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"Sofia", de Meryem Benm'Barek

Meryem Benm' Barek "Sofia" / Dans la salle des profs / Kosovo - Serbie : la "boîte de Pandore" d'une redéfinition des frontières ? / Amazon, Apple... Que des zéros ?

59 min
À retrouver dans l'émission

Meryem Benm' Barek vous parle de son film "Sofia", et Jean-Arnault Dérens d'une possible redéfinition des frontières entre le Kosovo et la Serbie. Les chroniques s'intéressent au métier de prof et à la valorisation en bourse d’Amazon.

"Sofia", de Meryem Benm'Barek
"Sofia", de Meryem Benm'Barek Crédits : Memento Films

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec Meryem Benm' Barek, pour son premier long métrage, "Sofia". Son héroîne a vingt ans, elle s'appelle Sofia, et vit avec ses parents, à Casablanca. Un déni de grossesse, puis, un accouchement d’un bébé hors mariage, la plongent dans l'insécurité et l’illégalité :  elle a vingt-quatre heures pour fournir à l’hôpital le nom et les papiers du père de l’enfant…

J'avais envie de faire un film pensé comme un portrait du Maroc contemporain. C'est vrai que le Maroc est une société patriarcale. J'avais envie d'interroger les institutions, le rapport à la famille. Le sujet de mon film, ce n'est pas la condition féminine, c'est la fracture sociale. Dans mon film, cette réflexion s'inscrit dans un contexte économique. On perçoit bien l'enjeu de chaque famille, comment chacun pose ses pions, essaie d'exercer son pouvoir sur celui de la classe en-dessous. 

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Le Journal des Idées par Jacques Munier : C’était la rentrée scolaire cette semaine et comme tous les ans, le sujet revient dans la presse. Gros plan sur le métier de prof.

Le saviez-vous ? « Prof » est une apocope, soit la chute de la terminaison d’un mot, comme dans « ciné » pour cinéma. Robert Solé le rappelle dans l’hebdomadaire Le un qui paraît aujourd’hui. L’apocope appartient à la famille des métaplasmes, qui désignent une modification phonétique ou morphologique altérant l'intégrité d'un mot par addition, suppression, substitution ou permutation d’éléments phonétiques ou morphologiques. Et la liste est longue… Exemple : l’aphérèse – l’inverse de l’apocope – la suppression des premières lettres, comme dans « bus » pour autobus. Ou encore l’anagramme, la contrepèterie, la crase, comme dans « t’ar ta gueule à la récré ». Prof aurait fait son apparition dès 1890 et – ajoute le chroniqueur lexicographe – « dans un métier qui se féminise, cette abréviation neutre a au moins le mérite de nous éviter le vilain professeur-e ou le ridicule professoresse ». Mais les « professeurs abrégés », comme disait l’un d’eux, n’ont plus seulement de raccourci que le nom. Dans son édito, Julien Bisson évoque le « recours croissant aux enseignants contractuels dans l’Éducation nationale : ils sont désormais plus de trente mille dans le second degré », un chiffre en hausse de 15 % sur deux ans. Des enseignants sans formation spécifique, recrutés à bac 3, et affectés en priorité dans les établissements les plus difficiles, une situation « mal vécue, que ce soit par leurs collègues, qui y voient un mépris du métier, ou par les parents d’élèves, qui s’inquiètent de la qualité des cours donnés ». L’éditorialiste brosse un tableau plutôt sombre. « Le nombre de candidats au Capes ou à l’agrégation a chuté de 30 % en quinze ans, et chaque année des centaines, voire des milliers de postes, ne sont plus pourvus. »

En 2018, par exemple, 358 postes n’ont pas été pourvus au Capes et 118 à l’agrégation. « Quant aux démissions, jusqu’alors rarissimes, elles ont doublé en cinq ans, notamment chez les professeurs stagiaires, découragés avant même de boucler leur première année. » Les enquêtes PISA ont montré du doigt le caractère inégalitaire du système éducatif français, et l’on sait désormais, « depuis l’édition 2015, que notre pays est aussi celui où le climat de discipline est le plus dégradé ! » 

En salle des profs les doléances affluent : 32 % des enseignants se plaignent de troubles de l’audition, conséquence d’un bruit ambiant, 46 % souffrent régulièrement d’extinction de voix, et globalement d’une « perte de sens » affectant un métier « qui ne consiste désormais plus en celui d’éducateur, mais davantage en celui d’évaluateur ». Sans compter des salaires parmi les plus bas d’Europe, les situations familiales compliquées, voire dramatiques, de certains élèves en Zone d’éducation prioritaire… 

