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"Les amours d'un fantôme en temps de guerre" de Nicolas de Crécy.

Roman : Nicolas de Crécy “Les Amours d'un fantôme en temps de guerre” / Mondialisation / ONU : un multilatéralisme social est-il possible ? / Les portables : la peste et le choléra

1h
À retrouver dans l'émission

Nicolas de Crécy vous parle de son roman jeunesse “Les Amours d'un fantôme en temps de guerre”, et Bertrand Badie de l'ONU et de multilatéralisme. Les chroniques s'intéressent à la mondialisation et aux portables.

"Les amours d'un fantôme en temps de guerre" de Nicolas de Crécy.
"Les amours d'un fantôme en temps de guerre" de Nicolas de Crécy. Crédits : © Nicolas de Crécy © Albin Michel

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec le dessinateur et écrivain Nicolas de Crécy, à l'occasion de la parution de son roman “Les Amours d'un fantôme en temps de guerre” , aux éditions Albin Michel Jeunesse.

La thématique de départ, c'est ce petit fantôme qui cherche l'amour. Je l'ai pensée comme une fable, au début c'était un croquis, un personnage agréable à dessiner, un décor très simple, un grand drap blanc, comme une toile vierge, on peut facilement s'identifier,   mettre ce qu'on veut, l'idée m'intéressait. J'ai commencé les illustrations et puis, le livre s'est imposé.

Le Journal des Idées par Jacques Munier : La guerre commerciale Etats-Unis/Chine suscite les commentaires sur l’état et l’avenir de la mondialisation.

Œil pour œil, dent pour dent c’est ainsi qu’on peut la résumer. « Une conséquence du même genre d’émotions – la peur et l’orgueil – qui déclenchent de vraies guerres » observe Gideon Rachman dans le Financial Times, un article relayé par Courrier International qui publie un dossier consacré au sujet. « Si les deux rivaux sont prêts à prendre le risque de se lancer dans une véritable guerre commerciale, c’est parce que chacun croit pouvoir gagner », ajoute l’éditorialiste, qui rappelle que lorsqu’une guerre éclate, « toutes sortes de nouvelles armes sont développées ». In fine, au terme de la surenchère sur les taxes douanières, l’arme ultime de la Chine pourrait bien se trouver dans l’achat de la dette américaine. Il lui suffirait de cesser d’acheter des bons du Trésor américain pour faire pression sur les États-Unis, qui peineraient alors à financer leur déficit. Cela dit, on pensait jusqu’à présent que « la Chine ne se débarrasserait jamais de ses titres de dette américains car cela ferait plonger la valeur de ses propres économies »… Un jeu à somme nulle ? 

Dans Le Monde diplomatique, Martine Bulard souligne l’initiative commune de « la très branchée Silicon Valley – bastion démocrate et de la très ancienne Rust Belt (« ceinture de la rouille ») – fief du président américain – et les géants de la sidérurgie » pour faire front commun contre la Chine. Mais en l’occurrence, « il s’agit davantage de défendre les actionnaires que les ouvriers en colère, même si certains peuvent bénéficier de la lutte contre les importations à bon marché ».  C’est que « le libre-échange vanté un peu partout – y compris par M. Xi – a laissé sur le carreau des millions de salariés à travers le monde et causé des dégâts écologiques sans précédent », mais « le protectionnisme entièrement tourné vers le libre profit tel que le pratique M. Trump ne changera guère la donne pour l’immense majorité des citoyens américains. Le bras de fer commercial risque donc de ne faire que peu de gagnants... voire aucun » conclut Martine Bulard. Qui se demande « où s’arrêtera l’escalade ? », c’est le titre de son article. Car la Chine – souligne-t-elle – se refuse désormais à faire profil bas, rejetant « la doctrine du père des réformes, Deng Xiaoping, qui préconisait « de cacher ses talents et d’attendre son heure ». A contrario, l’actuel président a choisi de s’affirmer sur la scène internationale comme numéro un d’un « grand pays » – pour reprendre son expression – traitant d’égal à égal avec l’Amérique. Si Pékin « aime à vanter ses résultats (800 millions de Chinois sortis de l’extrême pauvreté) », le pays « a surtout utilisé en sa faveur les règles édictées par les nations les plus puissantes, États-Unis en tête. Mais rien n’obligeait les dirigeants occidentaux à ouvrir leur pays à tous les vents commerciaux, à encourager les délocalisations et à supprimer un à un leurs instruments d’intervention économique sous la pression des multinationales – lesquelles se sont ruées sur le territoire chinois. »

