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Piet MONDRIAN, Portrait of a Girl in Red, 1908 Huile sur toile sur panneau, 49 x 41,5 cm

Exposition Mondrian - L’avenir au féminin - Elections en Israël - Etes pour ou contre Emmanuelle Ducros ?

1h
À retrouver dans l'émission

Marianne Mathieu vous parle de l'exposition "Mondrian figuratif, une histoire inconnue", et Denis Charbit de l'influence de la religion dans les élections en Israël. Les chroniques s'intéressent à la place des femmes et à Emmanuelle Ducros.

Piet MONDRIAN, Portrait of a Girl in Red, 1908 Huile sur toile sur panneau, 49 x 41,5 cm
Piet MONDRIAN, Portrait of a Girl in Red, 1908 Huile sur toile sur panneau, 49 x 41,5 cm Crédits : © Gemeentemuseum Den Haag

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Marianne Mathieu, commissaire de l'exposition Mondrian figuratif. Une histoire inconnue, au Musée Marmottan Monet, jusqu'au 26 janvier 2020, qui donne à voir une soixantaine de peintures - paysages, portraits, peintures de fleurs -sélectionnées par Mondrian (1872-1944) lui-même vers 1920 pour son plus grand collectionneur Salomon B. Slijper, et révèlent cette face méconnue de l’artiste hollandais.

Ce sont des peintures éclatantes de couleurs, de diversité, de dynamisme. Mondrian est un grand peintre figuratif, il n'a pas fait de la figuration à dix-neuf ans pour ensuite, devenir un peintre abstrait ; Mondrian est figuratif jusqu'à cinquante ans, et ce ce qu'on voit dans cette exposition.

Piet MONDRIAN, Mill in sunlight, 1908 Huile sur toile, 114 x 84 cm
Piet MONDRIAN, Mill in sunlight, 1908 Huile sur toile, 114 x 84 cm Crédits : © Gemeentemuseum Den Haag

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Triste et macabre décompte : on déplore depuis hier le 105e féminicide de l’année.

Sans connaître ce dernier cas, la dramaturge américaine Eve Ensler – auteure notamment de la pièce Les monologues du vagin – s’insurge dans Le Monde contre cette forme extrême de violence envers les femmes, qu’elle analyse comme un symptôme de notre société patriarcale, et plus largement du système qui produit les inégalités, « la crise du climat, le racisme lié à l’immigration, l’homophobie… » Elle parle de « convergence des oppressions : la mise en œuvre de politiques en faveur du climat et dans le domaine de l’accueil des réfugiés est directement liée à la lutte contre les violences faites aux femmes, qui sont toujours les plus touchées par ces crises. » Le fond de son raisonnement est que « la manière dont certains hommes au pouvoir traitent notre planète est la même que celle dont ils voient les femmes ». Et elle évoque le centre pour les victimes de viols de guerre en République démocratique du Congo, créé avec le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege, la Cité de la joie, « un lieu où elles peuvent reprendre des forces et trouver une voie de guérison en apprenant leurs droits ». Là, elles acquièrent aussi « la capacité de changer leur communauté. L’idée de transformer la douleur des femmes en pouvoir représente un modèle puissant, qui peut être reproduit partout dans le monde. »

Dans L’Obs, Heide Goettner-Abendroth, témoigne en faveur des sociétés matriarcales qu’elle a longuement enquêtées de par le monde. « Ces sociétés ne sont pas « dominées » par les femmes au sens où les nôtres le sont par les hommes. Elles sont égalitaires, sans hiérarchie. Simplement, les femmes ont la capacité de donner la vie et, pour cette raison, font l’objet d’un grand respect et d’une vénération d’où dérivent des valeurs morales et spirituelles fondamentalement différentes des nôtres. » Son livre – Les Sociétés matriarcales. Recherches sur les cultures autochtones à travers le monde – à paraître le 19 septembre aux éditions Des femmes, est une somme constituée par ses nombreuses enquêtes de terrain.