Le temps dévolu à l’apprentissage aussi, à l’époque de l’immédiateté, du « tout, tout de suite » et des réponses faciles, favorisés par les usages du web. De même pour les évolutions du système scolaire, comme le souligne François Dubet dans le dernier N° du mensuel Sciences Humaines, consacré à l’éducation. « Avec 1 million d’enseignants, 12 millions d’élèves, et la moitié des familles françaises concernées », ces évolutions sont forcément lentes. Le philosophe Jacques Rancière décrit ainsi le phénomène de la transmission : « le rapport entre deux exercices » ou « entre deux aventures intellectuelles. L’aventure intellectuelle de celui ou celle qui occupe la fonction de maître est de provoquer celles et ceux qui lui font face à répondre, à engager leur propre chemin pour apprendre. » 

Au sommaire de Philosophie magazine ce mois-ci, un dossier sur le contenu éthique de l’éducation, avec notamment de larges extraits de l’ouvrage fondateur de John Dewey, Démocratie et éducation, deux mots qui semblent à la fois si liés et désormais si difficiles à marier. Le philosophe pragmatique s’interroge : « Personne n’a jamais expliqué comment il se fait que les enfants aient tant de questions à poser en dehors de l’école (à telle enseigne qu’ils empoisonnent la vie des adultes si on les encourage en répondant) et témoignent d’une absence totale de curiosité concernant l’objet des leçons à apprendre pour l’école. » Sa réponse tient dans un mot : l’expérience, à mettre au cœur de la pédagogie, pour réunir sensation et action de manière à s’engager dans le monde.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : 20 ans après la guerre entre les deux pays, la possibilité d’un troc territorial entre le Kosovo et la Serbie est de plus en plus évoquée. De nombreuses rencontres ont eu lieu entre les présidents serbe Aleksander Vucic et kosovar Hashim Thaçi. Kosovo - Serbie : la "boîte de Pandore" d'une redéfinition des frontières ?

Xavier Martinet s'entretient avec Jean-Arnault Dérens, rédacteur en chef du Courrier des Balkans.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : Un trillion de dollars : c’est la valorisation en bourse d’Amazon.

Le chiffre 1 avec plein de zéros derrière… 13 chiffres, mille milliards de dollars si vous préférez, deux fois la valeur additionnée de Disney et de Bank of America, le PNB du Pakistan ou de l’Argentine, ou bien encore la valorisation d’Apple, puisqu’Apple au début du mois d’août, tandis que vous étiez tranquillement allongé sur votre transat Apple a également franchi le cap de valorisation d’un trillion de dollars.

Alors tous ces zéros c’est peut être un détail pour vous, même si je vous dis que c’est la première fois dans l’histoire de la galaxie que des entreprises valent plus qu’un trillion de dollars, cela pourrait vous faire ni chaud ni froid. Pourtant, cette barrière d’un trillion de dollars est une révolution dans l’histoire du capitalisme quelque chose qui pourrait nous inciter à revoir une pelletée de manuels ou de livres. Car finalement, le dépassement de cette barrière est le contraire de ce que l’on nous prédisait, autrement dit le développement de la libre concurrence, la création d’une myriade de petites compagnies – vous savez, plus il y a de la concurrence plus on concentre, c’est ce à quoi on assiste : une hyper concentration, la naissance de multinationales encore plus grande que les multinationales des années 1980. 

Comme l’explique le New York Times, cela signifie qu’aujourd’hui l’économie mondiale est entre les mains d’un bien plus petit nombre de compagnies que dans les années 1970. Alors, en 1975, 109 compagnies réalisaient la moitié des bénéfices mondiaux, aujourd’hui ces 109 compagnies ne sont plus que 30 compagnies, jamais le capitalisme, dans son histoire, n’a été autant concentré qu’aujourd’hui. Autrement dit il existe un parallèle parfait entre les inégalités entre les hommes et les inégalités entre les compagnies, de la même façon que la classe moyenne souffre un peu partout dans le monde, les moyennes entreprises ont de plus en plus de difficultés. 

Le mouvement général va distinguer désormais entre des supernovas, des énormes entreprises à la taille inédite, et des très petites entreprises, comme si l’alternative demain était entre des entreprises états et des auto-entrepreneurs. Comme si désormais il n’existait que des 1 ou plein de zéros. 

@PetitsMatinsFC

Chroniques

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JOURNAL DE 6H30 du mercredi 05 septembre 2018
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