèbres d’un nouveau genre, « prière de composter », puisqu’au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable.

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@PetitsMatinsFC

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner

Prière de composter
Intervenants
  • Historienne de l'art contemporain des XIXe et XXe siècles et professeure
  • Géopolitologue, directeur de recherche au CNRS
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