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Affiche de l'exposition "Quand Fellini rêvait de Picasso".

Expo : Quand Fellini rêvait de Picasso / Politique de la clientèle / Elections aux Philippines / Choléra en Haïti : le mensonge multifactoriel de l'ONU

1h
À retrouver dans l'émission

Audrey Norcia vous parle de l'exposition "Quand Fellini rêvait de Picasso", et Yves Boquet des élections générales aux Philippines. Les chroniques s'intéressent à la politique de clientèle et au scandaleux mensonge de l'ONU en Haïti.

Affiche de l'exposition "Quand Fellini rêvait de Picasso".
Affiche de l'exposition "Quand Fellini rêvait de Picasso".

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Audrey Norcia, commissaire de l'exposition, Quand Fellini rêvait de Picasso, à La Cinémathèque française, jusqu'au 28 juillet 2019. Federico Fellini, cinéaste de La Dolce vita, de 8 ½ ou encore, de Satyricon, vouait une admiration quasi obsessionnelle à Pablo Picasso. Il consignait par le dessin les diverses rencontres qu'il avait pu faire en rêve avec le peintre. 

Il y a eu deux rencontres manquées entre Fellini et Picasso, la première en 1957, l'autre en 1961. L'origine de cette exposition c'est, bien sûr, les rêves que Fellini fit de Picasso. Trois, voire cinq rêves de Picasso lui sont révélés. Pour Fellini, Picasso est à la fois, le grand artiste, le démiurge, qui est là pour le faire avancer dans sa vie artistique voire professionnelle.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Le procès des époux Balkany pour fraude fiscale et corruption a débuté hier, il va durer jusqu’au 20 juin.

Comme le résume Henri Seckel dans Le Monde, « la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris va passer six semaines dans un épais brouillard, formé de sociétés offshore au Panama et aux Seychelles, de comptes bancaires au Liechtenstein et à Singapour, de fiduciaires suisses et de prête-noms zélés, dans lequel Patrick et Isabelle Balkany ont tenté, selon la justice, de dissimuler aux yeux du fisc une partie de leur patrimoine. » Pour les juges chargés de l’instruction, Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon, dans leur ordonnance de 92 pages « Les investigations ont été guidées par deux questions. Quelle est l’étendue du patrimoine des époux Balkany ? Comment ces avoirs ont-ils été financés ? » Ce patrimoine – notamment immobilier – est évalué par l’ordonnance de renvoi à 13 millions d’euros « au minimum ». La presse l’a détaillé, de même que la propension du couple à régler ses dépenses en cash. Mais le procès devrait remonter dans le temps pour mettre au jour un système de corruption et de détournement de fonds mis en place à la fin des années 1980, « à l’époque où M. Schuller affirme avoir déposé des espèces en Suisse pour le compte de Patrick Balkany, espèces provenant d’entreprises BTP soucieuses de financer le RPR ». Le site d’information Les Jours publie une enquête au long cours sur cette affaire. Le troisième épisode revient sur la manière dont Patrick Balkany a mis la main en 1983 sur la ville de Levallois-Perret, un fief communiste, et comment il s’est maintenu aussi longtemps. Clientélisme électoral et coups immobiliers : la méthode illustre les dérives d’une politique municipale qui concentre toutes les tares de la « grande politique » corrompue par l’argent.

