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La Biennale de Cherbourg, "Jack Kirby et la galaxie des supers héros", du 25 mai au 1er septembre 2019 au musée Thomas Henry à Cherbourg-en-Cotentin.

Expo : Jack Kirby - Violences en prison - Trump et l'Iran : la diplomatie, année 0 ? - L'Etat et la canicule

59 min
À retrouver dans l'émission

François Hercouët et Louise Hallet vous parlent de l'exposition consacrée à Jack Kirby, et Clément Therme de la diplomatie au point mort entre les USA et l'Iran. Les chroniques s'intéressent à la violence en prison et à la canicule.

La Biennale de Cherbourg, "Jack Kirby et la galaxie des supers héros", du 25 mai au 1er septembre 2019 au musée Thomas Henry à Cherbourg-en-Cotentin.
La Biennale de Cherbourg, "Jack Kirby et la galaxie des supers héros", du 25 mai au 1er septembre 2019 au musée Thomas Henry à Cherbourg-en-Cotentin.

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

À Cherbourg, une exposition d’envergure rend hommage à Jack Kirby (1917-1994), « the king of comics », l’un des créateurs les plus importants de toute l’histoire des super héros de la bande dessinée. Tewfik Hakem s'entretient avec François Hercouët, directeur éditorial d’Urban Comics, et Louise Hallet, conservatrice du Musée Thomas Henry. Ils évoquent le style et l'importance du grand dessinateur qui a collaboré à la création de nombreux personnages populaires ;  Captain Américain, les Vengeurs, les Quatre Fantastique, Hulk, Thor ou encore, Les X- Men...  Pour la 9ème Bennale du 9e art de Cherbourg, Jack Kirby et la galaxie des super héros, à voir jusqu’au 1er septembre 2019.

L'exposition commence par une salle dédiée aux influences de Jack Kirby, tous ces grands  noms qui ont constellé la mythologie du comics et dont Kirby s'est beaucoup inspiré en copiant recopiant ces héros. Ce qu'on apprend aussi dans cette exposition c'est que Kirby s'est émancipé de ces modèles graphiques qui tenaient quasiment de la gravure, jusqu'à créer son propre style reconnaissable. François Hercouët

Jack Kirby et la galaxie des super héros.
Jack Kirby et la galaxie des super héros. Crédits : JM Enault - Cherbourg en Cotentin

L'idée de cette exposition était de rendre hommage à l'homme derrière les super héros, à l'homme derrière les comics : Jack Kirby. Et c'est vrai qu'il a eu une carrière longue de soixante ans. C'était un fou de dessins, et on a voulu présenter cette production pléthorique de planches originales, et la genèse de tous ces super héros. Louise Hallet

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Les agressions de surveillants de prison sont fréquentes. Mais l’OIP (Observatoire international des prisons) alerte aussi dans un rapport récent sur les violences commises par les personnels pénitentiaires.

Selon les chiffres de l'administration, chaque année, plus de 4 000 agressions sont commises contre des surveillants. C’est ce que rappelle Bruno Rieth dans le dossier consacré par l’hebdomadaire Marianne à la « démolition » du service public : privatisation de fleurons, coupes dans les effectifs de police, suppression de tribunaux, austérité budgétaire à l'hôpital… et « sous-effectif chronique dans les prisons ». L’un des surveillants rencontrés par le journaliste évoque bien des embauches pour y remédier mais selon lui la formation est insuffisante et le recrutement problématique : « à la dernière session, il n'y a eu que 20 % des inscrits qui se sont présentés aux examens ». Du fait des problèmes de sécurité, du manque de reconnaissance et d’une faible rémunération « on se retrouve avec des gardiens qui ont eu 5 sur 20 au concours d'entrée ». La revue Dedans-Dehors éditée par l’OIP, publie les résultats d’une grande enquête sur les violences commises par les personnels pénitentiaires, qui alimentent un cycle infernal de provocations et représailles. Car « les violences des détenus ne doivent pas pousser à relativiser celles des surveillants. Et encore moins à les taire. » La sociologue Antoinette Chauvenet, co-auteure d’un ouvrage sur la violence carcérale et qui a travaillé sur le métier de surveillant, évoque elle aussi la question de la formation, notamment aux méthodes d’intervention, qui devraient mettre davantage l’accent sur « la sécurité dynamique, basée sur la relation ». Elle insiste sur l’importance du « débriefing » qui « devrait être systématique après chaque intervention pour analyser les pratiques mises en œuvre ». En particulier « quand un surveillant a été frappé par un détenu, parce que certains traînent des histoires terribles et ont de telles rancœurs qu’ils ne peuvent plus travailler correctement et haïssent leur métier ». Enfin, elle pointe « la surpopulation carcérale mais aussi l’augmentation continue de la durée des peines » en citant une étude qui établit une corrélation entre l’accroissement du nombre de violences et l’allongement de la durée des peines. 

