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Viendra le feu d'Olivier Laxe.

Cinéma :Oliver Laxe / Parlement européen : les nouvelles polarités / Irak - Kurdistan / Zombies et vampires : le vrai clivage

1h
À retrouver dans l'émission

Oliver Laxe parle de son film "Viendra le feu", et Adel Bakawan

Viendra le feu d'Olivier Laxe.
Viendra le feu d'Olivier Laxe. Crédits : ©Miramemira/4A4Productions/Tarantula/Kowalski Films

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec le réalisateur Oliver Laxe à l'occasion de la présentation de son film Viendra le feu dans la sélection Un Certain Regard de cette 72ème édition cannoise. Récit situé au sein d'un village niché dans les montagnes de sa Galice familiale, la nature fertile et ses "40 tons de vert", mais aussi le feu qui la ravage y tiennent une place prépondérante.

En Galice le feu est un acteur toujours présent et ce sont de véritables incendies que nous avons tournés. Nous étions accompagnés de pompiers... Personne ne peut dire que le feu n'est pas beau, mais il est en même temps d'une grande cruauté. C'est un peu le paradoxe aussi de l'être humain, qui est capable du plus beau et du plus exécrable. Ces deux paradoxes sont la double inspiration autour desquelles tourne le film.   Oliver Laxe

Viendra le feu d'Olivier Laxe.
Viendra le feu d'Olivier Laxe. Crédits : ©Miramemira/4A4Productions/Tarantula/Kowalski Films

Nous recevons ensuite Jorge Camilo Valenzuela, documentaliste animalier, auteur du film Au cœur de la vie sauvage de Bornéo et créateur du FIFPAN, festival de la photographie et du film animalier et de nature, dont la première édition se déroule à Mimizan (Landes) du 29 mai au 2 juin 2019.

L'intention était de faire un film écologique dans le sens où les animaux sont considérés, leur douleur est considérée, ils incarnent la douleur du monde. Nous voulions que le spectateur se sente vraiment sur place, pour que les images le pénètrent vraiment et faire du cinéma, dans la mesure du possible, un outil de réflexion et d'élargissement du regard.  Jorge Camilo Valenzuela

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Après les élections européennes, c’est l’heure du bilan et des perspectives.

Pour Dominique Reynié, « le scrutin de 2019 confirme l’européanisation des comportements politiques ». Le directeur de la Fondation pour l’innovation politique estime dans Le Monde que la poussée des Verts et des centristes est propice à l’intégration européenne, et il relève que la recomposition politique signe la fin de la polarisation par la coalition des sociaux-démocrates et de la droite du PPE qui aura dominé le Parlement européen depuis 1979. L’érosion de leur influence ouvre la voie à des « combinaisons alternatives » avec des groupes favorables à l’Union européenne. Selon lui, « l’avenir de la droite n’est pas dans un rapprochement avec les populistes », d’ailleurs très divisés, « mais dans la construction d’un bloc central où, à la fois incontournable et insuffisante, elle contribuerait à la prise en charge de préoccupations devenues lancinantes et qu’il serait déraisonnable de laisser plus longtemps en monopole aux populistes : la défense de la puissance économique, la protection des frontières, la promotion des valeurs communes ». Parmi celles-ci, la démocratie d’une « cité politique libre, éminemment singulière, la première dans l’histoire, et la seule encore, à s’être dotée d’une assemblée représentative transnationale, élue au suffrage universel ». 

À gauche, au-delà des logiques politiciennes et des querelles d’ego, les positions sur l’Europe devraient pouvoir converger, estime Lucas Chancel dans les pages idées de Libération, en rappelant que les six principales formations recueillent plus de 32% des voix. Pour l’enseignant à Sciences-Po et codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales, ce pourrait être l’occasion de pousser à la révision de certains traités et institutions. « Sur un domaine aussi fondamental que l’évasion fiscale, tout progrès digne de ce nom sera bloqué par les règles de vote au Conseil. » EE-LV a proposé un traité qui ferait de la protection de l’environnement un principe supérieur à la concurrence libre et non-faussée ; les socialistes et leurs alliés un « pacte finance-climat », qui suppose une révision partielle des traités sur les questions monétaires, fiscales et environnementales. Pour financer les services publics, les investissements dans les énergies renouvelables, quels impôts sur les multinationales et les plus grandes fortunes ? Tous ces chantiers indiquent que « sans union large, l’écologie sociale demeurera électoralement minoritaire. Les partisans d’une démocratie ethnique continueront leur marche vers le pouvoir, les services publics continueront de s’éroder et le climat finira bien par s’emballer ».

