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Jean Dujardin et Yolande Moreau dans "I feel good" de Gustave Kerven et Benoît  Delépine.

Cinéma : Gustave Kervern et Benoît Delépine "I feel good" / Au banquet de JP Vernant / Pétrole / Et si l’intelligence artificielle tuait le capitalisme ?

1h
À retrouver dans l'émission

Gustave Kervern et Benoît Delépine vous parlent de leur film "I feel good", et Philippe Copinschi de l'accord OPEP. Les chroniques relisent Jean-Pierre Vernant, et s'intéressent à la relation entre intelligence et capitalisme.

Jean Dujardin et Yolande Moreau dans "I feel good" de Gustave Kerven et Benoît  Delépine.
Jean Dujardin et Yolande Moreau dans "I feel good" de Gustave Kerven et Benoît Delépine. Crédits : Copyright Ad Vitam

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec les réalisateurs Gustave Kervern et Benoît  Delépine, pour la sortie de leur film I feel good. Monique (jouée par Yolande Moreau) dirige, près de Pau, une communauté Emmaüs. Elle voit un jour débarquer son frère, Jacques (Jean Dujardin), qu'elle n'a pas vu depuis longtemps, bon à rien qui n’a qu’une obsession, trouver l’idée qui le rendra riche. Monique versus Jacques : entre liens de famille et différences, deux visions du monde qui  s’affrontent.

Le rôle de Jean Dujardin c'est la somme de plusieurs personnages qu'on a pu croiser ; il y a celui qui veut chercher une idée pour devenir riche, celui qui est obsédé par les marques, il y a un peu de tout et puis, ce côté un peu "start-up nation" ; il croit à ce système comme à une maladie : en fait, c'est un condensé de toutes les tares de notre société.

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C'était tellement génial cet endroit, cinématographiquement. Grand, comme beaucoup d'endroits en bordure d'autoroute, avec plein de champs. On a rencontré les Compagnons qui ont chacun une forme de culture qu'on a appris à connaître. Ils travaillent beaucoup. Voir à quel point il y a du boulot, on voulait montrer ça. On voulait parler d'une sorte d'utopie qui fonctionne, quelque part, en France, comme il en existe. 

Benoît Delépine et Gustave Kervern
Benoît Delépine et Gustave Kervern Crédits : Copyright Ad Vitam
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Le Journal des Idées par Jacques Munier : Un ouvrage collectif qui vient de paraître aux Belles Lettres nous invite à relire l’helléniste Jean-Pierre Vernant, professeur au Collège de France, disparu en 2007. Dont acte…

C’est que le prodigieux passeur des mythes et de la pensée des anciens Grecs était en plus une belle figure d’intellectuel engagé. Dans l’introduction à l’ouvrage publié sous le titre Relire Vernant, Stella Georgoudi et François de Polignac rappellent son itinéraire exceptionnel, et notamment l’engagement dans la Résistance du jeune professeur de philosophie à Toulouse, reçu premier à l’agrég’ en 1937. Le « colonel Berthier » devient chef militaire des FFI pour toute la région Sud-Ouest. Encarté au PCF jusqu’en 1970, il aura su nous épargner le mea culpa du repenti alors qu’il estime être resté fidèle à ses idéaux quand c’est le dogmatisme et l’absence de libre parole qui l’ont éloigné du parti à l’époque. Après une thèse sur le travail chez Platon, il prend pied dans l’hellénisme en conjuguant comparatisme et structuralisme. 

Il s’emploie à cultiver le premier en organisant des rencontres avec des spécialistes de civilisations anciennes, des orientalistes, des anthropologues. Je cite quelques noms : Maxime Rodinson (Islam), Jean Yoyotte (Égypte), Jean Bottero (Mésopotamie), Madeleine Biardeau et Charles Malamoud (Inde), Jacques Gernet (Chine)… Un aréopage aux allures de Panthéon de l’esprit ! Le comparatisme hérité de Dumézil le conduit à révolutionner l’approche de la Grèce ancienne, figée pour l’éternité par les antiquisants dans la thèse du « miracle grec », en montrant le « métissage culturel » qui, depuis le IIe millénaire, l’immerge dans d’intenses échanges avec des mondes différents : « le Proche-Orient, l’Égypte, les Phéniciens, le monde babylonien, la Perse »… Quant au structuralisme de son collègue à l’Ecole Pratique des Hautes Études puis au Collège de France, Claude Lévi-Strauss, il en adopte la « grammaire », en soulignant que les systèmes religieux ou les récits mythiques ne peuvent se comprendre « sans un modèle où l’ensemble est pris en compte » intégrant les récits analogues ou les diverses versions. 

