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Le dessinateur Enki Bilal expose croquis et esquisses à la mine de plomb, dans Graphite in Progress 2, à la Galerie Barbier & Mathon à Paris, jusqu'au 3 novembre 2018.

Expo : Enki Bilal "Graphite in Progress 2" / Refaire de la politique / Irak : le Kurdistan, boussole de l'Irak ? / L'antidestin d'Aznavour

1h
À retrouver dans l'émission

Enki Bilal vous parle de son exposition "Graphite in Progress 2", et Adel Bakawan des élections au Kurdistan autonome irakien. Les chroniques s'intéressent aux partis politiques en vue des élections européennes et rendent hommage à Charles Aznavour.

Le dessinateur Enki Bilal expose croquis et esquisses à la mine de plomb, dans Graphite in Progress 2, à la Galerie Barbier & Mathon à Paris, jusqu'au 3 novembre 2018.
Le dessinateur Enki Bilal expose croquis et esquisses à la mine de plomb, dans Graphite in Progress 2, à la Galerie Barbier & Mathon à Paris, jusqu'au 3 novembre 2018. Crédits : © Enki Bilal @ Galerie Barbier & Mathon

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel :

Tewfik Hakem s'entretient avec le dessinateur Enki Bilal qui expose croquis et esquisses à la mine de plomb, dans "Graphite in Progress 2", à la Galerie Barbier & Mathon à Paris, jusqu'au 3 novembre 2018.

Mon style a énormément évolué, je ne travaillais pas comme ça à mes débuts, je ne faisais pas de croquis préparatoires ; je travaillais sur la planche, je gommais, je redessinais, je re-gommais, à la façon classique de la bande dessinée. J'étais un peu fatigué du côté stakhanoviste du dessin, à tracer des cases, emplir des bulles, je n'en pouvais plus.

Enki Bilal, Graphite In Progress - Volume 2, Mine de plomb et pastel blanc sur calque.
Enki Bilal, Graphite In Progress - Volume 2, Mine de plomb et pastel blanc sur calque. Crédits : © Enki Bilal @ Galerie Barbier & Mathon

Il faut trouver un moyen pour que l'écriture soit vivante, soit énergique, ne pas être figé dans une BD à l'ancienne, traditionnelle avec ses petites cases etc. .Je me suis dit je vais travailler case par case et monter çà sur mon ordinateur, comme on monte un film.  Je fais tout à la main, l'odeur du crayon fait partie du jeu, c'est toujours l'outil de base pour le dessin, de tous les enfants. L'enfant tient au bout de ses doigts maladroitement le crayon comme une impulsion de son cerveau qui va le prolonger, et moi, je suis resté un enfant ou alors, les enfants sont déjà des adultes, tout ça fait partie du voyage...

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Les partis et mouvements politiques fourbissent leurs armes en vue des élections européennes de mai prochain dans une confusion dont le désistement de Daniel Cohn-Bendit comme tête de liste LaREM est un signe fort…

Dans une atmosphère générale de débâcle annoncée, c’est à qui siphonnera les voix des électeurs dans son orbite : Wauquiez et Dupont-Aignan à l’extrême-droite, Mélenchon à la gauche de la gauche, le boycott orchestré des députés insoumis à la Fête de l’Huma, et Macron au péril de sa « rhétorique des blocs » : démocraties « libérales » contre régimes « illibéraux », « progressistes » contre « populistes »… Dans Mediapart, Ludovic Lamant passe au crible cette stratégie du clivage qui trace une « ligne de partage pour structurer la politique européenne avant les élections de mai 2019 », une « grille d’analyse, qui masque les alternatives à l’Europe néolibérale » et qui avait porté ses fruits face à Marine Le Pen lors du deuxième tour de la présidentielle. Chef de file des écologistes au Parlement européen, le Belge Philippe Lamberts, la résume ainsi : « Macron a besoin des démons du genre Orbán et Salvini pour se profiler sur le devant de la scène. Ce sont les meilleurs ennemis du monde, ils se nourrissent les uns des autres. Ils veulent bipolariser le débat de façon à ce que disparaissent tout ce qui n’est pas eux. »

Nombreux sont ceux qui se refusent en Europe à gober la mouche, notamment au nom de l’unité européenne, même si ce n’est pas toujours dénué de calculs politiciens. Aux Pays-Bas, en Autriche, en Allemagne comme en Belgique des coalitions redoutent une sécession des partis nationalistes. Et le puissant PPE – la grande famille des conservateurs européens – voit se profiler le risque d’une perte d’influence en cas de création d’un groupe d’extrême droite au Parlement de Strasbourg. Ce serait justement l’objectif du chef de l’État : l’implosion du PPE, « qui lui permettrait de récupérer ses éléments les plus centristes dans un nouveau groupe construit sur mesure après les élections de mai ». À y regarder de près, le clivage en question apparaît moins tranché au plan idéologique, « sur nombre de dossiers économiques majeurs, du libre-échange aux politiques budgétaires, en passant par les réformes dites structurelles (marché du travail, retraites…) ». Et il permet de passer sous silence les alternatives au récit dominant, qui au-delà de la fable de la « concurrence du plombier polonais » pourrait dessiner les contours d’une Europe sociale. 

Le storytelling du « clivage » recycle au fond la « dialectique ami-ennemi » définie par Julien Freund comme l’essence du politique. Protège-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis, lesquels peuvent s’avérer à l’occasion des alliés objectifs. En l’occurrence, des amis on a pompé la substance : le fantôme du PS et la frange modérée des Républicains jusqu’au camp retranché de Wauquiez à la lisière de l’extrême-droite. De quoi alimenter encore, si besoin, le discrédit des partis politiques dans l’opinion, qui rejoint ainsi les conceptions de Max Weber ou Schumpeter selon lesquels ils ne seraient rien d’autre que des « organisations spécialisées tendues vers la conquête de postes », oublieuses de leur mission d’origine : le bien commun. 