Ailleurs en Europe, et près de chez vous, c’est une toute autre histoire qui s’écrit à Prague, aux antipodes de celle de Levallois. Les Tchèques ont manifesté hier pour la troisième fois contre la corruption de leur gouvernement de droite nationaliste, dont le chef, première fortune du pays, est poursuivi pour détournement de fonds européens. Amélie Poinssot a rencontré pour Mediapart le jeune maire de Prague, membre du Parti pirate qui prône la transparence en politique, Zdeněk Hřib. Inspiré par le mouvement suédois ou islandais, ce parti européen milite pour une liberté encadrée sur le web, la défense des droits fondamentaux, la protection de la vie privée, la réforme du droit d'auteur et la lutte contre les monopoles. À Prague, comme dans d’autres villes d’Europe centrale – en Pologne et en Slovaquie – où l’élection d’une nouvelle génération de maires contredit les dynamiques autoritaires nationales, le nouvel édile élu aux municipales de novembre dernier a des projets en matière d’urbanisme vert ou social, et d’infrastructures de transports. Il souhaite notamment limiter l’expansion de l’économie numérique du tourisme pratiquée par des plates-formes comme Airbnb. Il estime qu’« il faut davantage distinguer ce qui relève de l’économie partagée de ce qui relève du business ». Pragmatique, il rappelle que le budget alloué par l’État tchèque, qui permet de financer les aménagements urbains, « est calculé en fonction du nombre d’habitants de la ville. Notre intérêt n’est donc pas d’avoir des visiteurs de passage mais bien des résidents permanents. » Le maire a les élections européennes en ligne de mire, avec pour son Parti pirate l’ambition d’obtenir une deuxième, voire une première position. Le slogan : « L’Europe a besoin », car elle « a besoin de libertés, de transparence, de richesses, de développement durable et de justice ». L’une des revendications : la fin des paradis fiscaux dans l’Union européenne.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

D'après des résultats provisoires, les élections générales confirment la popularité de Rodrigo Duterte, président depuis 2016. Ces "Midterms" philippines lui donnent le contrôle du Sénat. Elles ouvrent la voie au retour de la peine de mort et à la poursuite d'une politique antidrogue meurtrière.

Xavier Martinet s'entretient avec Yves Boquet, géographe, professeur à l'Université de Bourgogne.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Vous savez que c’est très mal d’être complotiste ?

Oui mais peut-être y a-t-il encore pire que d’organiser des complots : masquer la vérité au grand public. Je vous donne un exemple. Je l’ai brièvement évoqué hier, j’y reviens car il m’a sidéré, c’est l’histoire du choléra en Haïti, lequel de 2010 à il y a trois mois, a fait 10 000 morts et 800 000 malades, c’est une estimation basse car beaucoup d’haïtiens ont pu être malade sans le savoir, ou le faire savoir, ou bien encore mourir loin des centres urbains. 

J’en reparle car Haïti c’est loin, c’est compliqué, et surtout on pourrait croire que le choléra est une conséquence du tremblement de terre intervenu en 2010. Alors voici ce que dit le Pr Piarroux, auteur du livre sur le choléra en Haïti : les épidémies consécutives à des tremblements de terre sont en fait rarissimes parce que la plupart du temps les ONG font bien leur boulot. S’il y a eu épidémie dans le cas d’Haïti, c’est donc parce que des casques bleus de l’ONU ont rejeté leurs fosses septiques dans un fleuve alors que certains de ces casques bleus souffraient du choléra. 

Oui, mais voilà, l’ONU a tout fait, tout, pour nier cette évidence, trafiquant les informations et les cartes de propagation de la maladie. Et surtout, en utilisant un argument qui est une vraie figure de rhétorique des faussaires et c’est cela qu’il faut retenir : le multifactoriel. Souvenez-vous de cette notion, elle est cruciale par les temps qui courent. Si vous voulez niez une causalité — ici le rôle de certains casques bleus dans la propagation du choléra — ne vous épuisez pas à dire que c’est faux, contentez-vous de dire que c’est plus compliqué que cela. Le réchauffement climatique a été nié, par exemple, avec cet argument : c’est plus compliqué, il y a différents facteurs, c’est plurifactoriel. Le choléra en Haïti même chose : on n’a pas nié son importation, on a juste dit c’était plus compliqué que cela, allant même jusqu’à inventer un choléra environnemental, sorte d’épidémie inscrite, je ne sais pas, dans la culture haïtienne. 

Bref l’ONU a menti délibérément d’où cette conséquence : comment être cru ensuite. Pourquoi s’étonner que les campagnes de vaccination soient si difficiles à mener dans certains pays, en Afghanistan ou au Pakistan ? Comment s’étonner que le combat contre Ebola soit regardé avec tant de suspicion en RDC — chaque mensonge proféré fait le lit multifactoriel du complotisme. 

@PetitsMatinsFC

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner
Choléra en Haïti : le mensonge multifactoriel de l'ONU
Intervenants
  • Historienne de l'art, commissaire d'exposition
  • géographe, professeur à l'Université de Bourgogne.
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