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Souvenirs/ Ecran, Voyages en France 2017-2018.

Livre : Noël Herpe / Les élections européennes vues d’Europe / Autriche / Les listes qui se présentent aux européennes

59 min
À retrouver dans l'émission

Noël Herpe vous parle de son livre "Souvenirs-écran, voyages en France 2017-2018", et Danny Leder de l'alliance avec l'extrême-droite en Autriche. Les chroniques s'intéressent aux élections européennes.

Souvenirs/ Ecran, Voyages en France 2017-2018.
Souvenirs/ Ecran, Voyages en France 2017-2018. Crédits : Noël Herpe @ Editions Bartillat

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec l'écrivain cinéaste, Noël Herpe, pour la parution de Souvenirs-écran, voyages en France 2017-2018, aux éditions Bartillat. Un journal de voyage qui nous conduit dans une quarantaine de villes à travers la France où le promeneur érudit, par ailleurs commissaire de l'exposition Henri-Georges Clouzot à la Cinémathèque française, est attendu, pour accompagner certains films du réalisateur.

Le cinéma s'éloigne en tant qu'entité mystérieuse, magique, l'aura du cinéma s'éloigne pour devenir quelque chose de plus diffus, plus banal, plus internaute. Les étudiants ne regardent plus que des séries, il n'y a plus beaucoup de gens dans les salles pour regarder des films de Clouzot, et je me promène dans ce livre comme le fantôme de la cinéphilie qui a été la mienne, et que j'essaie de ranimer.

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Comment les campagnes des européennes se déroulent-elles ailleurs qu’en France ? État des lieux en Allemagne, Slovaquie, Hongrie, Pologne et Royaume-Uni.

En Allemagne, une quarantaine de partis se présentent aux élections du 26 mai dont de nombreux petits, voire microscopiques. Il y a cinq ans, ils n’étaient que 25 à aligner leurs candidats. Comme le rappelle Matthias Bartsch dans un article du Spiegel publié par Courrier international, il n’y a pas de seuil minimal requis pour prétendre aux subsides européens – contrairement aux élections fédérales et régionales où la barrière des 5% des voix se justifie par la nécessité de former une majorité de gouvernement. L’enjeu pour les petites formations, outre la publicité apportée par la campagne, c’est la manne financière de l’Union européenne. C’est ainsi qu’en 2014, le NPD [parti néonazi] est entré au Parlement européen, inspirant aujourd’hui certains « mouvements concurrents regroupant des individus que la justice considère comme d’incurables néonazis, tels que La Droite ou La Troisième Voie ». 

L’hebdomadaire slovaque _Tyzden_s’inquiète de la perspective de voir entrer le parti néonazi, Notre Slovaquie au Parlement européen, « une perspective d’autant plus probable dans un pays où le taux d’abstention (87 %) a été le plus important de toute l’UE en 2014 » et que ce parti est la deuxième force politique en Slovaquie avec près de 14 % d’intentions de vote. Deux journalistes ont suivi un meeting de son“Führer” Marian Kotleba – qui s’affiche volontiers en chemise brune – et ils relaient l’invraisemblable litanie de contre-vérités ou de mensonges éhontés jouant sur la peur, la haine et le rejet de l’Europe, un réquisitoire contre « les libéraux, les médias, les minorités, les Juifs et enfin tous ceux qui le critiquent ». Je cite une seule phrase, le reste est à l’avenant : « Les villes sont en feu, les églises sont en feu, même Notre-Dame à Paris a brûlé. » Conclusion : « Nous pourrions balayer tout cela d’un revers de main. Le problème est que les gens prêtent une oreille attentive à ce discours. Si des néonazis aux crânes rasés étaient présents dans le public, il y avait aussi beaucoup de retraités, d’étudiants ou de simples gens, certains même avec des enfants. » Le pays vient d'élire sa première présidente, Zuzana Caputova, très pro-européenne, sur un programme en quatre points : l'Etat de droit, la lutte contre la corruption, l'écologie et l'amélioration des services publics.

