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Le président Emmanuel Macron le 30/08/2018 en Finlande.

Polar : Antoine Chainas "Empire des chimères" / L’An II de la macronie / Libye : qui veut vraiment des élections ? / L'indice iPhone de pauvreté

1h
À retrouver dans l'émission

Antoine Chainas vous parle de son roman "Empire des chimères", et Virginie Colombier de la situation économico-politique en Libye. Les chroniques s'intéressent à la macronie et à ce que révèle le prix du nouvel Iphone du revenu médian français.

Le président Emmanuel Macron le 30/08/2018 en Finlande.
Le président Emmanuel Macron le 30/08/2018 en Finlande. Crédits : Ludovic MARIN - AFP

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec l'écrivain de romans policiers, Antoine Chainas, pour Empire des chimères, paru dans la  Collection Série Noire des Editions Gallimard.

Nous sommes au début des années 80. Dans un village, une petite fille disparaît, en même temps que, dans la région, un parc à thèmes s'implante, inspiré d’un jeu de rôles sombre et addictif, au succès phénoménal. Au cœur d'une tragédie locale, bouleversement global et mondes alternatifs, Empire des chimères nous entraîne dans un labyrinthe pour le moins vertigineux. 

Empire des chimères est un prétexte à explorer les limites de la réalité, un roman noir qui flirte avec les limites des genres. L'intrigue policière est aussi prétexte pour explorer les limites du polar. Je me suis beaucoup basé sur les souvenirs des habitants qui peuplent mon village, quand on a commencé à privatiser l'espace public, à voir venir l'avènement des parcs à thèmes .... 

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Le Journal des Idées par Jacques Munier : Le président Macron présente aujourd’hui son plan pauvreté, alors qu’il affronte une désaffection record dans l’opinion publique. 

La plus brutale, la plus soudaine de toute l’histoire de la Ve République, souligne Alain Duhamel dans Libération. Avec 27% de satisfaits, selon Ipsos, Emmanuel Macron tombe au même niveau que François Hollande à pareille époque. Le politologue rappelle la loi d’airain du calendrier politique de l’ancien monde depuis que le quinquennat est en place : après « le temps de la victoire dans le sillage de l’élection » vient celui du « désamour, généralement durant la deuxième année » puis celui du « recentrage, pour tenter d’inverser la tendance », avant d’entrer dans les marges mouvantes de l’évaluation, « par les prétendants à l’Elysée, les médias et surtout les Français ». Aujourd’hui, dans le temps venu du recentrage, « la priorité se situe, de toute évidence, sur le front social – observe Alain Duhamel. C’est là que la déception a été la plus aiguë, lorsque l’image délétère du "Président des riches" s’est installée. » Ce n’est donc pas un hasard s’il présente lui-même « solennellement » le plan pauvreté, cinq jours avant celui sur la réorganisation du système de santé… 

Mais ce « recentrage » ne portera ses fruits que si le président « cesse de ferrailler avec les corps intermédiaires (syndicats, élus locaux, associations) pour engager le dialogue, que ce soit à propos de l’assurance chômage ou, plus encore, de l’immense réforme des retraites ». C’est aussi le sens de l’analyse d’Olivier Mongin dans la dernière livraison de la revue Commentaire. La vision « jupitérienne » d’un pouvoir « vertical », « aux dépens des institutions intermédiaires et de la démocratie sociale », ne peut que susciter des réactions tous azimuts car « un pays en mal de médiations entre le haut et le bas ne peut qu’entamer une joute permanente avec son président. » Et mieux vaudrait éviter pour le premier magistrat la posture symétrique : « à vouloir passer en force, à contourner sans états d’âme les médiations syndicales et parlementaires, il s’installe dans la joute verbale chère au populisme ». C’est que – ajoute Olivier Mongin - le « nouveau monde politique ne s’institue pas naturellement et qu’il ne se résume pas au démantèlement de l’ancien ». Et « aujourd’hui, Emmanuel Macron ne semble pas disposer d’autre scénario que celui d’un passage en force vis-à-vis des réfractaires aux réformes ». 

Dans Les Echos, en pages idées & débats, Etienne Lefebvre insiste sur les conditions de la réussite du plan pauvreté : la mobilisation des acteurs concernés, notamment les départements et les associations. Car s’il est vrai que « grâce à un niveau de prestations élevé, le taux de pauvreté est contenu à 14 % de la population en France », il stagne alors que « la grande pauvreté se répand et les personnes pauvres le restent, souvent de génération en génération ». Mettre l’accent sur la prévention, via l’école, le soutien aux familles, par exemple les crèches, et sur l’accompagnement vers le retour à l’emploi va dans le bon sens. Mais, encore une fois, rien ne pourra se faire sans l’engagement des pouvoirs locaux et des associations. 

