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Denis Lachaud.

Livre : Denis Lachaud - Le monopole des GAFA - Approvisionnements pétroliers - Laurent Ruquier et l'usine à buzz

1h
À retrouver dans l'émission

Denis Lachaud vous parle de son roman "Les Métèques", et Francis Perrin des marchés pétroliers. Les chroniques s'intéressent au démantèlement envisagé des GAFA et à Laurent Ruquier qui en a assez de Twitter.

Denis Lachaud.
Denis Lachaud. Crédits : DR/ Editions Actes Sud

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec le romancier Denis Lachaud pour la parution de son roman Les Métèques aux Editions Actes Sud. Dans un roman d'anticipation, quelque part à Marseille, une famille est convoquée à la préfecture où il leur sera demandé de reprendre leur nom d’origine. Voilà voilà que ça recommence : la chasse aux métèques. D'autres lectures à conseiller pour l'été, avec la chronique d'Oriane Jeancourt, de la revue Transfuge.

Ecrire des romans est un engagement politique, mais au moment où j'écris, il s'agit de littérature. Les sujets sur lesquels je travaille j'y mets deux voire trois ans, j'explore, j'essaie de répondre à des questions que je me pose, je fais en sorte que l'écriture me serve à moi aussi. (...) J'ai sciemment décrit la vie de mes personnages de manière très contemporaine, il n'y a aucune science-fiction dans l'histoire. A part deux ou trois éléments qui reviennent, on est bien dans le monde d'aujourd'hui. Il n'y a pas de date, c'est volontaire. Quant au narrateur, on ne sait jamais exactement si les choses sont avérées, s'il se trompe ou s'il invente un peu.

Extrait du roman "Les Métèques" de Denis Lachaud, publié aux Editions Actes Sud.
Extrait du roman "Les Métèques" de Denis Lachaud, publié aux Editions Actes Sud.

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

On parle de plus en plus du démantèlement des GAFA, dont la situation de monopole constitue une menace pour l’économie et la société.

« Si la concentration des plates-formes numériques semble inéluctable, ses conséquences négatives peuvent être efficacement combattues par le droit de la concurrence », estime dans les pages idées du Monde l’économiste et vice-président de l’Autorité de la concurrence, Emmanuel Combe. Favorisées par les « effets de réseau », ces plateformes le sont également par l’absence des « coûts de transport, à l’inverse des industries traditionnelles : le marché a potentiellement la taille de la planète ». Mais là où les autorités antitrust peuvent jouer un rôle essentiel c’est moins pour empêcher l’apparition de positions dominantes que de s’assurer que la compétition reste ouverte. Il s’agit tout d’abord d’éviter qu’une plate-forme dominante ne rachète des start-up innovantes qui développent des services concurrents des siens, dans le seul but de les mettre en sommeil. »

Une pratique qualifiée d’« acquisition tueuse », qui a pu être observée dans d’autres secteurs, comme l’industrie pharmaceutique. Autre pratique relevant du droit de la concurrence : l’« abus d’éviction » consistant à marginaliser le développement d’entreprises aux services aussi efficaces. « Google, en position dominante sur les moteurs de recherche, a été condamné par la Commission européenne en juin 2017 pour avoir rétrogradé les services concurrents de comparaison de prix en ligne au profit de son propre service Google Shopping ». Le droit de la concurrence « est suffisamment plastique dans ses concepts fondateurs – abus de position dominante, marché pertinent ou entente – pour s’adapter aux nouvelles réalités économiques ». Mais pour que la détection, parfois délicate, des entorses à la libre concurrence puisse se faire, il faut renforcer les moyens d’investigation, « notamment dans le traitement des données et l’analyse des algorithmes. Le temps des décisions antitrust au niveau européen doit être davantage en phase avec la dynamique des marchés ». Pour Christian Saint-Etienne « les monopoles des géants américains et chinois du numérique ne pourront être brisés qu’en séparant leurs différentes activités ». L’économiste cite les exemples de Facebook avec WhatsApp et Instagram, ou encore de Google avec Waze, qui recueille les données sur nos déplacements en plus de celles collectées sur nos recherches Internet. 

Dans Les Echos, Erwan Le Noan relève ce paradoxe : « alors qu’aux Etats-Unis les activistes des deux bords (républicains et démocrates) se retrouvent pour contraindre, voire démanteler, leurs champions nationaux, la France rêve d’en constituer », on l’a vu récemment avec le projet Renault-Fiat finalement abandonné. Ce « tournant interventionniste de la politique de concurrence » peut avoir des effets bénéfiques, en renouant avec l’approche classique de la politique industrielle qui assure un soutien à l’innovation pour faire émerger de grands opérateurs. Mais « d’autres pistes mériteraient d’être explorées ». Le consultant suggère pour l’Europe de promouvoir la constitution de leaders en instaurant des conditions favorables comme « un enseignement supérieur de meilleure qualité », ou « une fiscalité et une réglementation plus compétitives ».

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

« Très inquiétante pour la sécurité énergétique » disait hier le directeur de l’AIE, après une deuxième attaque en un mois contre des pétroliers au large d'Oman. 20 % du pétrole mondial y transite mais jusqu'ici pas de choc pétrolier. Les marchés sont-ils prudents ou trop optimistes ?

Xavier Martinet s'entretient avec Francis Perrin, directeur de recherche à l'IRIS et spécialiste des problématiques énergétiques.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Laurent Ruquier en a assez de Twitter…

Oui, je sais cette phrase « Laurent Ruquier en a assez de Twitter » est un peu étrange, c’est un peu comme si je vous disais Nutella en a assez du sucre ou Hegel en a assez de la philosophie allemande. Et pourtant c’est ce que l’on retient de l’interview qu’il donne dans le JDD d’hier, une interview où il lâche que Twitter a rendu dingue une profession – celle des journalistes – qui se tire une balle dans le pied à force de polémiquer sur Twitter. 

C’est vrai ça, c’est dingue ça, il ne comprend pas : il réunit Franz Olivier Giesbert et Christine Angot sur un plateau pour parler Shoah et esclavage, et il ne comprend pas du tout, mais alors pas du tout, pourquoi ça buzze. Alors bien sûr, Laurent Ruquier n’a pas inventé le buzz, pas plus que Michel Drucker n’a inventé le canapé rouge ou Edwy Plenel n’a fabriqué le journalisme d’investigation, mais, pour autant, Ruquier dirige aujourd’hui la principale usine à buzz du pays. Ce qu’il a fabriqué notamment c’est ce que l’on appelle un dispositif en télé qui produit du buzz comme la vigne produit du vin, mettant en face des personnalités en demi-teinte, connues pour leurs opinions mesurées, d’Éric Zemmour à Aymeric Caron, en face d’invités qui leur servent de victimes consentantes. 

Le buzz est consubstantiel à « On n’est pas couché », l’émission animée par Laurent Ruquier, tout est fait pour en produire plutôt que tout autre matière première – actualité, information, vie pratique, que sais-je encore — l’émission est formatée pour servir de festin aux trolls et autres séquences vidéos à faire tourner sur les réseaux sociaux. Laurent Ruquier a beau jeu d’expliquer ensuite que ces séquences à buzz ne constituent que de petits moments au cours de longues émissions, c’est un peu comme si Stendhal relativisait le plaisir en raison de sa brièveté. 

Ce qu’il y a d’étrange dans le buzz, c’est qu’il fonctionne un peu comme la radioactivité : lorsque la réaction est entamée, personne ne peut la stopper, qu’on en profite ou que l’on en pâtisse. Alors quand Ruquier se plaint du buzz on songe à Bossuet bien sûr, « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».

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