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Penss et les plis du monde, aux éditions Delcourt.

BD : Jérémie Moreau - Un toit à soi - Manifestations en Egypte - C’est est fini du chou kale

1h
À retrouver dans l'émission

Jérémie Moreau vous parle de sa BD "Penss et les plis du monde", et Anne-Clémentine Larroque se demande de qui a peur le président égyptien Al-Sissi. Les chroniques s'intéressent au Baromètre Pauvreté 2019 et au chou kale.

Penss et les plis du monde, aux éditions Delcourt.
Penss et les plis du monde, aux éditions Delcourt. Crédits : © Jérémie Moreau

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec l'auteur, illustrateur de bande-dessinée, Jérémie Moreau, à l'occasion de la parution de Penss et les plis du monde, aux éditions Delcourt. Un conte humaniste et un regard porté sur le monde, la nature, l'avenir, à l'aube des temps.  Avec la chronique de Sonia Déchamps, du magazine Casemate.    

Penss est un chasseur mais il n'arrive pas à chasser. Comme il passe ses journées à contempler la nature, il devient vite un pestiféré rejeté par son clan. Il lui faut survivre. Cela m'intéressait de retrouver cet émerveillement pur, vierge, comme quand on était enfant, être face à un arbre, une montagne. Penss passe son temps à observer la nature, observer comment poussent les plantes et, de fil en aiguille en arrive à découvrir l'idée de germe dans la nature et comment celle-ci se déplie.

Penss et les plis du monde, aux éditions Delcourt.
Penss et les plis du monde, aux éditions Delcourt. Crédits : © Jérémie Moreau

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Le Secours populaire – avec IPSOS – a dévoilé son Baromètre Pauvreté pour cette année 2019. Problèmes de logement et difficultés d’accès aux soins : les chiffres sont en hausse.

Le poids des dépenses fixes pèse de plus en plus dans le budget des ménages. Un tiers des personnes interrogées (32 %, 5 points) peinent à payer leurs factures d’énergie. Les loyers ou les emprunts immobiliers pèsent trop lourd pour 28 % des ménages. La situation est devenue critique pour 55 % des personnes dont les revenus sont les plus bas, soit 10 points de plus en un an. Dans son livre, paru chez Lux sous le titre Avis d’expulsion. Enquête sur l’exploitation de la pauvreté urbaine, le sociologue américain Matthew Desmond relève que « pendant des décennies, nous nous sommes surtout concentrés sur le travail, l’assistance publique, l’éducation et l’incarcération de masse » mais que « nous avons échoué à appréhender à sa juste mesure le rôle fondamental du logement dans la création de la pauvreté ».

Son enquête plonge dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, dans le Wisconsin, des familles noires ou blanches « engluées dans le processus d’expulsions ». Là comme ailleurs dans le pays, la majorité d’entre elles consacre « plus de la moitié de ses revenus au loyer, et pour au moins un quart d’entre elles, cette part dépasse les 70% pour le loyer et l’électricité ». Le phénomène des expulsions a acquis une ampleur considérable depuis qu’entre 2005 et 2011 les loyers ont connu une « augmentation fulgurante ». Chaque année, des millions d’Américains sont expulsés et à Milwaukee, « 16 familles sont délogées tous les jours par la justice ». Les conséquences sont nombreuses et souvent irréversibles : perte de leurs biens, parfois de leur emploi, séquelles psychologiques, et pour les enfants une instabilité scolaire qui ruine leurs chances de réussite… Bref, un cumul de « ce que les chercheurs en sciences sociales nomment les difficultés matérielles, une mesure de la structure de la précarité » : nourriture, accès aux soins et même aux aides sociales, refusées aux familles expulsées. « La stabilité résidentielle engendre une sorte de stabilité psychologique, qui permet à son tour de s’investir chez soi et dans ses relations. » souligne le sociologue.