Zaki Laïdi, dans sa contribution au dossier de la revue Le débat sur les « Troubles dans la mondialisation », insiste sur le fait que les « chaînes de valeur ont profondément modifié la nature des enjeux commerciaux. Le schéma selon lequel un pays exporte un produit fini vers un autre est aujourd’hui presque obsolète. » Plus de 6 voitures allemandes sur dix vendues aux Etats-Unis sont fabriquées dans le pays. Le cas de l’iPhone l’illustre autrement : la valeur ajoutée par sa fabrication chinoise est négligeable. « Les chaînes de valeur constituent de fait l’instrument le plus effectif contre le protectionnisme car en taxant des produits importés on accroit le prix du produit final utilisant ces produits importés comme intrants. » Le système commercial multilatéral, du Gatt à l’OMC, s’en trouve concrètement renforcé. Reste que dans un monde devenu largement multipolaire, le multilatéralisme qui était l’horizon d’une mondialisation régulée et profitable à tous est désormais entré en crise du fait notamment de ceux qui ont su en profiter le plus, comme la Chine. Et si les Etats-Unis ne sont « plus assez puissants pour dominer le jeu commercial multilatéral, ils demeurent redoutables dès qu’ils en sortent », même s’il faut rappeler aussi que le jeu a été et « demeure largement favorable aux intérêts américains ». 

Dans Les Echos, Dominique Moïsi estime que la confrontation Chine Amérique est le risque majeur des années à venir. « Les deux premières puissances mondiales sont poussées, l’une pour Washington, par une volonté de se retirer du monde trop vite et pour Pékin par le désir d’imposer son nouveau statut trop rapidement. »

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : La 73ème session de l’AG de l’ONU qui se termine aujourd'hui a plus marqué par ses joutes oratoires que par ses décisions. Alors qu'hier encore A. Merkel reprochait à D. Trump de risquer de « détruire l’ONU » et le système multilatéral, un autre multilatéralisme s'affirme à partir des pays du Sud. Le politologue Bernard Badie est convaincu du rôle déterminant des pays du Sud dans le jeu international, définitivement marqué par la disqualification des grandes puissances occidentales et leurs échecs répétés d'assurer une paix durable à travers le monde... ONU : un multilatéralisme social est-il possible ?

Xavier Martinet s'entretient avec Bernard Badie, professeur de relations internationales à Sciences Po et chercheur au CERI.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : La peste et le choléra à l’intérieur du même téléphone mobile…

Oui, c’est désormais reconnu, à l’intérieur d’un téléphone mobile, il y a la peste et le choléra : la peste, ce sont les ondes qui vous grillent le cerveau, leur présence fait débat. Quant au reste du téléphone — le choléra — il vous met le cerveau hors service, là plus personne n’en doute.
Ce qui est nouveau, en revanche, c’est qu’aujourd’hui c’est reconnu par les fabricants de téléphone mobile, Apple en tête au travers de son nouveau système d’exploitation, lequel compte le temps que vous passez sur votre téléphone.
Après les calories que vous ingérez au Mac Do, le goudron et la nicotine que vous avalez dans votre cigarette, voici un nouveau fléau : le débranchage de votre cerveau. C’est donc désormais officiel, le téléphone nuit à la santé mentale.
Etre connecté est le grand mensonge du XXI e siècle : plus vous êtes connecté, plus votre cerveau est déconnecté, plus le réel devient un élément perturbateur, entre deux applis, trois visionnages de vidéo de chats qui rigolent et quatre envois de smileys.
Compter le temps de présence sur le téléphone portable, autant dire compter le temps d’absence, le portable est le grand fléau de notre temps. Il faudra un jour mesurer le gâchis d’intelligence que représente Twitter, Facebook et autres applis, une preuve de plus que les outils de communication ne sont pas des outils, autrement dit qu’ils ne sont pas neutres, que la forme des outils appelle un fond spécifique. Vous aurez beau faire, tout individu plongé dans son téléphone portable ne restera pas longtemps un individu.
Le medium est le message, disait Mac Luhan, avec le téléphone portable, le medium n’est même plus le massage, le cerveau ne répond plus, l’encéphalogramme est plat, et le mobile nous a fait entrer dans l’ère de la pensée immobile.

@PetitsMatinsFC

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Intervenants
  • dessinateur de Bande dessinée
  • Politiste, spécialiste des relations internationales, professeur émérite des universités à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et enseignant-chercheur associé au Centre d’études et de recherches internationales (CERI)
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