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Abu Bakr al-Baghdadi, chef actuel de l’Etat Islamique, le 5 juillet 2014

François Médéline "Tuer Jupiter" / Le nouveau désordre au Moyen-Orient / La métamorphose de l'EI / Peopolisation : la Peste et le Choléra

1h
À retrouver dans l'émission

François Médéline vous parle de son polar "Tuer Jupiter", et Wassim Nasr de la réorganisation de l'Etat Islamique. Les chroniques s'intéressent au chaos au Moyen Orient, et à la confusion entre vie publique et vie privée créée par la peopolisation.

Abu Bakr al-Baghdadi, chef actuel de l’Etat Islamique, le 5 juillet 2014
Abu Bakr al-Baghdadi, chef actuel de l’Etat Islamique, le 5 juillet 2014 Crédits : AL-FURQAN MEDIA - AFP

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec François Médéline, romancier, pour son polar "Tuer Jupiter" publié aux éditions La Manufacture de Livres. L'histoire met en scène le meurtre du président Emmanuel Macron, ses conséquences, ses ramifications.

J'ai beaucoup lu James Ellroy sur l'assassinat de JF Kennedy, j'ai voulu saisir notre époque sans prendre de gant. A un moment, j'ai inventé la plus incroyable des "fake news" : l'assassinat du Président Emmanuel Macron.

Tuer Jupiter, de François Médéline
Tuer Jupiter, de François Médéline Crédits : @Manufacture de livres

Le Journal des Idées par Jacques Munier : Du Maghreb au Yemen, en Irak et en Syrie, c’est un chaos durable qui s’est progressivement installé, réduisant à néant les fragiles espoirs d’un nouvel ordre né des « printemps arabes ». 

Courrier international publie un dossier sur la question, autour d’un grand article de la revue américaine Foreign Affairs, dû à Marc Lynch. « L’incapacité des “printemps arabes” à instaurer la démocratie a fait revenir au pouvoir des régimes ultrarépressifs obsédés par la crainte de nouvelles révoltes, inquiets de la menace iranienne et préoccupés par un retrait américain de la région » – résume-t-il. 

La guerre civile syrienne s’est transformée en l’une des pires catastrophes de l’histoire, elle a fait plus de 500 000 morts et déplacé plus de 10 millions de personnes. L’Irak a réalisé des progrès considérables dans la lutte contre Daech, mais le prix à payer est terrible pour les habitants des zones libérées. La guerre civile au Yémen est à l’origine de la pire épidémie de choléra de l’histoire de l’humanité, et 8,4 millions de gens sont au bord de la famine. La défaillance de l’État en Libye est désastreuse.

Le spécialiste du Moyen-Orient souligne en outre que « Dans presque chaque pays, les difficultés économiques et politiques qui ont causé les soulèvements populaires en 2011 sont plus aiguës aujourd’hui qu’il y a sept ans » et que « l’ensemble de la région n’est plus qu’une vaste poudrière ». La politique chaotique du président américain n’arrange rien mais de toutes façons « Les États-Unis n’ont plus le pouvoir ni le statut nécessaire pour imposer un ordre régional qui leur conviendrait » et « Washington ne parviendra jamais à rétablir son hégémonie au Moyen-Orient, car la région a fondamentalement changé ». 

Vincent Jauvert revient dans L’Obs sur « le jour où Obama a lâché la Syrie », il y a cinq ans, au jour près. C’était après une attaque chimique massive sur La Ghouta, dans la banlieue de Damas. Le président américain décide de s’en remettre au Congrès pour finalement renoncer. Ce qu’il annonce au président français ce samedi 31 août 2013. L’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées à l’époque, raconte : « J’étais abasourdi et furieux. Tout était prêt pour des frappes quelques heures plus tard. Les avions étaient armés, les missiles aussi. Les pilotes étaient briefés, y compris sur leurs cibles. » Et notamment les sites liés aux complexes chimiques ou à la prise de décision. Les conséquences de cette volte-face américaine seront considérables, souligne Vincent Jauvert : un signal du repli stratégique des Etats-Unis, reçu 5 sur 5 par Vladimir Poutine. « Si on avait frappé, il n’aurait jamais pris la Crimée à l’Ukraine, quelques mois plus tard », estime l’amiral Guillaud, qui ajoute : « Je pensais que le revirement américain renforcerait Al-Qaida dans les trois mois. Mais cela n’a pris que… trois semaines et ce ne fut pas Al-Qaida le grand vainqueur mais Daech, que les rebelles non-islamistes ont rejoint en masse ». 