L’affaire Benalla, dans sa phase terminale, est symptomatique d’une forme de mépris à l’égard des corps intermédiaires – que Pierre Rosanvallon désignait comme les « institutions de l’interaction » – et avant tout des corps constitués comme l’Assemblée nationale ou le Sénat. Nourri au lait de l’arrogance élyséenne, le nervi de la sécurité rapprochée du président donne de la voix pour exprimer son dédain à l’égard des élus du Parlement, à propos d’une convocation parfaitement légitime devant une commission d’enquête du Sénat, après la baston de la place de la Contrescarpe et l’usurpation d’insignes de la police dont il s’est rendu coupable. En termes de communication autant que d’éthique républicaine c’est un fâcheux raté, analysé comme tel par Arnaud Benedetti dans le Figarovox. « Les effets risquent d'être d'autant plus toxiques que le storytelling de secours déployé par les marcheurs avait d'abord relativisé le côté bad boy de l'impétrant pour ramener les incidents du 1er Mai à une quasi-faute de jeunesse. Le plan média doucereux qui avait accompagné les prestations de Monsieur Benalla n'avait d'autre objet que d'accréditer la représentation d'un profil culturellement compatible avec la macronie rêvée. » L’auteur du Coup de com’ permanent (Cerf) et professeur associé l’université Paris-Sorbonne rappelle aux différents protagonistes de la série estivale qu’en dépit de leur volonté de tourner la page politico-médiatique, le « temps institutionnel, à la fois judiciaire et parlementaire » ne pouvait que se rappeler à eux… « Monsieur Benalla, agent free-lance de la marque "Macron", ne l'aura pas supporté : refusant dans un premier temps de déférer à sa convocation, étrangement soutenu par des déclarations pour le moins étonnantes de la Garde des sceaux, il se résigne enfin à une audition devant des parlementaires dont il dit à haute et intelligible voix qu'ils ne les respectent pas. » Pas plus, dans le fond, qu’il n’aura respecté la police ou la gendarmerie dans cette affaire. Et l’on sait qu’elles le lui rendent bien…

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : Y aura-t-il des élections en Libye avant Noël ? Pour le Premier Ministre libyen al-Sarraj la réponse est non, mais la communauté Internationale, la France surtout, les réclame. Pourtant la situation sécuritaire est loin d’être réglée et le processus politique sur place plutôt bancal…

Libye : qui veut vraiment des élections ? Xavier Martinet s'entretient avec Virginie Colombier, professeur  à l'Institut universitaire européen (European University Institute) de Florence.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : 50 % de la France privée d’iPhone…

Ah je reconnais là les raccourcis que vous affectionnez Xavier – pourquoi 50 % des français seraient privés l’iPhone, alors pour le comprendre il faut rapprocher deux chiffres. 

Le premier, le niveau de vie médian des français pour 2016 vient d’être calculé par l’INSEE : il s’élève précisément à 20.520 euros, soit un peu plus de 1700 euros par mois, ce qui signifie, je vous le rappelle, que 50 % des français gagnent plus de 1700 euros par mois, 50 % moins, voilà pour le premier chiffre. 

Second chiffre : le jour même où l’INSEE dévoilait le salaire médian des français, Apple dévoilait le prix de son nouveau téléphone l’iPhone XS Max, lequel en configuration 512 Go vaut 1659 euros. 

Qu’est-ce que ça signifie ? Que 50 % des français ne peuvent pas se payer le nouvel IPhone, à moins, bien sûr qu’ils décident de consacrer la totalité de leur revenu mensuel à cet achat – par exemple en octobre ils décideraient de jeuner, de ne payer ni loyer ni impôt ni sciure pour le chat, tout cela pour acquérir le nouvel iPhone. 

Alors, au-delà de ça, ce chiffre faramineux, un mois de salaire non pas pour un gage d’amour éternel  ̶  sinon vous me l’auriez déjà offert  ̶  mais pour un téléphone qui sera obsolète dans deux ans, on peut faire confiance à Apple là-dessus, nous permet de répondre à une question essentielle en économie : les français sont-ils pauvres ? La réponse est oui, évidemment, puisque 50 % de nos compatriotes ne peuvent pas s’acheter l’iPhone lequel représente l’Alpha et l’Omega de l’objet. Je vous rappelle par exemple qu’Esther, la petite fille croquée par le dessinateur Ryad Sattouf, n’aime qu’une seule odeur sur terre, celle de la boite de l’iPhone et vous pensez bien que, pour elle, les Chaomi et autres Wiko  ̶  ce sont des marque de téléphones bon marché  ̶  c’est pour les boloss, pour les nuls…

Les français peuvent donc être déclarés dans un état de pauvreté relative, puisque la pauvreté est toujours relative, à moins d’être Job, le prophète Job, pas Steve Jobs, on est jamais pauvre sur le plan métaphysique. C’est nouveau parce que lorsqu’Apple a lancé l’iPhone, il y a 11 ans, en 2007, celui-ci valait 649 euros, ce qui témoigne donc de l’évolution des prix : plus 30 % si on le compare avec l’iPhone XS R, et plus 255 % si on le compare au prix de l’iPhone XS Max. 

Le bonheur c’est simple comme un coup de fil, si on peut se payer un téléphone sans fil. 

@PetitsMatinsFC

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