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Giovanni Battista Gaulli dit Baciccio (1639-1709), La Querelle d’Achille et Agamemnon, vers 1695.

Exposition : Homère / La pensée européenne / Australie / Marx avait tout prévu sauf Huawei…

1h
À retrouver dans l'émission

Vincent Pomarède vous parle de l'exposition "Homère" au Louvre-Lens, et David Camroux

Giovanni Battista Gaulli dit Baciccio (1639-1709), La Querelle d’Achille et Agamemnon, vers 1695.
Giovanni Battista Gaulli dit Baciccio (1639-1709), La Querelle d’Achille et Agamemnon, vers 1695. Crédits : © RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier

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Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Vincent Pomarède, co-commissaire de l'exposition Homère, au Louvre-Lens, où la plus grande exposition jamais consacrée en France à l'auteur de L’Iliade et L'Odyssée, jusqu'au 22 juillet 2019. Une plongée généreuse dans le monde homérique.

C’est fascinant Homère, peut-être parce qu’avec la Bible, c’est le premier texte de l’histoire de la littérature et de la poésie ; peut-être aussi, parce que les histoires racontées sont très fortes, très puissantes, très émouvantes dans certains de leurs aspects ; sûrement, parce qu’il a tout inventé dans le domaine de la littérature : raccourcis, flash-back, narrations multiples...

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

L’histoire de l’Europe, à travers les échanges et en dépit des guerres et régressions nationalistes, est intimement liée à la vie intellectuelle.

Depuis l’affaire Dreyfus et l’apparition de cette figure de l’intellectuel engagé dans la vie de la cité, les apocalypses des conflits armés ont éclipsé son rayonnement. Dans les pages idées de Libération, Frédéric Worms invoque pourtant cette histoire intermittente mais commune et les progrès difficiles d’une Europe des Lumières à travers ses métamorphoses dans la formation d’un « esprit européen ». Car il y a – dit-il – « des leçons à tirer d’une histoire européenne des intellectuels, qui a pris au XXe siècle la forme du déni, du conflit et de la résistance ». Déni opposé aux déchirements nationalistes par l’idée d’un travail linéaire de la Raison dans l’histoire, engagement fatal dans le conflit mondial et ses prodromes, alors que le pacifisme est devenu impossible, comme l’expliquent Simone Weil ou Georges Canguilhem à leur maître Alain après Munich. Et puis, dans le contexte de la guerre froide, une résistance qui a pris la forme de la dissidence, dont nous héritons aujourd’hui avec les autres formes incarnées : l’universalisme, l’engagement militant. Pour le philosophe, la tâche qui nous incombe dans l’époque actuelle est de cultiver ce triple héritage pour défendre et faire avancer la démocratie. 

Dans Le Monde, Anne Dujin brosse le portrait de la politiste belge Justine Lacroix qui illustre parfaitement cet engagement en faveur de l’identité politique européenne. Entrée en 1994 au cabinet de Jacques Delors, le président de la Commission, elle décide de compléter sa formation en sciences politiques par une thèse de philosophie politique sous la direction de Jean-Marc Ferry, passeur reconnu des théories de Habermas et européen convaincu. « La question fondamentale qui m’intéressait était : quels sont les principes qui permettent de fonder une communauté politique ? » explique-t-elle. À l’époque, c’est le débat ouvert par la Théorie de la justice de John Rawls qui domine le champ intellectuel. Face aux principes qu’elle énonce sur « le caractère inaliénable des droits individuels, l’autodétermination des individus et la primauté du « juste » sur le « bien » dans les institutions politiques, les « communautariens », autour de penseurs comme Charles Taylor ou Michael Walzer, critiquent le caractère formel de cette théorie : ils affirment qu’un sentiment d’appartenance et une certaine conception du « bien » partagée par tous restent nécessaires à l’existence d’une communauté politique. » Un débat qui éclaire les difficultés de la construction politique de l’Europe. Justine Lacroix en appelle à la notion de « patriotisme constitutionnel » définie par Jürgen Habermas. 