La dernière livraison de la revue Hérodote porte sur l’Iran, dont Béatrice Giblin observe que le retrait des Américains d’Irak lui a permis « d’être un acteur majeur de la dynamique géopolitique moyen-orientale ».

Pour Les Inrockuptibles Mathieu Dejean rend compte de l’enquête de Laurent Bonelli et Fabien Carrié à paraître au Seuil sous le titre La Fabrique de la radicalité – Une sociologie des jeunes djihadistes français. En étudiant les cas de 133 mineurs poursuivis pour des affaires de terrorisme ou signalés pour radicalisation, elle montre que les actes les plus graves (départs ou projets de départs en Syrie, planification d’attentats) « sont le fait de bons élèves, issus de familles populaires stables et investies dans l’éducation de leurs enfants ». À l’inverse « les petits délinquants, issus de fractions plus précarisées des mêmes milieux, adoptent plus volontiers des comportements de provocation à l’encontre des agents des institutions qui encadrent leur existence (école, police, etc.) qu’ils ne manifestent un engagement pour une cause idéologique. » C’est en analysant les relations que ces mineurs entretiennent avec leurs familles, l’école et leurs groupes affinitaires, que les auteurs tentent d’éclairer ce paradoxe. « Les jeunes qui endossent une radicalité utopique sont bercés dans l’illusion que l’arbitraire social n’existe pas, et qu’à condition de bien travailler aucun plafond de verre ne s’opposera à leur ascension sociale », explique le journaliste. 

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Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : Il y a une semaine le chef de l’Etat Islamique Abu Bakr Al Baghdadi refaisait surface dans un enregistrement audio, le premier depuis 11 mois. Dans ce long discours de 55 mn, le leader du groupe affaibli, loin de renoncer, appelle à une « nouvelle expansion » du jihad. Afghanistan, Syrie, Sahel, ... la métamorphose de l'EI.

Xavier Martinet s'entretient avec Wassim Nasr, journaliste à France 24, spécialiste des mouvements djihadistes.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : Paris Match fait sa Une sur Manuel Valls.

Et ce n’est pas pour parler politique enfin pas seulement. Car derrière Manuel Valls, se trouve une femme, elle est blonde, elle a les yeux protégés comme les siens par des lunettes noires, il s’agirait, je cite Paris Match, de Susana son nouvel amour. Avec elle, ajoute le magazine, il part à la conquête de Barcelone.

Et c’est cela la peopolisation, c’est cela la peste et le choléra. La peste parce que la mauvaise information chasse la bonne, parce que des événements privés deviennent de pseudo informations. Mais il y a aussi et surtout le choléra, autrement dit le mélange entre la vie privée et la vie publique avec à terme l’incapacité de distinguer entre les deux.

Au bout du compte on ne sait plus s’il s’agit d’une histoire amoureuse ou politique, s’il s’agit des deux, en somme si l’événement relève du public ou du privé, ou plus précisément encore, si c’est le privé qui explique le public. Evidemment, le privé peut expliquer parfois le public, c’est aussi vieux que le nez de Cléopâtre, mais le fait de confondre systématiquement les deux porte atteinte à l’idée que l’on se fait de la vie publique, comme si tout cela finalement était soumis à des causes purement privées.

Comme cela a été noté  par de nombreux observateurs et commentateurs, c’est ce qui a été mobilisé au sujet de la démission de Nicolas Hulot, où la démission a été volontiers expliquée en termes beaucoup plus psychologiques que politiques, comme si les idées ne comptaient pas, comme si le fait d’avaler des antidépresseurs auraient pu aider cet homme à avaler des couleuvres.

C’est exactement la même chose pour le traitement que Paris Match réserve à Manuel Valls où l’on ne sait plus très bien si c’est la politique qui explique l’amour ou l’inverse. Pour la philosophe Hannah Arendt, la confusion entre vie publique et vie privée était l’un des signes de l’affaissement de la vie démocratique, eh bien c’est ce que l’on observe aujourd’hui à Paris comme à Barcelone.

@PetitsMatinsFC

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