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Rosemary Standley et Dom La Nena, "Birds on a Wire".

Musique : Rosemary Standley / L’Afrique dans l’histoire / Syrie / L’affront du « Banh mi »

1h01
À retrouver dans l'émission

Rosemary Standley vous parle du livre "Echoes From The Borderline" et de sa tounée avec Dom La Nena, et Ziad Majed de la victoire fragile du régime syrien. Les chroniques s'intéressent à l’histoire de l’Afrique et à l’appropriation culturelle.

Rosemary Standley et Dom La Nena, "Birds on a Wire".
Rosemary Standley et Dom La Nena, "Birds on a Wire". Crédits : © Label Air Rytmo

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec la chanteuse franco-américaine, Rosemary Standley, du groupe Moriarty qui fête, à travers un livre grand format - photographies, dessins et CDs de 26 titres de l'album live - Echoes From The Borderline ; soit, dix ans de compagnonnage et de tournée autour du monde qui nous racontent l'histoire de 800 concerts, de milliers de kilomètres et de vingt-cinq nations traversées en musique. Chanteuse solo parallèlement, elle entame bientôt une tournée de concerts en France, avec la violoncelliste, chanteuse et compositrice brésilienne, Dom La Nena, égrainant à nouveau leur album phare de reprises, Bird on a wire (Air Rytmo, 2014).

Le livre "Echoes From The Borderline" est un objet qui est né grâce à Stephan Zimmerli qui, au départ, est bassiste et guitariste et un des auteurs des textes aussi. C'est quelqu'un qui note, dessine tout le temps quand on est en tournée, il prend des photos, archive énormément - on a commencé ensemble en 1999, et on s'est retrouvés avec une telle masse de photographies qu'à un moment il s'est dit ; si on faisait quelque chose de tout ça. 

Dom La Nena et Rosemary Standley interprètent All the World is Green à La Chapelle de la Trinité (Lyon) en 2014 :

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Dom La Nena et Rosemary Standley interprètent Ô Solitude au studio 105 de la Maison de la Radio le 14 octobre 2014 :

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Rosemary Standley et Dom La Nena - Fip session live - 2 mai 2014 :

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

L’historien et archéologue François-Xavier Fauvelle a été élu titulaire de la première chaire permanente consacrée à l’Afrique au Collège de France.

« L’épilogue d’une longue rivalité entre spécialistes de ce continent » ajoute Joan Tilouine dans Le Monde, qui retrace les épisodes de cette lutte d’influence entre deux écoles d’africanistes, depuis 2015, quand le Collège de France, sous l’impulsion de Patrick Boucheron, commence à réfléchir à la création d’une chaire consacrée à l’Afrique. D’un côté, le camp marqué par les luttes pour la décolonisation, représenté notamment par Catherine Coquery-Vidrovitch, pour qui « la guerre d’Algérie a été le déclic ». De l’autre, ceux qui revendiquent une approche plus « scientifique », « avec une volonté d’imposer la légitimité de l’histoire de l’Afrique comme une discipline rigoureuse », insiste Bertrand Hirsch, spécialiste de l’Ethiopie médiévale. Une approche plus décomplexée vis-à-vis du poids colonial, aussi. François-Xavier Fauvelle appartient à ce camp. Dans ses « Titres et travaux », l’opuscule adressé aux professeurs dans le cadre de sa candidature, il se dit « animé par l’idée de réenchanter l’histoire médiévale du monde, en restituant le rôle majeur du continent africain » et il affiche son aversion pour les fantasmes suscités par sa zone d’étude : « À force d’en faire un “berceau” des origines, on a fini par folkloriser le passé de l’Afrique », écrit-il. Et de cibler au passage ses détracteurs en rappelant que sa discipline « a cessé d’être paternaliste pour devenir, parfois, tiers-mondiste. (…) Elle a cru que “décoloniser l’histoire” de l’Afrique voulait dire laisser le champ libre aux veines nationalistes et afrocentristes, voire encourager l’entrepreneuriat mémoriel. » La leçon inaugurale de la chaire d’Histoire et archéologie des mondes africains est prévue à l’automne prochain.

Aujourd’hui le philosophe et historien camerounais Achille Mbembe, figure des études postcoloniales, estime que « la création de cette chaire arrive un peu tard » et qu’il « est regrettable qu’elle ne revienne pas à un Africain. Ce serait inconcevable aux Etats-Unis. » Mais c’est justement l’attachement aux universités américaines où ils enseignent qui a amené les premiers intellectuels pressentis à décliner l’invitation : l’écrivain congolais Alain Mabanckou, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne et son compatriote historien Ibrahima Thioub, qui a préféré « servir son pays en tant que recteur de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar ». Dans les pages idées de Libération, Sonya Faure brosse le portrait intellectuel de Souleymane Bachir Diagne, « qu’il parle d’universalisme, d’islam ou de panafricanisme ». En 2011, il a publié un livre intitulé Bergson postcolonial (CNRS Éditions). Bergson n’a jamais écrit un mot sur la colonisation. « Mais dans son discours devant l’Académie des sciences morales et politiques, en décembre 1914, il explique l’agressivité allemande par son histoire : le pays s’était unifié, à partir de la Prusse, de manière brutale et mécanique, et l’Allemagne projetait désormais cette violence sur les autres nations. » À l’époque  « le texte a tout de suite été traduit en arabe, diffusé dans un journal égyptien et fortement discuté par les intellectuels. Pour eux, ce que Bergson disait sur l’Allemagne, cette victoire des forces mécaniques sur le vivant, décrivait exactement ce qui se passait avec la colonisation. »

