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Séverin.

Musique : Séverin - Les jeunes et la politique - Etats-Unis - Europe : quelle profondeur à la relation transatlantique ? - France Culture a entièrement changé ce matin

59 min
À retrouver dans l'émission

Séverin vous parle de son album solo"Transatlantique", et Jeff Hawkins des dissensions transatlantiques entre les USA et l'Europe. Les chroniques s'intéressent à l'augmentation du vote des jeunes aux Européennes et au déménagement de France Culture.

Séverin.
Séverin. Crédits : Joël Saget - AFP

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec le chanteur compositeur Séverin, à l'occasion de la sortie de son troisième album solo, Transatlantique (label Neon Napoleon).

Chanter en français, c'est cette idée, ce besoin de trouver une idée positive au monde qui m'entoure. (...) C'est la maturité qui m'a fait passer au français. Si on veut chanter l'amour, c'est dans sa langue, sinon ça fait un peu "fake"; dans mon disque, c'est l'amour des disparus, l'amour fraternel. L'amour, c'est chercher des refuges, c'est passer sa vie le mieux possible.

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Aux élections européennes, les jeunes ont été plus nombreux à voter qu’en 2014. Certains politistes y voient une tendance de fond.

39% des électeurs âgés de 18 à 24 ans se sont déplacés, soit 15% de plus qu’en 2014, et 40% chez les 25-34 ans, une hausse de 10%. Est-ce l’indice d’un intérêt croissant pour la politique chez les jeunes ? Nombreux sont ceux qui ont voté écologiste (25%), et l’on sait que la cause est mobilisatrice dans ces tranches d’âge. Mais pour Simon Blin dans les pages idées de Libération, « ces résultats donnent des raisons de ne pas désespérer face à la progression des populistes d’extrême droite sur le continent ». Car cette tendance vient démentir le constat « d’une génération politiquement apathique, se détournant des principes démocratiques et toujours plus portée vers les leaderships durs ». Une étude récente de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) atteste à la fois d’« une défiance pour les institutions démocratiques » mais aussi « d’un puissant besoin d’implication citoyenne et de renouvellement des cadres d’action ». Laurent Lardeux, sociologue et chargé de recherches à l’Injep précise que ce n’est pas tant l’intérêt pour la politique qui a évolué mais la définition qu’on lui donne. « On est resté longtemps prisonnier d’une conception de la politique très largement liée à la démocratie représentative. » Les réseaux sociaux expliquent en partie cette évolution : « appel au boycott en ligne, signature de pétitions sur change.org, rassemblements Facebook, coups de gueule sur You Tube… la viralité du Web décuple les pratiques alternatives. L’instantanéité d’Internet recoupe celle de l’urgence climatique. Et à la globalisation des enjeux écologiques, les nouveaux marcheurs pour le climat répondent par une mondialisation de l’action militante. » 

L’économiste Mickael Melki rend compte dans Le Point d’une étude menée avec François Facchini qui montre que si les milléniaux (les jeunes nés après 1980) semblent moins attachés à la démocratie, ils souhaitent en revanche davantage de redistribution. Aux États-Unis, par exemple, moins d'un tiers de cette génération pense qu'il est essentiel de vivre en démocratie, un phénomène qui a amené les politistes Roberto Foa et Yascha Mounk à parler d'une forme de « déconsolidation démocratique » venant menacer la stabilité de nos démocraties. Mais, parallèlement, relève Mickael Melki, « d'après un sondage américain Gallup réalisé en 2018, les jeunes Américains sont devenus bien plus favorables au socialisme que ne l'étaient les générations plus anciennes, y compris au même âge. Ils semblent même être plus favorables au système socialiste qu'au capitalisme. Seuls 45 % des jeunes Américains entre 18 et 29 ans ont une vision favorable du capitalisme, alors qu'ils sont 51 % à avoir une opinion positive du socialisme. » Même tendance en Europe, ce qui fait dire aux deux économistes qui si l’on prend en compte « le fait que les plus jeunes générations pensent de moins en moins que les libertés individuelles sont un aspect essentiel de la démocratie et  sont de plus en plus favorables à un dirigeant fort qui « n'a pas à se soucier des élections », la vision traditionnellement libérale de la démocratie semble laisser place à une vision égalitariste et redistributive ». Et d’expliquer le recul de l’adhésion à la démocratie chez les jeunes par le fait que « les démocraties sont perçues comme ayant échoué à garantir une certaine forme de justice sociale ». 