La trajectoire scientifique de Jean-Pierre Vernant vaut le détour pour une raison supplémentaire. Car la religion et les mythes grecs ne sont venus que dans un second temps. Comme il le dit lui-même dans son premier livre sur Les origines de la pensée grecque, ce qui l’intéresse d’abord, en philosophe, c’est l’émergence de la raison, le fameux « logos ». Du coup il va s’assigner la tâche d’en discerner l’éclosion à partir du magma des représentations mythologiques et de l’univers symbolique de la religion. Comment la démocratie, le droit, la science, la philosophie sont-elles nées sur le sol grec ? Et quelle est « la distance qui sépare le héros homérique ou le paysan d’Hésiode de cet homme raisonnable défini comme un animal politique par Aristote » ? Déchiffrer les structures du Panthéon comme « une expression des hiérarchies sociales » le conduit à cette idée qu’un dieu « est une puissance qui traduit une forme d’action, un type de pouvoir ». 

Relire Vernant, donc. Une publication récente nous donne l’occasion de suivre ce bon conseil. C’est la préface à la Théogonie d’Hésiode, le grand poème cosmogonique de la naissance des dieux publié chez Rivages dans une nouvelle traduction d’Annie Bonnafé. Son talent de conteur met en lumière le caractère étonnamment rationnel de ce tourbillon de séquences destinées à extraire le monde ordonné du chaos originaire. 

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : « Arnaquer le reste du monde », c’est ce que Donald Trump reproche à l’OPEP pour obtenir une baisse des prix pétroliers mondiaux. Jusqu’ici, l'accord conclu entre 24 pays en 2016 pour limiter la production résiste, les prix sont au plus haut. Les pays producteurs réunis à Alger prévoient de répondre négativement à la demande de Donald Trump de faire baisser le prix du pétrole... Les pressions américaines pourraient-elle fragiliser l’accord OPEP et est-il (politiquement) tenable ?

Xavier Martinet s'entretient avec Philippe Copinschi, consultant sur les questions pétrolières internationales et chargé d'enseignement à Sciences Po Paris.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : Et si l’intelligence artificielle tuait le capitalisme ?

Oui, dit comme cela, cela mérite une petite explication. Je vais vous la faire en trois temps.

Premier temps, Géophy, une start-up d’intelligence artificielle, est en train de construire la plus grande base de données sur les transactions immobilières mondiales. C’est dans le Financial Times, cette société — qui fait du big data — est en train de répertorier la totalité des prix des propriétés, elle a déjà scanné les 48 millions de maisons anglaises, les 147 millions de propriétés américaines, il lui manque quelques bicoques en Chine pour aboutir à la totalité des prix globaux de l’immobilier. Le but : arriver au rêve des magazines, au vrai prix de l’immobilier, tout le temps. 

Point deux : le capitalisme, si l’on en croit ses théoriciens — par exemple l’un des penseurs de l’ultra libéralisme, Friedrich Hayek — c’est la supériorité du marché pour la fixation des prix. C’est ainsi qu’en 1945, Hayek expliquait que le capitalisme triompherait du communisme parce que le communisme n’est pas capable de fixer les prix. Le plan, une supposée intelligence centrale et planificatrice donc — finalement, c’est cela le lien entre le plan et l’intelligence artificielle — est condamné à échouer, parce qu’il fera toujours moins bien que la main invisible du marché, autrement dit la négociation entre deux individus. L’intelligence centrale, pour Hayek, est condamnée à se tromper, c’est ainsi que le plan pourrait bien, pour des raisons purement politiques, ou tout simplement par incompétence, fixer le prix d’une caravane au-dessus de celui d’un château.

Et l’on en arrive au point trois. Que se passerait-il s’il existait une intelligence supérieure et centrale, donc l’intelligence artificielle de Geophy, susceptible de fixer les vrais prix de l’immobilier ? Faire mieux que la loi de l’offre et la demande, ou plus exactement imposer un prix au prix du marché, créer une norme qui ne serait plus celle façonnée par la rencontre de l’offre et la demande. 

Le communisme en a rêvé, il se pourrait bien l’intelligence artificielle le fasse. Et si l’Union Soviétique était le stade ultime de l’informatique ? 

@PetitsMatinsFC

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