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Le réalisateur André Cayatte sur le tournage du film "Mourir d'aimer" en France en septembre 1970.

Cinéma : rétrospective André Cayatte - Le moment populiste - Exode des Vénézuéliens - Pompiers contre policiers

59 min
À retrouver dans l'émission

Noël Herpe et Michel Ciment vous parlent de la rétrospective consacrée à André Cayatte, et Paula Vasquez de l'exode de 4,3 millions de Vénézuéliens en 4 ans. Les chroniques s'intéressent au populisme et aux affrontements entre pompiers et policiers.

Le réalisateur André Cayatte sur le tournage du film "Mourir d'aimer" en France en septembre 1970.
Le réalisateur André Cayatte sur le tournage du film "Mourir d'aimer" en France en septembre 1970. Crédits : Photo d'André SAS/Gamma-Rapho via Getty Images - Getty

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Longtemps honni par les cinéastes et critiques de la Nouvelle Vague (1909-1989), André Cayatte a droit à un hommage au Film Festival Lumière 2019,  de Lyon. L’auteur des Amants de Vérone (1949) , Mourir d'aimer (1971), du Passage du Rhin (Lion d’or à Venise en 1960), de Justice est faite (Ours d’or à Berlin, en 1951) ou encore de Nous sommes tous des assassins (prix spécial du jury à Cannes, en 1952), critiqué pour ses “films à thèse” est le premier cinéaste français à avoir ausculté les mécanismes de la justice de son pays. A l’occasion de la rétrospective à Lyon du 12 au 20 octobre et de la sortie en DVD de ses films les plus emblématiques, Tewfik Hakem s'entretient avec les critiques Noel Herpe et Michel Ciment, fervents défenseurs du cinéma d’André Cayatte.

Cayatte avait d'excellentes critiques - ayant eu deux fois le Lion d'Or au Festival de Venise - mais il est vrai qu'il a fait partie de ces cinéastes déboulonnés par Les Cahiers du Cinéma au nom d'une prise de pouvoir future de la Nouvelle Vague, comme René Clément, René Clair, Henri-Georges Clouzot, de grands cinéastes qui ont été néanmoins démolis. La critique française savait apprécier ses films.   Michel Ciment

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Cayatte est un homme engagé, et il le montre dans ses films d'après-guerre en revenant sur cette période, en parlant de l'antisémitisme, en mettant en scène des personnages de retour des camps. Qui a cette époque-là parlait de l'antisémitisme dans son cinéma ? Personne.   Noel Herpe

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Trump, Bolsonaro, Johnson, Salvini, Orbán, Duterte, Le Pen, Erdogan… Malgré leurs différences, on les qualifie de populistes. Le populisme est en passe de devenir une nouvelle catégorie des sciences politiques.

Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Le Venezuela devenu le "deuxième pays de départs au monde", d'après l'ONU : depuis quatre ans, 4 millions 300 000 Vénézuéliens auraient fui la situation économique désastreuse de leur pays pour s'installer en Colombie, au Pérou, en Equateur... lesquels font aujourd'hui savoir qu'ils ne pourront guère en accueillir davantage.

Julie Gacon s'entretient avec Paula Vasquez, chargée de recherche au CNRS.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Les gendarmes et les voleurs on connaît…

Mais hier, une scène plus inédite s’est déroulée, une scène que l’on pourrait intituler pompiers contre policiers, les pompiers manifestaient, une manifestation classique en bas de chez moi à Paris. L’inhabituel, c’est qu’il y avait des pompiers au sommet de la statue place de la République, des pompiers qui grimpaient sur les immeubles, ça c’est normal, mais des pompiers qui grimpaient pour protester, ça, ça l’est moins. 

Tout le monde aime les pompiers, comment peut-on ne pas aimer les pompiers ? Tout le monde aime les pompiers et cependant la manifestation s’est soldée par un affrontement entre pompiers et policiers à l’heure de la sortie de l’école, et je me demandais comment j’allais expliquer à une partie de ma progéniture, située précisément dans l’école voisine, pourquoi pompiers et policiers se tapaient dessus… pas évident. Même s’ils sont habitués aux manifestations, celle-ci avait un petit côté fin de partie, je ne dis pas fin du monde, l’expression est galvaudée, mais enfin des pompiers aux prises avec des policiers… Après tout est permis : les profs pourraient également s’affronter avec les médecins, les gaziers avec les électriciens — ça doit bien exister encore les gaziers — les pâtissiers pourraient être tentés de s’en prendre aux boulangers, les libraires aux marchands de journaux… Bref la guerre de tous contre tous. Je me suis dit que les journalistes de France Culture pourraient s’en prendre aux universitaires, comme nous en recevons beaucoup… 

Les policiers se battent contre les pompiers, ce n’est plus tout est permis comme en 1968, c’est tout est possible, le signe que désormais les urgentistes, ceux qui défendent la société en dernière ligne, peuvent se combattre les uns les autres. Je sais bien que notre société est moins violente, toutes les statistiques me le disent, et pourtant elle est beaucoup plus désunie, on  a la sensation qu’il est de plus en plus difficile de faire société, de réunir ce qui est épars… 

Dans Fahrenheit 451, le roman dystopique de Ray Bradbury, les pompiers allument les feux, vous savez ils mettent le feu aux livres, eh bien en France 2019, les policiers arrêtent les pompiers.

@PetitsMatinsFC

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