Dans un ouvrage collectif paru aux éditions du Croquant sous le titre Que faire des partis politiques ? Daniel Gaxie et Willi Pelletier analysent la crise actuelle de la représentation politique en démocratie et ils observent que les partis subissent une forme d’évidemment : « baisse du nombre des adhérents, gentrification des recrutements, affaiblissement des engagements, recul des activités militantes »… Nicolas Bué relève également l’obsolescence des programmes, notamment à gauche, malgré une apparence de plus en plus sophistiquée mais qui confine au détail et manque de vision à long terme. Sinon, c’est purement et simplement la défense du statu quo ante… Et à droite, on a cessé de se préoccuper de l’Eglise ou de l’Empire, de la morale ou de la grandeur de la patrie pour se rabattre sur la diminution des charges des entreprises. Les partis, ces institutions en voie de disparition, sont désormais appelés à être remplacés par des « mouvements dématérialisés, aux adhésions éphémères, à portée de clics d’ordinateur, sans organisations locales, n’existant qu’à travers les réseaux sociaux ». Mais, au fond, ces « innovations revendiquées (souplesse, numérisation, dématérialisation, réseaux) constituent depuis longtemps le répertoire même des modernisateurs libéraux pour, par exemple, reconfigurer les administrations, habiller et légitimer leurs formes de plus en plus verticales, au principe d’une caporalisation renforcée dans les relations entre les hiérarchies et des personnels réduits à n’être que ressources humaines. » 

Dans Le Monde Éric Fassin débat avec Mark Lilla de sa thèse développée dans La Gauche identitaire (Stock). Une gauche qui se complairait dans un discours sur la diversité, oubliant les enjeux économiques et sociaux, et la recherche du bien commun et qui serait particulièrement active sur les campus, « encourageant les étudiants au narcissisme et à ne plus s'intéresser qu'à leur identité, en fonction d'affinités raciales, de genre, ou d'orientation sexuelle ». S’il est vrai que « Donald Trump a surfé sur le racisme et le sexisme pour attiser le ressentiment contre Barack Obama et Hillary Clinton. Imputer son triomphe aux universitaires qui parlent de genre et de race, n'est-ce pas inverser les causes et les effets ? » lui répond Éric Fassin.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Pour la première fois depuis le référendum d'indépendance de 2017, rejeté par la régime irakien de Bagdad, le Kurdistan autonome irakien a voté pour renouveler son Parlement. 3 millions d'électeurs participaient au scrutin.  Confusion et crispation après les résultats : les deux principales formations PDK et UPK en tête, mais un scrutin contesté. Un an après le référendum sur l’indépendance, la région et sa stabilité restent déterminantes pour l’avenir de l’Irak : le Kurdistan, boussole de l'Irak ?

Xavier Martinet s'entretient avec Adel Bakawan, docteur en sociologie politique, chercheur associé à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Les deux grand Charles ne sont plus…

Eh bien oui, il y avait deux Charles en France, De Gaulle et Aznavour, et les deux ne sont plus. Pourquoi associer les deux, au-delà du patronyme, peut-être parce qu’ils incarnent la France au-delà de leur frontière, l’Amérique rend hommage à Aznavour, comme jadis, il y a presque 50 ans, elle rendit hommage à De Gaulle. 

Et pourtant, De Gaulle et Aznavour sont aux antipodes, ce qui les sépare, ce n’est pas seulement la taille, c’est aussi et surtout la prédestination. De Gaulle, lui a toujours imaginé devenir de Gaulle, son enfance telle qu’il l’a écrite, est l’enfance d’un chef. Tout le contraire chez Aznavour, la réussite d’Aznavour est celle d’un rêve que tout semblait rendre impossible. Pas de voix, pas de physique, pas de relation – et puis quoi encore – vous croyez que j’exagère, lorsqu’Aznavour est entré dans la carrière, un critique qui devait être radical a dit, « et pourquoi pas un chanteur avec une jambe de bois tant qu’on y est » ? L’histoire d’Aznavour, c’est celle-ci, non pas l’histoire d’un transclasse, parce que beaucoup de chanteurs le sont, à commencer par Johnny — pauvres ils finissent riches — l’histoire d’Aznavour c’est d’être un antidestin, autrement dit de parvenir à être le contraire de ce qu’il était censé devenir. 

Les plus grandes chansons d’Aznavour sont des chansons d’ailleurs antisociales, ou plus exactement anti-sociologiques, elles montrent une personne défiant les déterminismes : c’est le cas de Ma bohême, « c’est là qu’on s’est connu, moi qui criait famine, et toi qui posais nue » ; ou bien encore Mes emmerdes, « j’ai travaillé des années sans répit jour et nuit pour réussir jour et nuit », sans parler évidemment, de Je me voyais déjà, l’histoire d’un homme qui porte un complet bleu, et connaît un complet insuccès. 

C’est avec ces mélodies construites autour d’une réussite inattendue qu’Aznavour a réussi, cité par exemple à la première place d’un sondage sur les plus grands artistes du siècle, avant Elvis, organisé par CNN et le Times en 1988. 

Comme le disait Cocteau, avant Aznavour le désespoir était impopulaire, c’est lui qui a placé le désespoir en haut de l’affiche.  

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https://www\.franceinter\.fr/musique/quand\-charles\-aznavour\-etait\-censure\-a\-l\-antenne

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner
L'antidestin d'Aznavour
Intervenants
  • réalisateur, dessinateur et scénariste de bande dessinée français
  • directeur du département recherche de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO), directeur du Centre de Sociologie de l'Irak (CSI/ Université de Soran)
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