Traductions, reprises, acculturations, ébauchent les contours de ce « nouvel universel, qui serait véritablement tel parce qu’inclusif » et non dévolu au particulier, à la fragmentation des identités. C’est le sujet de ses échanges avec l’anthropologue Jean-Loup Amselle, publiés chez Albin Michel sous le titre En quête d’Afrique(s). Universalisme et pensée décoloniale. Il y est question notamment de la charte du Mandé où figurent les principes fondateurs de l’empire du Mali au XIIIème siècle et qu’on peut lire comme une première version des droits humains.

« Si le grain du temps est l’événement », pourquoi les sociétés africaines du passé en seraient-elles exclues, elles qui ont été « pareillement et singulièrement prises dans l’étoffe même du temps et du récit », demande François-Xavier Fauvelle. Démentant la formule malheureuse selon laquelle l'homme africain ne serait « pas assez entré dans l'Histoire » et que son problème est de vivre « dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance » le futur professeur au Collège de France publie un bel ouvrage collectif,abondamment illustré, de près de 700 pages chez Belin sous le titre L’Afrique ancienne De L’acacus au Zimbabwe. 20 000 ans avant notre ère – XVIIe siècle. Un continent d’écritures a notamment permis la remontée dans le temps, au même titre que les vestiges archéologiques. La préhistoire récente du Sahara nous apprend par exemple qu’entre le XIIe et le IVe millénaires, le Sahara était un milieu de vie exceptionnellement favorable, avec des lacs et des cours d’eau, ce dont l’art rupestre porte encore témoignage.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Avec la 11ème réunion d'Astana sur la Syrie en ce moment, Damas et ses alliés veulent donner un prolongement politique à leurs gains territoriaux depuis 2016. Cependant la situation s'est de nouveau crispée depuis des frappes aériennes russes dimanche dans la province d'Idlib.

Xavier Martinet s'entretient avec Ziad Majed

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Vous voulez nous parler de l’affront du « Banh mi »….

Oui, le banh mi, c’est ce sandwich vietnamien où l’on met différentes choses dans une baguette de pain, beaucoup d’herbes, une sorte de pâté, des carottes, du porc grillé, je ne vous donne pas la recette parce que la réussite du banh mi dépend essentiellement des herbes que l’on trouve à l’intérieur et ces herbes sont assez difficiles à trouver à l’extérieur du Vietnam. De toute façon, je ne veux pas vous parler gastronomie, mais guerre culturelle. 

Maintenant que je vous ai présenté le banh mi, voici l’histoire, rapportée par Laurent Dubreil dans la dernière livraison de la revue Le Débat. Elle se déroule dans un établissement universitaire américain, l’Oberlin College, il y a trois ans. Elle met en scène une étudiante vietnamienne trouvant un banh mi à la carte de la cafétéria de l’Oberlin College, elle est ravie de retrouver un plat qui lui rappelle son pays. C’est pourquoi elle en commande un et là, désillusion, cruelle désillusion, le banh mi qu’on lui sert est un faux, c’est un « fake banh mi », en lieu et place de la baguette réglementaire, on lui sert une ciabatta —le pain italien — le porc grillé est du porc effiloché, les carottes attendues sont remplacées par du cole slaw. Bref, c’est imbouffable et assez éloigné de la recette originelle. 

Mais cet écart entre le banh mi originel et son interprétation américaine n’est pas un épisode de plus de la guerre contre la malbouffe ou les dérives de la restauration collective. Non, ici il s’agit de faire la guerre à l’appropriation culturelle, cette nouvelle notion qui fait des ravages et qui consiste à combattre ce qui est présenté comme un pillage des cultures. C’est ainsi que ce « fake banh mi » a été présenté dans le journal de la fac comme un plat « inauthentique », signe d’un « manque de respect » à l’égard de la communauté vietnamienne. Polémique monstre, cris, insultes, j’imagine que la cafétéria qui pensait servir un sandwich, et pas une insulte au peuple vietnamien, s’est empressée de mettre à nouveau sur sa carte des hamburgers et uniquement des hamburgers.

Cette histoire du banh mi pourrait être cocasse, s’agissant d’appropriation culturelle d’un plat, mais elle est en réalité terrible parce qu’elle marque une morsure de plus dans l’universalisme. On a coutume de dire que l’histoire ne repasse pas les plats, désormais les cultures devront en faire autant… 

@PetitsMatinsFC 

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