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John Coltrane en concert au Half Note club, New York, 1965.

Musique : John Coltrane - La procédure d’« impeachment » - L'Etat islamique - Pourquoi Tinder se lance-t-il dans les séries ?

1h
À retrouver dans l'émission

Francis Marmande vous parle de l'album inédit de John Coltrane "Blue world", et Matteo Puxton du renfort de ses branches extérieures par l'EI. Les chroniques s'intéressent à la procédure de destitution à l’encontre de Donald Trump et à Tinder.

John Coltrane en concert au Half Note club, New York, 1965.
John Coltrane en concert au Half Note club, New York, 1965. Crédits : Photo by Adam Ritchie/Redferns - Getty

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec le critique et musicien de jazz, Francis Marmande, à l'occasion de la sortie de Blue world, un album inédit de John Coltrane et son “Classique Quartet”, masterisé à partir des bandes originales (Universal Music). Trente-sept minutes de bonheur et quelques variations de ses morceaux les plus célèbres !

Cet enregistrement inédit de John Coltrane est un "objet volant mal identifié", qui avait été enregistré à des fins de bande-sonore pour un film québécois de Gille Groulx, sorti en 1964, Le chat dans le sac. Blue World se situe entre deux albums clés de Coltrane, deux chefs-d’œuvre : Crescent et A Love Supreme. Ils sortent tous les trois en l'espace de quelques mois, en 1964.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Mardi dernier, la présidente démocrate de la Chambre des représentants a annoncé le déclenchement d’une procédure de destitution à l’encontre de Donald Trump.

Nancy Pelosi a estimé que l’actuel locataire de la Maison Blanche a « violé la Constitution » en demandant à un dignitaire étranger d’enquêter sur l’un de ses adversaires politiques, l’ancien vice-président Joe Biden, par ailleurs candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2020. Selon le Washington Post, qui l’a révélé le 18 septembre, Donald Trump a notamment invité son homologue ukrainien à ouvrir une enquête sur le fils de l’ancien vice-président, Hunter Biden, siégeant au conseil d’administration d’une société gazière privée. Après avoir longtemps tergiversé, les démocrates ont estimé que le président n’est pas « au-dessus des lois ». Selon Gilles Paris dans Le Monde, « un autre élément a pu inciter Nancy Pelosi à sauter le pas : la stratégie d’obstruction systématique opposée par Donald Trump aux velléités de contrôle de l’exécutif, pourtant prévu dans la Constitution ». Mais le correspondant du quotidien à Washington le souligne : « Les conséquences politiques du déclenchement de la procédure de destitution restent incertaines. Elle n’a a priori aucune chance de déboucher sur l’éviction de Donald Trump compte tenu de la majorité que détient le Parti républicain au Sénat. » Celui-ci pourrait même tout simplement refuser de l’examiner, comme l’explique Julien Peyron sur le site de l’hebdomadaire Le Point. « Certains juristes estiment que rien n’oblige le Sénat à organiser le procès de Donald Trump. » Selon Bob Bauer, un ancien conseiller de Barack Obama qui enseigne le droit à la New York University School of Law, « la Constitution confère au Sénat le seul pouvoir de juger un président. C’est en vertu de ce seul pouvoir que le Sénat pourrait refuser de juger un président, même si la Chambre des représentants lui demande de le faire. En cette période de mépris pour les institutions et d’érosion des bonnes pratiques institutionnelles, le leader républicain au Sénat pourrait décider d’en abroger une de plus. » Le Sénat décide également de la manière dont le procès doit se tenir : « convoquer ou non des témoins, diffuser en direct les images du procès ou le faire se dérouler à huis clos »… Autant dire que l’affaire est loin d’être bouclée. Dans l’histoire des Etats Unis, seuls deux présidents en exercice ont été jugés par le Sénat : Andrew Johnson, le successeur d’Abraham Lincoln et Bill Clinton pour parjure dans l’affaire Monica Lewinsky, aucun n’a été destitué. Richard Nixon, lui aussi visé par une procédure de destitution avait démissionné avant son procès.