On sait qu’il est beaucoup plus difficile pour un détenu de dénoncer des violences dont il a été victime. Nombreux sont ceux qui craignent les représailles, comme le souligne Laure Anelli dans la présentation du dossier. « Rétention de produits cantinés ou de courrier, privations de douche, de promenades, de travail ou d’activités », l’éventail des moyens de pression est large… Se pose aussi le problème de la production de la preuve, qui fait que l’agressé peut se retrouver dénoncé comme agresseur, et le laxisme de l’administration centrale, qu’un directeur de prison déplore en ces termes : « Elle sait se montrer impitoyable avec les surveillantes qui tombent amoureuses de détenus. À l’inverse, les sanctions sont dérisoires quand les surveillants tapent sur les détenus. » 

Enfin, l’attitude de la justice, pour laquelle la parole d’un surveillant aura toujours plus de poids, est mise en cause. Un magistrat évoque même « un véritable déni de droit pour les personnes détenues », conduisant à cette situation paradoxale que la loi semble ne pas s’appliquer à ceux qui sont chargés de la faire respecter.

C’est précisément le sujet du dossier de la revue Délibérée, animée par le syndicat de la magistrature : les inégalités face à la Justice. Comment elle peut contribuer à lutter contre les inégalités et discriminations, mais aussi les inégalités des justiciables face à elle. Pour analyser celles-ci, Alexis Spire et Katia Weidenfeld avancent la notion de « capital procédural »

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

La voie diplomatique fermée de manière "permanente" déclare l'Iran après de nouvelles sanctions américaines hier. L'ONU appelle au dialogue mais l’Iran réclame d’abord que les Etats-Unis relâchent la pression économique. Personne ne veut pas la guerre mais qui peut encore obtenir l’apaisement ?

Xavier Martinet s'entretient avec Clément Therme, chercheur pour le bureau Moyen-Orient de l’Institut international d’études stratégiques (IISS) de Londres.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

J’ai tenu à consacrer une émission spéciale à la canicule.

Oui plus exactement une émission spéciale sur les émissions spéciales consacrées à la canicule car depuis deux jours, vous l’avez remarqué, il n’y a plus que cela : le système étatico-médiatique tourne autour du thermomètre… Et tout le monde de nous prodiguer des conseils pour nous hydrater, savoir comment il faut s’asperger d’eau, ou bien encore commenter de façon performative la ruée sur les climatiseurs. 

Tout se passe comme si tout le monde — depuis le journaliste du 20 h jusqu’au ministre de l’écologie — voulait se transformer en mère juive, une mère juive qui a la caractéristique, comme vous le savez, d’être à la fois extrêmement prévenante et extrêmement invasive, une mère juive qui vous prodigue des conseils à longueur de temps et veillerai à ce que vous ne preniez aucun risque. À ce rythme-là, on va voir apparaître des messages les jours de pluie nous disant de mettre notre Kway ! Point d’orgue de tout cela le report du brevet — parce qu’il paraît impossible que des enfants affrontent des copies sous une température estivale — peut-être bientôt faudra-t-il faire passer les examens en hiver ? 

Alors, la question qui se pose maintenant consiste à savoir si nous attendons que l’État soit notre mère juive, mère musulmane ou même protestante, elles sont bien entendu toutes faites du même bois. A ce propos, ne vous méprenez pas ; je ne veux pas dire que l’État doit être une mère laïque puisque cela c’est évident mais plutôt : doit-il être prévenant ? La canicule de 2003 et les morts qu’elle a provoqués demeurent dans les mémoires, mais ces morts n’ont pas été provoquées par l’absence de tutoriels destinés à nous apprendre à boire de l’eau. Ces morts ont été causées par un État qui n’a pas joué son rôle d’État, lequel consiste principalement à veiller au bon fonctionnement des hôpitaux et des urgences, à permettre au système hospitalier de disposer des moyens nécessaires. Heureusement, depuis 2003, les urgences vont beaucoup mieux… Bah non je plaisante. 

Et c’est peut-être cela le problème, pour tenter de faire oublier que les urgences sont en soin intensif, on nous abreuve de messages relatifs à notre hydratation, Une manière de remuer de l’air et de gesticuler pour tenter de cacher ce qui ne va pas, vous allez me dire qu’en période de canicule les gens qui remuent de l’air on devrait les remercier. 

@PetitsMatinsFC

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