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Henri-Edmond Cross Le Cap Layet, 1904 Huile sur toile, 89 x 116 cm. Grenoble, musée de Grenoble, legs Pierre Collart, 1995

Marina Ferretti expo "Henri-Edmond Cross, Peindre le bonheur" / Migrants / Afrique et aide au développement française / Le tatouage rentre sous la peau…

59 min
À retrouver dans l'émission

Marina Ferretti vous parle de l'exposition "Henri-Edmond Cross, Peindre le bonheur", et Rémy Rioux de l'aide française au développement en Afrique. Les chroniques s'intéressent aux migrants et à la mode du tatouage.

Henri-Edmond Cross Le Cap Layet, 1904 Huile sur toile, 89 x 116 cm. Grenoble, musée de Grenoble, legs Pierre Collart, 1995
Henri-Edmond Cross Le Cap Layet, 1904 Huile sur toile, 89 x 116 cm. Grenoble, musée de Grenoble, legs Pierre Collart, 1995 Crédits : © Ville de Grenoble / Musée de Grenoble – J. L. Lacroix

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec Marina Ferretti, co-commissaire de l'exposition "Henri-Edmond Cross, Peindre le bonheur", au Musée des Impressionnismes, à Giverny, pour évoquer la vie et l'oeuvre de l'artiste, souvent méconnu et pourtant, peintre de grand talent. Exposition, jusqu’au 4 novembre 2018.

On le connaît peu, parce que lui-même s'est isolé - n'a pas eu d'enfant, non plus, de succession -, mais ses amis se sont efforcés d'organiser ses expositions ; Matisse, Manguin allaient le voir dans le Midi. Avec la montée en puissance du néo-impressionnisme, on redécouvre Henri-Edmond Cross, et en lui, un peintre de grand talent. 

Affiche de l'exposition "Henri-Edmond Cross, Peindre le bonheur", au Musée des Impressionnismes, à Giverny, jusqu’au 4 novembre 2018.
Affiche de l'exposition "Henri-Edmond Cross, Peindre le bonheur", au Musée des Impressionnismes, à Giverny, jusqu’au 4 novembre 2018. Crédits : Musée des Impressionnismes
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Le Journal des Idées par Jacques Munier : Migrants : des éléments pour débattre. Les violentes manifestations anti-migrants à Chemnitz en Allemagne déclenchent dans la presse une série de mises au point.

Dans Le Figaro, Nicolas Barotte évoque l’émotion légitime des Allemands devant la succession des agressions, crimes et attentats perpétrés par des migrants. Mais face à la récupération politique par l’extrême-droite, le correspondant du quotidien à Berlin examine les chiffres : « l’impact de la vague migratoire de 2015 et 2016 sur la criminalité en Allemagne n’est pas à minimiser. Les migrants demeurent proportionnellement surreprésentés parmi les auteurs  de crimes et délits : 8,5% en 2017 alors qu’ils ne représentent que 2% de la population. La proportion atteint 15,9% pour les agressions sexuelles ou 15,1% pour la criminalité violente ». Si l’arrivée de plus d’1 million de réfugiés « a mécaniquement fait bondir le nombre de demandeurs d’asile soupçonnés d’actes criminels », pour l’essentiel des hommes jeunes avec des difficultés sociales, une population « où la criminalité est plus forte, quelle que soit l’origine », l’examen des statistiques montre que « la proportion des crimes et délits commis par des Syriens, des Irakiens ou des Afghans (les trois principales origines des migrants enregistrés) est nettement plus faible que la proportion de ces nationalités parmi les migrants » en général. À l’extrême-droite c’est surtout le thème de l’insécurité qui mobilise, mais on peut observer à l’autre bord politique un retour de l’argument de la dégradation sociale par la mise en concurrence sur les salaires avec des migrants prêts à en rabattre sur les conditions de travail et la rémunération. 

Dans les pages idées de Libération, Bruno Amable rappelle que « les conservateurs allemands ont ainsi tenté, sans succès, de diminuer le salaire minimum, introduit de fraîche date, pour, selon eux, favoriser l’insertion des migrants ». Reste, comme le montrent des études récentes, que « la migration de réfugiés afghans par centaines de milliers n’aura pas le même type d’impact que l’arrivée de quelques milliers d’ingénieurs indiens ou quelques centaines d’infirmières boliviennes ». Aux Etats-Unis, par exemple, l’impact de l’immigration « sur les salaires est moindre dans les Etats où il y a un salaire minimum que dans les autres ». Et si l’on revient au cas allemand, « ce n’est sans doute pas totalement un hasard si l’hostilité aux migrants s’exprime, parfois de façon violente, plus dans les régions à forte proportion de salariés pauvres (dans l’Est) qu’ailleurs ». Toujours est-il que l’une des dirigeantes du parti de gauche Die Linke lance aujourd’hui le mouvement Aufstehen, qui met en question la « bonne conscience de gauche sur la culture de l’accueil » des migrants. 