La revue Communications propose un dossier sur Les droits humains au XXIe siècle, dirigé par Nicole Lapierre et Véronique Nahoum-Grappe. Elles rappellent leur caractère universel essentiel, mis en cause par des régimes non démocratiques qui invoquent le relativisme culturel – national, ethnique ou religieux. Le passé colonialiste d’un monde occidental qui s’en prévalait mais ne les a pas respectés dans ses menées impérialistes contribue aussi à les discréditer. Tout comme la démocratie en Europe, le combat pour les droits humains est une dynamique, les auteures évoquent notamment « la vie sociale » de ces droits : « La globalisation économique, la menace écologique, le sort des populations migrantes, la stigmatisation de certaines minorités nécessitent la réaffirmation des principes acquis sans être respectés et l’élaboration de protections inédites. » Dans sa contribution sur la mémoire kanak de la colonisation, mémoire à la fois poétique et politique, l’anthropologue Alban Bensa montre comment elle irrigue aujourd’hui une revendication de justice.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Avec leur victoire surprise samedi, les Conservateurs restent au pouvoir pour une troisième législature d'affilée. Leur nouveau chef Scott Morrison est fortifié et ce vote épargne à l’Australie un 6è Premier Ministre en dix ans. Il intervient aussi sur fond d'incertitude économique et géopolitique. Australie : après le "miracle" électoral, l'heure des choix pour les conservateurs ?

Xavier Martinet s'entretient avec David Camroux, chercheur associé au Centre d'Etudes et de Recherches Internationales (CERI).

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Marx avait tout prévu sauf Huawei…

Oui, Huawei est la plus belle invention du communisme depuis la révolution d’octobre, ou bien, à en croire le New York Times, Huawei est un parti communiste qui a réussi. L’organisation même de l’entreprise ressemble à celle du parti, l’entreprise est dirigée par 7 cadres, comme le parti communiste chinois, son école de formation interne copie celle du parti, Huawei organise des cérémonies pour ses cadres, comme celles du parti, etc… 

Et la guerre que se mènent Google et Huawei est une sorte de choc de civilisation de poche. De poche, puisqu’elle se déroule dans le domaine des smartphone. Alors à ma droite Google, qui prouve une fois de plus ce que la gratuité veut dire au sein du système capitaliste, c’est-à-dire pas grand-chose. Je m’explique : le contentieux Huawei-Google porte sur le système d’exploitation Android. Google veut priver les mobiles Huawei du système Android, lequel équipe environ 80 % des téléphones mobiles dans le monde. 

Oui mais voilà, priver Huawei d’Android, c’est un peu plus compliqué que cela, car à l’origine d’Android on trouve un logiciel libre : Linux. Android a été développé par Google sur une base de Linux, un système d’exploitation qui a donc été développé par des informaticiens bénévoles qui ont passé des centaines de milliers d’heures à associer leur force pour fabriquer un système d’exploitation qui serait ouvert, libre et modifiable, tranchant ainsi avec le système d’exploitation vendu par Microsoft. Mais, au sein du capitalisme, le gratuit ne le reste pas longtemps. Sur cette base gratuite, Google a généré des fortunes : dès 2010, Android rapportait plus d’un milliard de dollars par an à Google… 

Dès lors, l’affrontement Huawei-Google est l’affrontement du pire des deux systèmes. D’un côté, une entreprise souverainiste chinoise, accusée de maltraitance vis-à-vis de ses salariés, prête à tout pour accroître ses parts de marché, de l’autre une entreprise qui a réussi à mettre la culture marginale de la Californie au service de la création de valeur pour l’actionnaire… 

Huawei contre Google, c’est un dilemme cornélien entre deux modes de dominations. Comme l’aurait dit Coluche : d’un côté l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’autre côté l’inverse. Ou plus exactement d’un côté l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’autre le système d’exploitation. 

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Intervenants
  • Directeur du Département des peintures du Musée du Louvre de 2003 à 2014
  • Chercheur honoraire au CERI (Centre d’Etudes Internationales) de Sciences-Po, professeur invité à l’Université nationale du Vietnam de Hanoï
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