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Charles Aznavour dans "Le regard de Charles" de Marc di Domenico.

Cinéma : Charles Aznavour - La Chine mondialisée - Destitution de Donald Trump : vue depuis l'Ukraine - Qu’est-ce que l’on nous cache ?

1h
À retrouver dans l'émission

Marc di Domenico vous parle du documentaire "Le regard de Charles", et Florent Parmentier des relations entre les USA et l'Ukraine. Les chroniques s'intéressent à la montée en puissance de la Chine et au secret sur l'AVC de Jacques Chirac en 2005.

Charles Aznavour dans "Le regard de Charles" de Marc di Domenico.
Charles Aznavour dans "Le regard de Charles" de Marc di Domenico. Crédits : Copyright Anna Sanders/Films Artisan/Producteur Melodium /France 3/cinéma 2019

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec le réalisateur Marc di Domenico, à l'occasion de la sortie en salles de son film documentaire _Le regard de Charles_. Quand en 1948, ‪Edith Piaf‬ offrait à ‪Charles Aznavour‬ (1924-2018) sa première caméra et que près de trente-cinq années durant, il filmerait sa vie, ses chansons, ses amours, couvrant des heures de pellicules pour former l'essence d'un journal... Peu avant sa disparition, il demandait à Marc di Domenico de l'aider à en faire un film.

C'est une partie de sa vie qui va de la fin des années 40 aux années 80. En fait, je me suis arrêté en 1982, parce que pour moi ce sont les années pellicule, parce qu'il n'a pas arrêté de filmer après, jusqu'au bout, il avait une caméra près de lui et il filmait. Je ne pense pas qu'il y avait forcément une intention de montrer ces images, mais il y avait une intention. Et je me suis amusé, parce que c'est tout de même récréatif de faire ça, ce sont des images extraordinaires.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Au lendemain du 70ème anniversaire de la République populaire de Chine, les analyses se multiplient sur la montée en puissance du pays et son apparente stabilité.

Même si « le navire de l’économie chinoise traverse une zone de tempête, pris entre le marteau de la guerre commerciale avec les Etats-Unis et l’enclume du surendettement de ses entreprises », Pékin n’a pas dévié de sa stratégie – observe Jean-François Dufour dans Le Monde. « L’Etat et le parti ont renforcé leur contrôle sur les entreprises publiques comme privées, avec pour objectif de substituer les technologies nationales aux technologies importées. » Et le spécialiste de la Chine souligne que « les mois ayant précédé le 1er octobre 2019 ont été marqués par une intense campagne idéologique ». 

Émilie Frenkiel s’intéresse quant à elle sur le site AOC aux évolutions de l’opinion publique : « les descriptions officielles des démocraties occidentales rongées par des électeurs irresponsables, les inégalités, les discriminations, la corruption et les tensions sociales – visant à transmettre le message à la population chinoise que l’opposition entre un Occident fantasmé et une Chine atrocement autoritaire est caduque – semblent prises avec moins de scepticisme ». La politiste en veut pour preuve, au-delà des enquêtes internationales, le fait que « les étudiants chinois envoyés à l’étranger ont désormais tendance à rentrer au pays (80% rentrent après leurs études aux Etats-Unis) et n’y reviennent pas plus critiques du système chinois, au contraire ». Elle évoque un modèle alternatif à la démocratie qui s’impose après que les économistes, juristes et historiens libéraux ont été réduits au silence : une « méritocratie paternaliste ». Et elle cite le sinologue américain Andrew Nathan qui déclarait en 2015 « la concurrence idéologique entre démocratie et autoritarisme était censée avoir disparue avec la Guerre froide, mais elle est repartie de plus belle avec la montée de la Chine ». 

« Une fois convertie à l’économie de marché, la Chine devait ne constituer qu’un maillon dans les chaînes de production d’une économie mondiale pilotée par les Etats-Unis et leurs multinationales », résume Philip Golub dans Le Monde diplomatique. Le professeur de relations internationales à l’Université américaine de Paris revient sur l’histoire de l’intégration de la Chine dans l’économie mondiale, d’abord considérée comme une alliée dans la stratégie d’endiguement de l’Union soviétique. Ses gains restaient faibles dans les chaînes de valeur qui vont de la conception au produit final en passant par l’extraction ou la production et l’assemblage des composants. 