Sur le site AOC, Le politiste Pierre Martin revient en détail sur les résultats des européennes, qui confirment les transformations du paysage politique français. Mais selon lui, à y regarder de près, ils n’actent pas complètement « la fin du clivage droite-gauche théorisé par La République en Marche et le Rassemblement National. Un nouvel espace politique s’est ouvert à gauche, dans lequel l’effondrement de la France Insoumise ouvre de nouvelles perspectives politiques ».

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Alors que s'accumulent les dissensions transatlantiques, le Président américain, en visite au Royaume-Uni, s'est immiscé dans le Brexit avant de participer aux commémorations du Débarquement aux côtés des chefs d'État européens. Quelle relation Donald Trump imagine-t-il avec le vieux continent ?

Xavier Martinet s'entretient avec Jeff Hawkins, ancien ambassadeur des USA à Bangui et Consul général à Lagos, chercheur associé à l’IRIS.

L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

France Culture a entièrement changé ce matin.

Oui, France Culture a entièrement changé de place, puisque désormais nous sommes en D, alors qu’auparavant nous étions en C, alors je sais que c’est peut-être un détail pour vous, mais cela signifie que votre radio a déménagé au sein de la Maison de la Radio. 

Depuis trois jours, les voix qui murmurent à vos oreilles, d’Adèle Van Reeth à Marie Richeux, en passant par Olivia Gesbert, les Laurentin et autres Laporte sont dans les cartons et déambulent dans les couloirs de la Maison de la Radio, laquelle en comporte beaucoup, à la recherche du scotch, du câble de l’imprimante ou de l’ascenseur qui marche. 

Parce que comme vous le savez la Maison de la Radio est ronde. Alors, jusque-là tout va bien, et jadis quand mon Général l’a inauguré on pouvait croire que le cercle était préférable à la droite — il n’y a pas de sens caché dans ce que je viens de dire. Eh bien, c’était compter sans le rond en travaux, puisque le rond en travaux oblige à avoir un GPS parfait : comment faire pour aller, par exemple, au 7ème de la B à la D, il faut descendre au 5ème à la C, prendre l’ascenseur, traverser la zone de travaux et remonter avant la D. 

En fait, on n’a aucune raison de construire en rond, d’ailleurs les maisons bulles existent mais elles sont quand même assez rares, sauf à faire de la psychanalyse de bazar, et à évoquer ce rond qui rappelle la matrice, puisque ce rond accueille des objets ovoïdes centraux à la radio, les studios et notamment le nouveau studio où nous nous trouvons, le nouveau studio de France Culture. 

Alors, toujours sans faire de psychanalyse de bazar, je me suis toujours dit que les studios de la radio devaient être de petits espaces bien clos parce que ces espaces rappellent d’autres endroits bien clos et protecteurs. Si vous voulez savoir, il m’a toujours paru évident que tous ces gens qui parlent dans le micro ont un rapport compliqué avec la peur : ils l’aiment, ils détestent la peur, ils en ont peur. Si l’on n’a pas un vrai rapport avec la peur, alors on ne fait pas de radio, parce que parler dans un micro c’est un peu comme conduire très vite dans la nuit, ce n’est pas quelque chose que l’on fait en dépit du danger, c’est parce que c’est dangereux que l’on aime faire cela. S’il n’y avait pas ce rapport particulier à la peur, comment expliquer ces doses toujours plus massives de peur que l’on demande, la manière dont chacun cherche à se faire de plus en plus peur, par exemple quitter la radio pour la scène, ou d’autres activités non pardonnantes. Tous les humains ont peur, certains plus que d’autres, voilà pourquoi il faut à tous de bonnes ondes.

@PetitsMatinsFC

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Intervenants
  • Musicien
  • ancien ambassadeur des USA à Bangui et Consul général à Lagos, chercheur associé à l’IRIS
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