Dans Le Figaro, en pages Champs libres, Christophe de Voogd définit ainsi la cuvée 2019 des élections européennes : « l’appropriation politique de l’objet Europe par les citoyens ». Il en veut pour preuve « la participation bien plus forte que prévue et sans égale depuis 25 ans ; la structuration au moins partielle du débat sur des enjeux communs : migration, écologie, Europe sociale, relations avec le trio menaçant Chine-États-Unis-Russie ; enfin l’écho à Paris et à Berlin de ce qui se passe à Athènes, Vienne ou Londres », soit « l’avènement d’un vrai espace politique européen ». 

Les pages Débats & controverses de L’Humanité soulèvent la question des sondages pré-électoraux, qui se seraient trompés, notamment sur l’abstention, les écologistes et le vote des jeunes, et posent la question : « si c’est leur vocation d’être dépassés par le vote, l’influencent-ils jusqu’à le fausser ? » Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop rappelle une enquête menée lors de la campagne présidentielle de 2012, révélant que 76% des personnes interrogées considéraient que les sondages d’intentions de vote influençaient le choix des électeurs mais que seules 13% d’entre elles estimaient qu’ils orientaient leur propre choix électoral. Et il souligne le poids dans la décision finale des débats télévisés, des discussions familiales ou amicales ou encore des réseaux sociaux. 

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

L'élection hier de Nechirvan Barzani à la présidence du Kurdistan irakien met fin à 8 mois de négociations. Le représentant de la branche "modérée" du PDK est censé apaiser la vie politique kurde et normaliser ses relations avec Bagdad pour relancer l'économie. Irak - Kurdistan : quelle distance entre Bagdad et Erbil ?

Xavier Martinet s'entretient avec Adel Bakawan, sociologue, Pr Université d'Evry, directeur du Kurdistan Centre for Sociology (KCS) et auteur de L'impossible Etat irakien - les Kurdes à la recherche d'un Etat, L'Harmattan, 2019.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Le véritable clivage n’est pas entre progressistes et populistes…

Non, mais alors pas du tout, le clivage n’est plus entre la droite et la gauche non plus, ni même entre viandards et vegans, le vrai clivage est entre zombies et vampires, les zombies qui dévorent votre chair contre les vampires qui sucent votre sang… 

Car tandis qu’à Cannes on contemplait des films de Zombies, je crois qu’on en a suffisamment parlé, la Pléiade qui est à la littérature ce que la Croisette est à la chirurgie esthétique — je vais vous laisser un instant pour digérer cette comparaison — bref, tandis que l’on montrait des zombies à Cannes, la Pléiade publiait un volume consacré aux vampires, Dracula et autres récits vampiriques. 

Alors j’’espère que vous n’êtes pas seul dans votre lit, et que vous n’allez pas prendre votre douche, rapport à la terrible scène de la douche dans le bal des vampires de Polanski, car les vampires sont là, les vampires sont en réalité infiniment plus présents autour de nous que les zombies. Je sais bien que l’on veut faire des zombies les symboles de la société de consommation, les zombies consommateurs, un vrai bon symbole pour mal comprenant, alors même que la réalité ultime de notre époque est résumée par le vampire.

Le capitalisme, s’il faut vraiment parler de lui, est un vampire, puisque comme le disait Marx, « le capital est du travail mort qui ne s’anime qu’en suçant tel un vampire du travail vivant, et qui est d’autant  plus vivant qu’il en suce davantage ». 

Et ce florilège de textes publiés dans la Pléiade nous rappelle à quel point nous sommes entourés de vampires, à la manière de Christabel, sublime poème inachevé de Samuel Taylor Coleridge, où il est question du face à face entre la très belle Christabel promise à son fiancé et une femme terrible et mystérieuse, pour tout dire un peu vampire, la dénommée Géraldine. Christabel en témoigne, le vampire est mille fois plus intéressant, complexe et raffiné que le zombie, le zombie mâche à l’ombre, le vampire lui aussi photophobe incarne notre part d’ombre, tout à la fois craintif et menaçant, vulgaire et raffiné, romantique et destructeur, saphique et homo-érotique. 

Tout est fluide chez le vampire et c’est pour cela qu’il est moderne, fluide comme ce sang qu’il adule, fluide comme gender fluide, cette capacité à effectuer de nombreux allers-retours entre le masculin et le féminin. Contrairement au zombie, le vampire nous comprend à sang pour sang. 

@PetitsMatinsFC

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner
Zombies et vampires : le vrai clivage
Intervenants
  • réalisateur
  • directeur du département recherche de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO), directeur du Centre de Sociologie de l'Irak (CSI/ Université de Soran)
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