Dans les pages idées de Libération, deux économistes font le bilan de la loi de janvier 2011 qui a instauré des quotas de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises. Antoine Rebérioux et Gwenaël Roudaut observent que si elle a bien permis de briser le fameux plafond de verre à l’entrée, elle n’a pas mis fin à une forme de ségrégation en interne. Aux hommes les domaines de la stratégie, du contrôle de l’audit ou de la nomination-rémunération des dirigeants, aux femmes la politique RSE – responsabilité sociétale des entreprises – avec la différence de rémunération afférente. Pourtant, une étude récente s’est intéressée à l’impact de la diversité de genre au sein des conseils sur la performance économique des entreprises européennes cotées. En cette matière, leur part compte moins que leur place, celle-ci « se mesurant précisément à l’accès aux comités d’audit et de nomination-rémunération ». Conclusion : « L’égalité réelle ne se mesure pas (seulement) à l’équirépartition des sièges, mais aussi aux marges de manœuvre qui sont conférées à chacun des deux genres… »

Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Les élections en Israël, un référendum sur la place de la religion ? C’est sur cette question qu’avaient achoppé au printemps les discussions pour la formation d’un gouvernement, Avigdor Libermann, reprochant à Netanyahou de faire trop de concessions aux ultra-orthodoxes. Cette polarisation se retrouve-t-elle dans la société ?

Julie Gacon s'entretient avec Denis Charbit, maître de conférences en sciences politiques à l’Open University de Tel-Aviv.

L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Etes pour ou contre Emmanuelle Ducros ?

Je suis très intéressé par cette histoire parce qu’elle est doublement édifiante : il est question à la fois d’écologie et de médiatisation des sujets liés à l’écologie, notamment la question des pesticides, et autres caractéristiques de l’agriculture intensive vs l’agriculture bio… 

Je vous résume l’histoire pour que vous vous fassiez votre opinion, sans prétendre à l’exhaustivité Emmanuelle Ducros est une journaliste pour le quotidien L’opinion, elle défend des thèses libérales et l’agriculture productiviste. Ne rechignant pas à la castagne, elle polémique, notamment avec des confrères plutôt écolos, par exemple ceux de Libération. Pour le dire schématiquement, les uns dénoncent l’usage des pesticides, une certaine agriculture productiviste, Emmanuelle Ducros la défend, les uns accusent cette femme d’être achetée par le lobby agroalimentaire, elle accuse ses détracteurs d’être achetés par le lobby bio. 

Impossible de résumer les polémiques auxquelles a pris part Emmanuelle Ducros, autant résumer le conflit israélo-palestinien en trois phrases, disons, en substance, que la bataille a lieu pratiquement tous les jours sur les réseaux sociaux, on polémique sur la nocivité de telle substance, le parti pris des uns et des autres. Emmanuelle Ducros attaque Elise Lucet et Cash Investigation, les accusant notamment de ne rien comprendre à la science et pire si affinités. Emmanuelle Ducros devient une héroïne pour les uns, un troll pour les autres. 

Quand Libération évoque un « ménage », vous savez, ces travaux rémunérés en dehors du journalisme qu’un journaliste peut faire — Emmanuelle Ducros en aurait fait un — la présentant ainsi comme étant stipendiée par le lobby agroalimentaire. La bataille reprend de plus belle, les coups pleuvent par Tweet interposés quand soudain, un journaliste de Libération annonce que le compte qui le trolle régulièrement et méchamment est fort probablement alimenté par Emmanuelle Ducros elle-même, Emmanuelle Ducros devenant une sorte de ligue du LOL a elle toute seule… 

Depuis lors, la planète se divise entre pro et anti Emmanuelle Ducros, faisant assaut d’arguments pour savoir qui est harceleuse et qui est harcelé : par exemple Daniel Scheidemann d’Arrêt sur images est d’un côté, Géraldine Woessner du magazine Le Point est de l’autre. Voilà vous en savez assez pour pouvoir vous faire votre opinion sur un épisode parfaitement représentatif de notre époque et des débats qui s’y déroulent, mais attention : sur un tel sujet, vous ne pourrez pas demeurer neutre bien longtemps…

@PetitsMatinsFC

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Journal de 7 h

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Intervenants
  • Directrice scientifique du Musée Marmottan Monet et commissaire de l'exposition "Mondrian figuratif"
  • Maître de conférences en sciences politiques à l’Open University de Tel-Aviv.
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