Pour Thierry Wolton, dans le FigaroVox, la célébration en grande pompe des 70 ans de la République populaire de Chine pourrait bien sonner « le début de la sénescence pour un régime qui se pense inaltérable ». Le spécialiste de l’histoire du communisme garde en mémoire l’effondrement de l’URSS que rien ne permettait de prévoir à l’époque de la Glasnost. La conversion de la Chine à l’économie de marché pourrait faire écran à une telle décomposition, ne serait-ce que par la raréfaction de l’investissement étranger, « devenu un chemin de croix pour nombre de sociétés occidentales (taxes, quotas de production, opacité du management, corruption, etc.) » et par un taux de croissance divisé par deux depuis dix ans. « La guerre des tarifs douaniers déclenchée par Trump pour cause de concurrence déloyale de la part de Pékin (manipulations monétaires, soutiens étatiques aux entreprises nationales en violation des règles de l’OMC), complique la donne pour cette économie largement dépendante de ses exportations. » 

Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Le 25 juillet, le nouveau président ukrainien Volodomyr Zelensky décrochait son combiné pour répondre à Donald Trump... et s'entendait demander une discrète enquête sur Joe Biden. Que dit cette affaire des relations entre les deux pays, depuis l'ère Obama dont Biden était le vice-président ? La procédure de destitution de Donald Trump... vue depuis l'Ukraine.

Julie Gacon s'entretient avec Florent Parmentier, enseignant à Sciences Po, chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC, co-fondateur du blog EurAsia Prospective.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Qu’est-ce que l’on nous cache ?

Oui, qu’est-ce que l’on refuse de nous dire, le « on » désignant un ensemble vague, les pouvoirs publics, mais là je ne veux pas parler de la situation à Rouen, mais d’un autre cas de figure qui s’est pourtant vu ces derniers jours comme le nez au milieu de la figure et que pourtant personne n’a évoqué. 

Je veux parler de l’état de santé du Président Chirac lorsqu’il était encore à l’Elysée. En septembre 2005 souvenez-vous, Jacques Chirac a fait un AVC, un « petit » AVC a précisé l’Elysée à l’époque. Soit. Mais avec quelles séquelles, avec quelles conséquences pour sa capacité à gouverner ? A l’heure où je vous parle, personne, en dehors du premier cercle des chiraquiens, n’est capable de le dire. J’ai posé la question plusieurs fois sans obtenir de réponse véritable.

Alors, bien sûr, ce type d’accident de santé peut laisser des traces légères ou sévères, mais en lisant entre les lignes ces informations qui nous arrivaient de l’Elysée, il était possible de comprendre que cet incident cérébral n’avait pas été absolument négligeable sur la manière de gouverner de Jacques Chirac. Relisez la presse de l’époque, de L’Express au Monde, on parle d’un président qui a besoin de repos, d’un agenda allégé, d’absences devant certains interlocuteurs. 

Deux mois après, deux émeutes éclatent, les émeutes dans les quartiers dit sensibles qui débutent après la mort de deux jeunes, Zyed Benna et Boua Traoré, le 27 octobre 2005. Et puis une autre émeute, une émeute dans les quartiers dits du pouvoir, entre deux moins jeunes, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, qui s’affrontent de manière pratiquement ouverte, comme s’ils profitaient d’une vacance du pouvoir. Et cependant, il faut attendre le 14 novembre pour que Jacques Chirac apparaisse, prononce un discours écrit, et remette des lunettes — le fait avait été évoqué à l’époque — témoignait-il de troubles de la vision liés à son AVC ? Impossible de le dire… 

Et aujourd’hui, alors que tout semble dit sur Jacques Chirac, des heures de direct, nul n’est capable de dire s’il était encore en état de gouverner au cours des 18 derniers mois de son second mandat.

@PetitsMatinsFC

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