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Apollo 11

Cinéma : Apollo 11 - Les "gilets jaunes" à l’heure du bilan ? - Y a-t-il un conservateur pour défier Donald Trump ? - Bientôt la fin des "like"

1h
À retrouver dans l'émission

Olivier de Goursac vous parle des coulisses de la mission Apollo 11, et Marie-Cécile Naves se demande si le Parti conservateur va tenter de s'opposer à Donald Trump. Les chroniques s'intéressent au bilan des "gilets jaunes" et au narcissisme quantifié.

Apollo 11
Apollo 11 Crédits : © Pathé Live

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Olivier de Goursac, spécialiste de l'imagerie spatiale de la NASA, à propos de la sortie en salles du 4 au 8 septembre 2019, avec images et archives restaurées, du film documentaire de Todd Douglas Miller, Apollo 11. Un voyage en immersion aux côtés des astronautes et du centre de contrôle de la mission, une plongée au cœur de la plus célèbre mission de la NASA et des premiers pas de l’Homme sur la Lune. Olivier de Goursac est l'auteur de Apollo, l'histoire, les missions, les héros (Flammarion, 2019).

C'est un film avec une tension maintenue, où l'on voit la partie préliminaire - des préparatifs jusqu'au lancement de la fusée - qui mérite à elle seule le déplacement. On se rend compte du gigantisme de ce programme quand on voit la caméra traverser la salle de contrôle et les rangées d'ordinateurs et on se demande comment ils ont pu faire ça en moins de huit ans, comment ils ont pu concevoir de telles machines, un matériel aussi énorme sur des hectares et des hectares, des usines aussi gigantesques pour faire que deux hommes partent sur la Lune.

Apollo 11
Apollo 11 Crédits : © Pathé Live

La NASA contrairement aux Soviétiques qui gardaient tout secret, était le pays de la liberté et n'avait pas peur de faire part de l'information, quitte à montrer une fusée exploser. Cette mission Apollo effectivement, comme les autres, était en direct, mais encore plus de moyens avaient été mis en oeuvre pour tout filmer, d' Amstrong enfilant ses bottes, jusqu'aux épouses des astronautes, ces mères de familles actives dans les associations et résistantes de la première heure, exposées 24 heures sur 24. 

Apollo 11
Apollo 11 Crédits : © Pathé Live
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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

On pensait avoir tout dit sur les « gilets jaunes », mais une étude approfondie doit paraître cet automne. Le Monde en dévoile les grandes lignes.

C’est une étude réalisée par soixante-dix sociologues, politistes et géographes à l’initiative du Centre Émile Durkheim de Bordeaux, une ville où par ailleurs les gilets jaunes ont été particulièrement actifs. Sur l’ensemble du territoire, dans les manifestations comme sur les ronds-points, plus de 1 300 d’entre eux ont répondu à une enquête par questionnaire qui a été complétée par plusieurs dizaines d’entretiens approfondis menés en face-à-face. Magali Della Sudda, historienne et politiste chargée de recherche au CNRS, en évoque les grandes tendances, à commencer par le positionnement des gilets jaunes à l’égard de l’environnement. « Ce mouvement, qui est né d’une protestation contre la hausse des taxes sur le carburant, a souvent été qualifié d’anti-écologiste » rappelle-t-elle. L’enquête « montre pourtant que les « gilets jaunes » qui estiment que l’écologie n’est pas une priorité sont très minoritaires ». Nombreux sont ceux qui demandent plus de justice dans les politiques environnementales : « C’est le kérosène et les yachts qu’il faut taxer » estime près d’une personne sur cinq. Et l’enquête montre aussi l’émergence d’une « praxis écolo populaire » : « faire son potager, acheter sa viande chez l’éleveur d’à côté, consommer autrement. Plusieurs marchés citoyens réunissant producteurs locaux et habitants, et qui court-circuitent la grande distribution, ont vu le jour depuis le début du mouvement. » L’action collective a également transformé leur rapport à la politique, ce dont témoigne la revendication du RIC (le référendum d’initiative citoyenne), qui exprime davantage « le sentiment d’un déficit de démocratie » qu’une défiance à l’égard de la démocratie représentative, dont c’est plutôt le fonctionnement qui est mis en cause. 

