LE DIRECT
Exposition Jean Dubuffet, Un Barbare en Europe, au Mucem, jusqu'au 2 septembre 2019.

Exposition Jean Dubuffet, Un Barbare en Europe, au Mucem - #ActForAmazonia - Reprise en main du Cachemire - Pourquoi courir un marathon ?

1h
À retrouver dans l'émission

Baptiste Brun vous parle de l'exposition Jean Dubuffet, Un Barbare en Europe, et Charlotte Thomas du retrait de l'autonomie relative du Cachemire par l'Inde. Les chroniques s'intéressent à l'Amazonie et au marathon de Mexico.

Exposition Jean Dubuffet, Un Barbare en Europe, au Mucem, jusqu'au 2 septembre 2019.
Exposition Jean Dubuffet, Un Barbare en Europe, au Mucem, jusqu'au 2 septembre 2019. Crédits : © Solene de Bony

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Baptiste Brun, commissaire de l'exposition _Jean Dubuffet, Un Barbare en Europe_, au Mucem, jusqu'au 2 septembre 2019. Une rétrospective qui retrace à travers près de trois cents œuvres et objets issus de collections, l'histoire du peintre, écrivain, inventeur de "l’Art Brut", artiste polémique que fut Jean Dubuffet (1901-1985).

"Réfractaire" est l'un des mots d'ordre quand il s'agit de Dubuffet. Nous avons voulu présenter une forme de portrait de Dubuffet dépeint en barbare en Europe, parce que Dubuffet a essayé de remettre en cause l'entendement qu'on avait jusqu'alors de l'art et des manières de fonctionner autour de la question de l'art à la fin de la guerre.

Jean Dubuffet, Lion dans la jungle, 20 mai 1944, Collection privée, Europe
Jean Dubuffet, Lion dans la jungle, 20 mai 1944, Collection privée, Europe Crédits : © Vincent Everarts © Adagp, Paris 2019
Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Le G7 va débloquer une aide d’urgence pour envoyer des Canadair en Amazonie.

Outre cette flotte aérienne, le G7 s’est accordé sur un volet d’aide à moyen terme destiné à la reforestation, précise le site de l’hebdomadaire Le Point. Amélie Perraud-Boulard, envoyée spéciale à São Paulo, rappelle que cette année, ce sont 76 720 feux qui ont été enregistrés sur le territoire brésilien, soit 85% de plus que l’an passé. En cause notamment la politique prédatrice pour l’environnement du président Bolsonaro, et en particulier la déforestation accélérée depuis son arrivée au pouvoir. Dans Courrier international, Sabine Grandadam explique pourquoi la forêt la plus humide du monde brûle depuis des semaines

Ces experts relèvent pourtant que « la forêt amazonienne est devenue plus inflammable depuis quelques décennies », en raison des incendies précédents, qui assèchent les sols. Tous les scientifiques s’accordent pour incriminer la déforestation et la politique actuelle du gouvernement brésilien, « qui promeut des modèles de développement agricole basés sur le brûlage » dans le but d’étendre les cultures intensives de soja et l’élevage de bétail. Jusque-là, cette politique était contenue par une réglementation appuyée sur des techniques de monitoring par satellite et par le cadastrage des terres indigènes. Aujourd’hui, la délimitation des terres appartenant aux communautés amérindiennes et garantissant leurs droits est « ajourné par le gouvernement, et confié… au ministère de l’Agriculture ».

Libération consacre aujourd’hui une édition complète au poumon vert de notre terre. Comme l’annonce Matthieu Écoiffier : « après le Libé des océans consacré à l’actualité du poumon bleu de la planète, ce Libé des forêts et ses 28 pages de balades dans les arbres – imprimées sur cinq tonnes de papier recyclé ou durable – était une nouvelle aventure journalistique à défricher. » Amazonie, concours de bûcheronnage, sapin comestible, expositions d’art, sylvothérapie… 

Mais le projet s’est vu rattrapé par une actualité brûlante. Christian Poirier, directeur des programmes d’Amazon Watch, met en accusation le gouvernement brésilien dans les incendies en Amazonie. L’ONG, basée en Californie, se consacre à la protection de la forêt tropicale et de l’écosystème, et à la défense des populations autochtones dans les principaux pays du bassin de l’Amazone : Pérou, Equateur, Colombie et Brésil. Là, dénonce Christian Poirier « les déboisements illégaux ont augmenté de 67%. C’est la conséquence directe des déclarations du nouveau président », qui permettent à ses acteurs « d’agir avec un sentiment total d’impunité (…) ils se sentent légitimés à envahir des terres appartenant à des communautés autochtones. Ces terres volées, une fois déboisées, ont une valeur marchande bien supérieure. Nettoyées par le feu, elles peuvent être vendues à des agriculteurs ou à des éleveurs. » Il évoque « des mafias liées à l’agrobusiness. Qui, pour allumer ces feux, recrutent des chômeurs et les exploitent dans des conditions proches de l’esclavage ». 

