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Eisenstein montant Octobre, 1927. RGALI, 1923/1/217, f.1

Exposition : Eisenstein - L'abandon des Kurdes syriens - Extrême-droite en Union Européenne - Un tiers des hommes ont déjà connu un fiasco

1h
À retrouver dans l'émission

Ada Ackerman vous parle de l'exposition consacrée à Sergueï Eisenstein, et Sylvain Kahn du reflux de l'extrême-droite en Europe. Les chroniques s'intéressent au revirement de la politique américaine en Syrie et à l'éjaculation précoce.

Eisenstein montant Octobre, 1927. RGALI, 1923/1/217, f.1
Eisenstein montant Octobre, 1927. RGALI, 1923/1/217, f.1 Crédits : © Russian State Archive of Literature and Art

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Ada Ackerman, commissaire - avec Philippe-Alain Michaud - de l'exposition L'Oeil extatique. Sergueï Eisenstein, cinéaste à la croisée des arts, au Centre Pompidou-Metz, jusqu'au 24 février 2020. Une rétrospective qui donne à voir tout le génie créateur de l'artiste, non seulement du cinéaste avec les grands films qui l'ont fait connaître - de La Grève (1925) au Cuirassé Potemkine, (même année), en passant par Octobre (1928) à Alexandre Nevski, (1938) ou encore, Ivan le Terrible (1944-46) - mais aussi de l'homme de théâtre, du dessinateur, du théoricien voire du collectionneur, avec ses expérimentations théâtrales, ses dessins ou ses projets inachevés.

L'extase est un concept absolument central dans la pratique et la théorie d'Eisenstein - "extase" au sens littéral, sortir de soi - Eisenstein veut transformer durablement son spectateur, le faire sortir de lui-même pour qu'il devienne autre, et "extase" au sens mystique, religieux du terme, parce qu'Eisenstein est passionné par les rituels religieux et qu'il cherche à transposer ces techniques de transformation d'affects du corps aux champs du cinéma.

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Les Etats-Unis ont donné leur accord à une offensive turque dans le nord de la Syrie, et commencé dès hier à retirer leurs troupes.

Il s’agit, comme le souligne Hélène Sallon dans Le Monde, d’un « revirement majeur de la politique américaine en Syrie ». Et même si le président Trump est revenu en partie sur sa décision, « elle va à l’encontre des recommandations des responsables du Pentagone et du département d’Etat, favorables au maintien d’un petit contingent de troupes pour contrer toute résurgence de l’organisation Etat islamique (EI) et faire contrepoids à l’influence de l’Iran et de la Russie en Syrie. »

L’objectif de la Turquie est de prendre le contrôle d’une bande d’environ 30 kilomètres de profondeur et 400 kilomètres de long entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), principale composante des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenue par les Etats-Unis. Ankara prétend réserver cette zone de sécurité au retour d’au moins un million de réfugiés syriens actuellement présents sur son territoire, mais elle entend surtout repousser la milice kurde des YPG et l’opération pourrait tourner à une forme de nettoyage ethnique avec le déplacement de populations kurdes. Après avoir combattu les djihadistes de l’EI aux côtés de la coalition internationale, les combattants kurdes risquent de se trouver seuls face à l’invasion turque. Leurs responsables ont annoncé renforcer leurs défenses et averti quant au risque de faire de la Syrie « une zone de conflit permanent » et d’entraîner un « retour des chefs de l’EI ».

Les critiques contre l’abandon des combattants kurdes sont également venues des Etats-Unis. « Donald Trump n’est pas le chef des armées. Il prend des décisions impulsives sans connaissance ni délibération. Il bafouille puis laisse nos alliés exposés lorsqu'’il fait face à un coup de fil difficile », a critiqué sur Twitter Brett McGurk, l’ancien envoyé spécial américain pour la Syrie, faisant allusion à la conversation au téléphone avec Erdogan. Et il évoque un « cadeau fait à la Russie, à l’Iran et à l’EI ».

Dans La Croix, Adel Bakawan, directeur du centre de sociologie de l’Irak (CSI), université de Soran, et chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI) rappelle que « Les Kurdes du Rojava sont menacés par Damas, par la Turquie, par Daech ». La protection américaine étant à ce jour leur seule garantie, leurs options « sont toutes dramatiques ». À commencer par la première : « chercher un accord avec le régime de Bachar Al Assad. Or, on sait très bien que dans l’idéologie baasiste, ils sont bienvenus en tant que Syriens mais pas en tant que Kurdes syriens ».

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Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Dans plusieurs pays d'Europe, l'extrême-droite reste aux portes du pouvoir. Elle a perdu 10 points en Autriche aux dernières élections, divisé son score par deux au Danemark, été chassée du pouvoir en Italie. Comment expliquer ce reflux ? Notamment parce que la droite conservatrice a récupéré plusieurs de ses idées et éléments de programme.

Julie Gacon s'entretient avec Sylvain Kahn, enseignant-chercheur au Centre d'histoire de Sciences Po.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Un tiers des hommes ont déjà connu un fiasco.

Oui, un tiers des hommes ont déjà connu un fiasco au sens stendhalien du terme,  c’est l’IFOP qui l’affirme, comme nous l’apprend le journal Libération aujourd’hui. Pour autant, on ne peut pas en conclure que 67 % des français ont connu le plaisir postérieurement ou conjointement avec leur partenaire, on ne peut pas tirer ce type de conclusion car nous ignorons le nombre de sans opinion. 

Un tiers des français ont déjà connu un fiasco, mais seuls 36 % des intéressés en ont parlé, un chiffre terrible, puisqu’il veut dire qu’un grand nombre de nos compatriotes pense peut-être que cela ne s’est pas remarqué… 

Un tiers des français ont déjà connu un fiasco, l’IFOP ne nous dit pas également combien de français ont la flaccidité pour tout horizon, ceux qui ressemblent à « l’impassible Octave » cet homme que Stendhal décrivait affublé d’« Une imagination passionnée (qui) le portait à s’exagérer les bonheurs dont il ne pouvait jouir ». 

Un tiers des hommes ont déjà connu un fiasco, 11 % dans l’année qui vient de s’écouler, j’adore la précision des sondages, on n’attend plus que le chiffre après la virgule. J’imagine que 11 % des français tiennent un journal de leur vie amoureuse et lorsque l’IFOP les appelle, ils relisent ce journal et ils répondent. C’est un peu ce que faisait Montaigne lorsqu’il se plaignait des caprices de la masculinité, notamment dans ce chapitre des Essais intitulé « De l’imagination » oui il écrivait « On a raison de remarquer l’indocile liberté de ce membre, s’ingérant si importunément, lors que nous n’en avons que faire, et défaillant si opportunément ». 

Oui, mais Montaigne et Stendhal évoquaient l’imagination, ses vices et ses malices, aujourd’hui ce sondage évoque, je cite, une affection sous médicalisée et sous diagnostiqué, une belle façon de traduire le langage amoureux en volapuk Top Santé. Trop de français arrivent en avance, nous ne tenons même plus nos promesses, celles d’être perpétuellement en retard, et au lieu de nous consoler avec de la littérature on nous propose désormais une pilule de l’après, la pilule du lendemain, pour pouvoir enfin dire « Tous ensemble, tous ensemble ! »

@PetitsMatinsFC

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Intervenants
  • Chargée de recherche au CNRS, commissaire d'expositions
  • enseignant-chercheur au Centre d'histoire de Sciences Po
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