Courrier international relaie les commentaires de la presse américaine. Pour The New Yorker Nancy Pelosi aurait été « un peu vague » quant aux prochaines étapes. « Plutôt que d’annoncer la formation d’une commission spéciale chargée de poursuivre l’enquête sur la destitution, elle a déclaré que les six commissions de la Chambre qui enquêtent actuellement sur l’affaire Trump poursuivraient leur travail “sous l’égide de l’enquête de destitution” » L’hebdomadaire estime aussi qu’il s’agit d’un « pari risqué ». « Jusqu’à présent, Nancy Pelosi et ses alliés à la Chambre soutenaient que trois conditions majeures devraient être remplies pour l’ouverture d’une enquête de destitution : “un ensemble de faits faciles à comprendre indiquant que Trump a commis des infractions punissables”, “que la destitution bénéficie d’un large soutien dans le pays”, et “qu’il y ait une chance d’obtenir au moins un certain appui républicain au Sénat, qui rendra le verdict final à l’encontre du président”. » Actuellement, « une seule de ces conditions tout au plus est remplie – la première ». Le New York Times, quant à lui, estime qu’une procédure de destitution pourrait tourner à l’avantage de Donald Trump, en lui donnant « une dernière chance de consolider son emprise » sur le parti républicain. Et compte tenu du personnage, la procédure aura tout du « cirque, la partie de la politique que Trump aime fondamentalement ».

Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Nigéria, République Démocratique du Congo, Mozambique, Afghanistan, Bengladesh...: partout où il le peut, profitant souvent de groupes terroristes déjà existants, l'Etat islamique s'installe et s'étoffe. Quel "contrat" le lie avec ceux qui lui prêtent allégeance ?

Julie Gacon s'entretient avec Matteo Puxton, spécialiste de la stratégie militaire de l'Etat Islamique.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Pourquoi Tinder se lance-t-il dans les séries ?

Oui, Tinder se lance dans les séries, cela va s’appeler Swipe Night, en 4 épisodes, et c’est forcément une histoire de catastrophes, de toute façon, en ce moment, il n’y a que des histoires de catastrophe. Swipe Night, si l’on en croit le New York Times qui décrit cette série, est à la fois une minisérie et un jeu d’aventure où chaque participant va avoir à choisir différentes options : des choix mineurs, comme celui d’un disc-jockey, et des choix plus engageants, comme quelle vie sauver ? 

Mais, en fait, on s’en fiche, la vraie question est : pourquoi Tinder décide-t-il de lancer une série, pourquoi une application de rencontre se diversifie-t-elle en se lançant dans la fiction ? Si vous croyez que c’est uniquement pour investir un nouveau marché Tinder contre Netflix, un peu comme si Facebook se lançait dans les crèmes glacées, vous vous trompez. Tinder crée une série pour que les personnes présentes sur le réseau social aient enfin des choses à se dire. 

Parce que les gens de chez Tinder sont très embêtés, ils ont analysé les conversations de milliers de jeunes de la génération Z — celle pour qui, de toute façon, la vie privée n’existe pas, vous savez les vieux c’est la génération X, ensuite il y a les Y, mais maintenant quand on a 20 ans, on est la génération Z — eh bien la génération Z a bien du mal à briser la glace. La plupart rament pour dialoguer sur Tinder avec des phrases comme « alors comme ça toi aussi tu es sur Tinder », ce qui est certes une remarque pertinente, mais cependant cette assertion ne rend pas particulièrement justice à l’humour, à l’esprit ou à la culture des uns et des autres. 

Comment choisir un partenaire, même pour un instant, quand on a comme éléments pour choisir, trois photos, deux remarques idiotes et cinq emojis ? D’où cette idée de génie : leur fournir un élément commun dont ces braves gens vont pouvoir parler, la série Tinder, une série dont chaque nouvel épisode sera diffusé le dimanche à 18 h, parce que le dimanche à 18 h, le célibataire ressemble à Vercingétorix à Alesia, ou à Churchill aux Dardanelles, il a tout perdu, il est prêt à se pendre. 

C’est cela le souci de l’espace virtuellement infini, à la différence de la machine à café où l’on peut dauber sur le nouveau DRH, à la différence des années 1960, ou il n’y avait qu’un feuilleton sur la une, il n’y a plus de monde commun. D’où cette révolution avant on draguait pour aller au cinéma, maintenant on va d’abord au cinéma pour pouvoir draguer. 

@PetitsMatinsFC

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Intervenants
  • écrivain, critique littéraire et critique de jazz français
  • Auteur du compte twitter historicoblog, agrégé d’Histoire et spécialiste de la propagande militaire de l’Etat islamique.
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