Dans la très catholique Pologne – relève Anne Dastakian de l’hebdomadaire Marianne – le slogan du parti Droit et justice, au pouvoir, plutôt eurosceptique, est curieusement « La Pologne au cœur de l'Europe ». Mais en Hongrie, « où seulement 3 % des jeunes adultes catholiques disent aller à la messe, le Fidesz d'Orban a pour devise : Nous sauverons l'Europe chrétienne contre la contamination multiculturelle voulue par l'UE ». Sa campagne, illustrée par les visages grimaçants de George Soros et Jean-Claude Juncker, lui a valu d'être suspendu du Parti populaire européen PPE, « jusqu'à nouvel ordre ». Viktor Orban s’est proclamé le champion de la « nouvelle Europe » contre l'immigration et les quotas de réfugiés, un « souverainisme de la forteresse assiégée en Hongrie et en Pologne, où pourtant aucun migrant n'a jamais voulu s'installer », qui « s'accompagne d'un renoncement à la démocratie », observe l'historien Paul Gradvohl, spécialiste de ces deux pays, où « le régime grignote l'indépendance de la justice, les droits des femmes et des homosexuels, les universités, les classes intellectuelles, et rejette l'esprit critique de façon structurelle ». Mais comme ailleurs en Europe, cette droite ultra-nationaliste peine à trouver des terrains d’entente en dehors des effets d’annonce : c’est particulièrement vrai sur les relations avec la Russie de Poutine, où la Pologne et la Hongrie divergent totalement. 

« Au Royaume-Uni se déroule la campagne des européennes la plus dingue » résume Pascal Riché sur le site de L’Obs. Un électeur sur trois s’apprêterait à voter pour le parti Brexit de Nigel Farage, ex-UKIP. Alors que le nombre d’opposants au Brexit ne cesse d’augmenter (51% contre 42%), les deux partis traditionnels (travaillistes et conservateurs) sont noyés par leurs clivages internes qui rendent toute campagne impossible, ils se retrouvent respectivement à 15 et 9% des intentions de vote. Comme disent nos voisins, Jeremy Corbyn reste « assis sur la clôture », avec un mot d’ordre improbable pour le Labour : « le seul parti capable de rassembler les partisans du Leave et ceux du Remain »…

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Après 18 mois, la coalition conservateurs - extrême droite éclate. Le Vice-Chancelier H-C Strache quitte son poste et la présidence du FPÖ, compromis dans une vidéo avec de supposés financiers russes. Coup dur pour le FPÖ et pour une alliance perçue comme modèle par certains nationalistes européens. Autriche : l'alliance avec l'extrême-droite trop explosive ?

Xavier Martinet s'entretient avec Danny Leder.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Il fallait que ça arrive...

Hémicycle du Parlement européen à Strasbourg.• Crédits : FREDERICK FLORIN - AFP

Et oui, écrire un papier chaque jour, je savais qu’un jour je n’aurais plus d’inspiration et que cela finirait par la lecture du bottin tchèque, alors ce moment est venu, et ce bottin m’est tendu par le CSA puisqu’il s’agit de donner le nom de toutes les listes qui se présentent aux européennes, comme l’exige la loi, à l’exception des partis qui ont eu la parole sur l’antenne, puisque comme vous le savez, les temps de paroles diffèrent d’une liste à l’autre. Voila pourquoi je dois citer toutes les forces en présence et notamment…

Les Européens : une liste menée par Jean-Christophe Lagarde
Contre le grand capital, le camp des travailleurs : tète de liste Nathalie Arthaud
Ensemble pour le Frexit : François Asselineau
Alliance jaune, la révolte par le vote : Avec à la tète du mouvement Francis Lalanne
Parti pirate : Florie Marie
Urgence écologique : Dominique Bourg
Allons enfants : Sophie Caillaud
Mouvement pour l'initiative citoyenne : Gilles Helgen
Décroissance 2019 : Thérèse Delfel
Parti révolutionnaire communiste : Antonio Sanchez
Parti animaliste : Hélène Thouy
Les oubliés de l'Europe - artisans, commerçants, professions libérales et indépendants : Olivier Bidou
Union démocratique pour la liberté égalité fraternité : Christian Person
Evolution citoyenne : Christophe Chalençon
Langue commune équitable pour l'Europe : Pierre Dieumegard
A voix égales : Nathalie Tomasini
Pour une Europe qui protège les citoyens : Yves Gernigon
Liste de la reconquête : Vincent Vauclin
Parti des citoyens européens : Audric Alexandre
Démocratie représentative : Hadama Traoré
Une France royale au cœur de l'Europe : Robert de Prévoisin
La Ligne claire : Renaud Camus
Neutre et actif : Cathy Brobet
Union pour une Europe au service des peuples : Nagib Azergui

Voilà, maintenant que j’ai satisfait aux obligations du CSA, vous allez pouvoir faire votre choix… 

@PetitsMatinsFC

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Les listes qui se présentent aux européennes
Intervenants
  • écrivain, cinéaste et historien du cinéma
  • correspondant autrichien à Paris pour quotidien « Kurier ».
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