« Que reste-t-il des gilets jaunes ? » titre aujourd’hui l’hebdomadaire Le 1. Brice Teinturier énumère les éléments déclencheurs du mouvement et constate qu’en cette rentrée 2019, ils sont loin d’avoir disparu. « Au mieux ils se sont atténués, au pire ils couvent encore. » Mais le spécialiste des sondages et des évolutions de l’opinion s’attarde sur ses conséquences politiques : « une inflexion majeure de la politique économique du gouvernement », une évolution notable de la communication présidentielle, une prise de conscience « du caractère incontournable de la crise de la représentation qui traverse depuis longtemps notre pays. Il fallait réformer vite et fort pour produire des résultats concrets et restaurer ainsi une relation dégradée. Depuis les Gilets jaunes, l’exécutif a compris que cela ne suffisait pas et qu’il fallait consulter en permanence les Français. » Pierre Veltz* a consacré de nombreux travaux de recherche aux dynamiques territoriales à des échelons allant du local au global. Il évoque les causes immédiates du mouvement – « notre structure territoriale, avec ce fait que la distance entre le domicile et le travail s’est beaucoup accrue », ainsi que l’existence de « grandes nappes suburbaines qui entourent les grandes villes, où la population et les services sont extrêmement atomisés ». Le sociologue relève aussi des causes plus lointaines et profondes : « la montée d’une forme globale de ressentiment social », malgré « un processus d’homogénéisation (relative, bien sûr) de la société et même du territoire français ». Mais c’est là précisément que le bât blesse, selon le fameux paradoxe de Tocqueville : plus les inégalités baissent, plus celles qui subsistent sont intolérables. Aujourd’hui, « la société s’est homogénéisée sans tenir toutes les promesses de cette homogénéisation » : il ne suffit pas d’avoir fait des études supérieures pour trouver un bon emploi. Et l’on peut déplorer la disparition d’un « récit commun », fût-il conflictuel. Sur le partage des fruits de la croissance, par exemple.

Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Ils faisaient leur rentrée hier. Très attachés à la libre entreprise, les élus conservateurs vont-ils tenter de calmer Donald Trump, qui a tout l'été fait grimper les enchères de la guerre commerciale avec la Chine? De manière générale, qui pour s'opposer au président américain dans son propre camp ?

Julie Gacon s'entretient avec Marie-Cécile Naves, politologue, spécialiste des Etats-Unis, directrice de l'observatoire Genre et Géopolitique à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS).

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Bientôt la fin des "like"...

Oui, c'est une tendance de fond. Cela avait commencé sur Instagram, et c'est maintenant un autre réseau social qui y songe : Facebook a annoncé qu'il allait supprimer le compteur de "like". C'est une demi hypocrisie puisqu'en fait le nombre de "like" va continuer à priori à être visible par le "liké" mais non par les autres utilisateurs du réseau social. Le "like", voilà donc l'ennemi, même si Instagram et Facebook ne vont pas jusqu'à supprimer le bouton "like". Ils considèrent que ce qui conduit le monde numérique vers le chaos, c'est la course aux "like", l'ensemble des actions inconsidérées que les individus sont prêts à commettre pour une poignée de "like" en plus, du selfie en tongs au sommet du Mont-Blanc jusqu'au commentaire racistoïde.

Pour les réseaux sociaux, supprimer les "like", c'est un peu comme si l'industrie de la mode décidait de supprimer les yeux, ou bien si l'on privait les Jeux Olympiques de podium. Car, au fond, les réseaux sociaux ne carburent qu'à une chose : au narcissisme quantifié, une association inédite dans l'histoire de l'humanité. Le narcissisme existe probablement depuis Lascaux, et je ne doute pas que nos glorieux ancêtres aimaient poser devant l’aurochs qu'ils venaient de peindre il y a une dizaine de milliers d'années. La quantification existe, elle, depuis Pythagore. Mais le narcissisme quantifié, cela c'est quelque chose de complètement 2.0. 

Les réseaux sociaux ont redonné souffle et vigueur à de bien vieux sentiments, dont la vanité, des sentiments pas forcément choisis parmi les plus reluisants, en leur permettant de se compter, non plus seulement pour savoir si l'on m'aime — cela, c'est aussi vieux que l'homme, cette bête aux joues rouges, comme le disait Nietzsche — mais savoir combien on m'aime. Et c'est ainsi que s'éclairent les sorties absolument étonnantes d'individus réputés majeurs prêts à surenchérir dans le raccourci, le simplisme, le demi bon mot, dans l'espoir de récolter trois followers et deux "like".

Il est peu probable que le fait de supprimer les "like" change quoi que ce soit à ce monde, on ne refroidit pas l'enfer avec un seau à glaçons. Rendez-vous dans quelques années, en espérant que d'ici-là, la société survive aux réseaux sociaux.

@PetitsMatinsFC

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Intervenants
  • Spécialiste de l'imagerie spatiale de la NASA
  • Politologue, spécialiste des Etats-Unis. Directrice de recherche à l’IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques) où elle dirige l’Observatoire Genre et Géopolitique.
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