La maison brûle chez Bolsonaro : selon un sondage récent 86% des Brésiliens veulent préserver l’Amazonie. « Les mobilisations sont nombreuses : femmes, communautés indigènes, paysans sans terre… Notre travail à Amazon Watch consiste à soutenir ces luttes. »

Amazonie, Sibérie ou Canaries cet été encore, les feux de forêt prennent une ampleur si gigantesque qu’on les appelle les mégafeux. La philosophe Joëlle Zask s’est intéressée à ces phénomènes extrêmes dans un livre qui vient de paraître aux éditions Premier Parallèle sous le titre Quand la forêt brûle. Penser la nouvelle catastrophe écologique. La philosophe s’emploie à requalifier le phénomène du mégafeu comme un « accélérateur d’opinion » en faveur d’une action collective « pour la sauvegarde, non de la terre qui nous survivra, mais des conditions d’existence humaine ». Elle insiste notamment sur le choc émotionnel et la sidération provoqués par l’événement chez tous les êtres vivants : « l’hébétude est telle que la capacité de réagir s’évanouit, même chez les animaux ». Les cochons, les chevaux réputés intelligents se précipitent vers leur gîte en flammes… Et même les oiseaux tombent en pluie. « Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent », affirmait déjà Chateaubriand.

Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Le 5 août dernier, le premier ministre indien exécutait l'une des promesses de son programme de campagne et de celui de son parti nationaliste, le BJP: il mettait fin au statut d'autonomie relative dont jouit depuis 1947 cet immense territoire à majorité musulmane. Depuis, les communications et routes sont coupées et peu d'informations nous proviennent du Cachemire indien, hormis celles de quelques journalistes étrangers qui ont réussi à s'y rendre. Ils décrivent des manifestations réprimées et des habitants inquiets par une présence militaire menaçante. Petit à petit, les nationalistes hindous sont en train de remodeler l'Inde à leur image... Reprise en main du Cachemire : vers la fin de l'Inde laïque ?

Julie Gacon s'entretient avec Charlotte Thomas, directrice du programme Asie du Sud du collectif de chercheurs Noria, spécialiste des minorités musulmanes en Inde.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Pourquoi courir un marathon ?

Mais oui, pourquoi courir un marathon quand on peut terminer un marathon sans l’avoir couru ou presque ? Alors, dit comme cela c’est un peu mystérieux donc je m’explique. D’après The Economist, le marathon de mexico a été couru l’an dernier par 28000 coureurs — jusque-là rien de vraiment étrange — mais sur ces 28000 coureurs, 5000 ont été disqualifiés. Un chiffre faramineux, pratiquement 20 % des coureurs ayant couru le marathon de Mexico ont en réalité utilisé un raccourci pour franchir plus vite la ligne d’arrivée, peut-être emprunté une bicyclette, je ne sais pas moi, une trottinette électrique. 

Entre nous, ça se comprend, il faudrait prendre son temps avant de qualifier le comportement de ces tricheurs comme irrationnel : Mexico c’est haut, il y fait chaud, donc courir 42 km en plein cagnard à une altitude de 2250 mètres, merci bien. 

Evidemment, les organisateurs du marathon de Mexico ne le prennent pas de manière aussi stoïque, et ils tentent de lutter contre le mensonge organisé qui gangrène leur manifestation. Ils ont essayé, par exemple, de munir chaque coureur d’une puce, laquelle enregistre le trajet exact suivi par chaque compétiteur. Oui, mais certains coureurs ont fait porter leur puce à un autre coureur, plus rapide. La plupart des participants au marathon de Mexico estiment qu’ils ont payé 33 dollars pour courir, ce qui leur donne le droit à beaucoup de choses, y compris de ne pas courir.

Alors vous allez me dire, mais pourquoi tricher ? Il y a une réponse prosaïque : finir dans de bonnes conditions le marathon de Mexico donne le droit de courir celui de Boston. Bon, mais pourquoi, pour tricher à Boston ? C’est peut-être que maintenant être un bon sportif, dans l’esprit des gens, c’est être un bon tricheur. Tout le monde triche, les romanciers n’écrivent pas leur livre, certains journalistes bidonnent leurs reportages, il y a des chanteurs utilisent auto tune, pourquoi voudriez-vous que les coureurs courent ? 

Jadis, on disait dans le sport que l’important c’était de participer. Oui mais ça c’est du participe passé, maintenant l’important c’est de faire croire que l’on a participé…

@PetitsMatinsFC

Chroniques

6H03
26 min

Le Réveil culturel

Un réfractaire nommé Jean Dubuffet
6H30
9 min

Journal de 6h30

JOURNAL DE 6H30 du mardi 27 août 2019
6H40
5 min

Le Journal des idées

#ActForAmazonia
6H45
11 min

Les Enjeux internationaux

Reprise en main du Cachemire: vers la fin de l'Inde laïque?
7H00
11 min

Journal de 7 h

Emmanuel Macron tire le bilan "positif" du G7 de Biarritz
Intervenants
  • Commissaire d''exposition
  • directrice du programme Asie du Sud du collectif de chercheurs Noria, spécialiste des minorités musulmanes en Inde
L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......