Courrier international cite Der Spiegel, qui esquisse « les grandes lignes d’une “solution humaine à la question du siècle, acceptable pour les citoyens européens” au lieu de les pousser dans les bras de l’extrême droite ». Parmi elles, « des financements aux pays voisins des foyers de crise pour mettre un terme aux “silos à humains” que constituent les camps. En créant des “villes temporaires” où le travail se déplacerait vers les hommes et non l’inverse, ou en supprimant les accords commerciaux qui ruinent l’économie africaine ». 

Dans Le Monde Christophe Châtelot note une inflexion du discours présidentiel à l’égard de l’Afrique à l’occasion de la dernière Conférence des ambassadeurs. Il n’est plus question, comme l’an dernier, « de l'Afrique et de ses plaies ». Cette année, il est davantage question de l'Afrique comme " continent d'avenir " et de l’augmentation de l'aide publique au développement (APD) dans le budget 2019, aide qui a vu la part du continent diminuer depuis quinze ans, tandis que celle des pays émergents ne cesse de croître. C’est notamment le cas de la Chine, qui va consacrer 60 milliards de dollars supplémentaires au développement économique des pays africains, selon le président Xi Jinping, lors du 7e Forum sur la coopération sino-africaine qui s’achève aujourd’hui et qui réunissait à Pékin, les dirigeants de 53 pays africains. 

Comme le rappelle l’économiste Jean-Joseph Boillot dans la page Débats de La Croix, la Chine « est depuis neuf ans la première puissance économique du continent, avec la moitié des investissements et du commerce » et un volume d’échanges qui ne cesse de croître. « Le deuxième partenaire de l’Afrique reste les États-Unis, même s’ils sont en déclin. Puis la France arrive en troisième position, mais sa part de marché a été divisée par deux en trente ans. » D’abord en quête de matières premières, les Chinois ont inondé le marché africain de leurs biens d’équipement et de consommation, et investi dans les infrastructures : routes, ports, voies de chemin de fer… Avec pour conséquence un endettement accru des Africains et « le transfert de gisements de matières premières en cas de difficultés de remboursement ». Gagnant-gagnant…

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : Alors que la Chine annonce 60 milliards de dollars d’investissements en Afrique, la France annonce une milliard d’euros supplémentaire dans l’aide au développement pour 2019 : une aide en don, contre-pied et signe d’une réorientation des priorités en Afrique?

Xavier Martinet s'entretient avec Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : Le tatouage rentre sous la peau…

Eh oui, puisque, selon le journal La Croix du jour, un français sur cinq est désormais tatoué, on dénombre désormais plus de 4000 salons de tatouage en France contre une vingtaine en 1980. Le tatouage s’est désormais diffusé auprès de tous les milieux, tous les genres, il peut être tribal, asiatique, new school, ou bien personnel, le prénom d’un être cher par exemple. 

C’est un vrai renversement pour un signe jadis réservé aux durs, aux tatoués, un exemple de plus de ces symboles réservés aux marges devenus désormais largement répandus. A cet égard, le tatouage n’est pas un cas unique, on pourrait en citer d’autres, le piercing par exemple. 

Ce qui est frappant en revanche dans le tatouage, c’est tout d’abord le fait que la mode s’est déplacée, elle concernait jadis le dessus, le tissu, ou les dessous, parfois les dessous dessus, aujourd’hui, elle est de plus en plus sur la peau, qu’il s’agisse par exemple du maquillage, une dépense de plus en plus importante, laquelle commence d’ailleurs à exister pour les garçons, ou bien encore le tatouage. Comme si la mode devenait de plus en plus personnelle au fur et à mesure qu’elle faisait corps avec le corps, ce n’est plus un accessoire c’est une partie de soi-même. La mode ne concerne plus l’éphémère mais le définitif, et c’est cela qui est étrange et paradoxal. 

Le sociologue Georg Simmel analysait la mode comme le symptôme de la nervosité d’une époque, plus une époque est nerveuse, disait-il, plus elle change vite de mode. Il avait raison, puisque les modes autour de nous changent extrêmement vite, mais il avait tort puisqu’il n’avait pas pensé aux modes qui changent de plus en plus vite et sont cependant définitives, comme les tatouages. 

Se faire tatouer, c’est prendre une décision pour la vie ou presque. Ce qui est frappant dans le tatouage c’est son caractère définitif alors même qu’il obéit au mouvement de l’éphémère. Il n’y a que la mode qui peut nous faire faire ça, autrement dit transformer le gout d’un instant en un choix définitif. 

Une fois de plus, la mode est un mensonge auquel tout le monde veut croire.

@PetitsMatinsFC

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner
Le tatouage rentre sous la peau…
Intervenants
  • directrice scientifique du musée des impressionnismes de Giverny.
  • directeur général de l’Agence française de développement
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