La dernière livraison de la revue America propose un dossier sur l’Amérique des marges. Lee Stringer évoque le problème des sans-abris qu’il a lui-même vécu. Et il invite à changer le point de vue sur les pauvres, trop souvent ramené à une sorte de négligence à leur égard dans un contexte d’immense richesse. Il pointe « les réductions d’impôts massives, les restrictions infligées aux programmes sociaux, la chute drastique des constructions de logements abordables »… Car selon lui, l’extrême pauvreté est en fait le moyen par lequel une certaine élite s’est aussi enrichie. « Les sans-abris représentent en réalité les milliards et les milliards de dollars qui furent aspirés des niveaux les plus bas pour s’en aller, in fine, enrichir le sommet. »

La revue Jef Klak a posé le pied à terre pour son sixième N°. Se poser, lever le pied, le collectif qui l’anime a entrepris une forme d’auto-analyse – on l’espère – pour repartir du bon pied. Il y est aussi question d’habitat précaire, ou du mouvement des « sans-terre » en Amazonie, avec, au beau milieu d’une occupation dans l’État du Rondônia, une grève des femmes contre le travail domestique qui vient s’ajouter à celui des champs, en forme paradoxale de convergence des luttes, pour « chambouler rôles et casseroles ». 

Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Depuis les manifestations du 20 septembre au Caire et dans d'autres villes égyptiennes, le régime d'Al-Sissi a procédé à des arrestations massives: plus de 2000 personnes interpellées, dont d'anciennes figures du Printemps de 2011. Signe d'un pouvoir aux abois ? Mais de quoi, de qui a-t-il peur ?

Julie Gacon s'entretient avec Anne-Clémentine Larroque, maîtresse de conférence en questions internationales à Sciences-Po.

L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

C’est est fini du chou kale.

Oui, enfin presque. Le chou kale est en train de rendre l’âme, c’est quand même une bonne nouvelle ça !

Le chou kale, je dois des explications à ceux qui, par chance n’en jamais ont consommé : le chou kale, aussi appelé Brassica oleracea, le chou kale cousin germain du rutabaga — déjà ça décrit le personnage — le chou kale traditionnellement destiné à l’alimentation animale, ça n’est pas moi qui le dit c’est Wikipédia.
Donc le chou kale est devenu à la mode, ce qui est la preuve que la mode peut tout, rendre désirable les Ugly Shoes, chaussures laides — au moins c’est marqué dessus comme le Port-Salut, les Ugly Shoes sont des baskets à grosses semelles — rendre à la mode le chou kale qui a à peu près la texture du tampon Gex, et la même couleur, quant à son goût il se rapproche plutôt de la partie jaune de l’éponge de cuisine, la seule chose que vous pouvez faire c’est tenter de noyer votre chou kale sous une épaisse couche de vinaigrette dans un geste désespéré, ce qui bien entendu annule les pseudo vertus de cette saloperie, pardon de Brassica oleracea. 

Car figurez-vous que le chou kale a été paré de mille vertus paramédicales, il faut dire que sur le plan gastronomique, c’était perdu d’avance, le chou kale est devenu ce qu'on appelle une « healthy food », ce qui permet de vendre une salade de kale à 20 euros, car une vraie « healthy food », une  vraie bonne nourriture doit être mauvaise, et le traitement ne fonctionne que si le corps souffre, l’important c’est d’être maso, et donc de mâcher en silence…

Donc le kale était à la mode, ce qui posait toutes sortes de problèmes puisque, pour l’éviter, il fallait parfois slalomer serré, expliquer à un dîner que l’on n’avait pas faim et aller se bourrer de pain à la cuisine pour éviter le kale, eh bien figurez-vous que le kale décline, c’est The Atlantic, le mensuel américain, qui me l’apprend. Si l’on en croit les recherches sur Google, l’intérêt pour le kale avait débuté en 2011 grâce à l’actrice Gwineth Paltrow — qui ressemble plutôt à une endive, mais c'est une autre question — et culminé en 2014, date à laquelle le kale supplante l’épinard sur Google. 

Depuis lors, le kale décline… Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que c’est atroce, et les seules recettes où le kale demeure sont celles où l’on parvient à le masquer : gratin au kale, pâtes au kale, risotto au kale,… Mais, moi, la recette que je préfère et pas seulement parce que ça rime, c’est kale à la poubelle.

@PetitsMatinsFC

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