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Pierre-Auguste et Jean Renoir, vers 1916 (épreuve sur papier albuminé d'après négatif).

Expo : Renoir père et fils / Droits humains : la longue marche / France – Japon / L'exemple du reniement politique de De Gaulle

59 min
À retrouver dans l'émission

Pascal Bonafoux vous parle de l'exposition "Renoir père et fils", et Franck Michelin de l'impact de l’affaire Carlos Ghosn sur les relations France-Japon. Les chroniques s'intéressent aux Droits humains et au reniement politique.

Pierre-Auguste et Jean Renoir, vers 1916 (épreuve sur papier albuminé d'après négatif).
Pierre-Auguste et Jean Renoir, vers 1916 (épreuve sur papier albuminé d'après négatif). Crédits : Pierre Bonnard © Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais/ Patrice Schmidt

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec l'historien de l'art, Pascal Bonafoux, à propos de l'exposition Renoir père et fils. Peinture et cinéma au Musée d'Orsay. Il propose un autre regard sur cette exposition et publie Les 100 tableaux qui racontent Renoir aux éditions Chêne. 

Il y a une différence fondamentale entre le père et le fils. Bien sûr, que le fils a une admiration sans bornes pour son père - comment se défaire d'un tel génie - mais l'essentiel est ailleurs ; c'est que les toiles de Renoir sont faites pour être vues dans le calme, dans la sérénité, le temps immobilisé de la peinture, et le cinéma, c'est des images qui bougent. C'est une totale contradiction avec le cinéma.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Cette semaine France Culture célèbre le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et aujourd’hui encore elle reste un objectif plutôt qu’une réalité.

Pour Amnesty International, elle ne serait même pas adoptée de nos jours. À l’époque, parmi les États membres des Nations Unies qui s’étaient abstenus, L’Afrique du Sud contestait l’égalité de tous les humains, l’Arabie saoudite celle des hommes et des femmes et l’Union soviétique la notion d’universalité. Dans l’ensemble, les choses n’ont guère évolué, elles ont même régressé un peu partout dans le monde. Sur le site d’information et d’analyse AOC, Mireille Delmas-Marty partage le constat d’échec, à commencer par l’article 1 : « Les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Mais elle insiste sur le caractère dynamique des droits de l’homme, dès lors qu’on les considère comme un processus plutôt qu’un concept fondateur. La spécialiste de l’internationalisation du droit rappelle les nombreux dispositifs que cette déclaration a engendrés, qui contrairement à elle, sont contraignants, notamment « les deux Pactes ONU de 1966 (sur les droits économiques, sociaux et culturels et sur les droits civils et politiques) ou les conventions régionales (Convention européenne ou interaméricaine des droits de l’homme, Charte africaine des droits de l’homme et des peuples) ». Ces textes régionaux ont prévu la mise en place de Cours des droits de l’homme, que l’Europe, l’Amérique et l’Afrique ont d’ores et déjà instituées. C’est là, pour la juriste, la meilleure façon d’articuler universalisme et pluralisme : elle rappelle la technique juridique mise en place par les juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), celle de la « marge nationale d’appréciation ». 

Dans l’ensemble, malgré les échecs et les impasses, la Déclaration universelle des droits de l’homme a engagé « un processus d’humanisation progressive et même réciproque », comme l’ont montré, peu après son adoption, les mouvements de décolonisation. Le débat sur la question de l’universalité cache souvent de la part de ceux qui la contestent une volonté de maintenir un ordre établi où les droits de l’individu, hommes et femmes, comptent pour peu. Mariages forcés, excision, traitements dégradants, recours à la torture ou à la surveillance généralisée ne peuvent s’autoriser d’une légitimité culturelle qu’à raison du déni de ce « processus d’humanisation ». Comme le souligne, dans la page Débats de La Croix, Magali Lafourcade, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, « opposer universalité et diversité est absurde ». La Charte arabe des droits de l’homme s’adosse à la charia et la Chine revendique une tradition confucianiste « faisant primer la communauté sur l’individu, ou le droit au développement sur les droits civils et politiques ». Mais il faut considérer les droits humains comme « une sorte de filet de protection minimal ». Car « on doit pouvoir revendiquer le fait de ne pas être torturé quelle que soit sa culture, les traditions de son pays ou son niveau de développement ! » Et ce type de clause minimale devrait pouvoir faire l’unanimité. 

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Après 3 semaines en détention, Carlos Ghosn a été mis hier en examen pour avoir dissimulé des millions d’euros de revenus au fisc japonais. L’affaire réveille des tensions diplomatico-industrielles. Pourrait-elle être un obstacle au réchauffement Franco-Japonais cette année ?

Xavier Martinet s'entretient avec Franck Michelin, professeur à la Teikyo University (Faculty of Economics), Tokyo, et membre de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer

L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Il existe un exemple célèbre de reniement politique…

Et c’est bien évidemment l’exemple de De Gaulle, chose étrange puisqu’il est probablement aujourd’hui l’homme politique auréolé d’un prestige intact, ce qui ne court pas les ronds-points de par chez nous… 

Rappeler le souvenir des reniements de De Gaulle n’est pas inutile ces temps-ci, puisque ce que demande une bonne partie des Gilets Jaunes à Emmanuel Macron, c’est de mener une politique située aux antipodes de celle qu’il a défendue pendant la campagne, depuis le rétablissement de l’ISF jusqu’à l’augmentation sensible des bas salaires. 

Et, le seul homme politique qui a fait cela, en France, à ma connaissance, c’est Charles de Gaulle, lequel a rendu l’Algérie indépendante après s’être exclamé « vive l’Algérie française », le 6 juin 1958, à Mostaganem, ville alors située dans le département d’Oran. Mieux que le « je vous ai compris » et ajoutant  « à partir d'aujourd'hui, la France considère que, dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants : il n'y a que des Français à part entière. ». 

Ce vive l’Algérie française témoigne d’une évidence : toute la formation de Charles de Gaulle, son milieu, son éthos dirait on, le conduisait à défendre l’Algérie française, plus ou pire encore, à considérer que l’Algérie ne pouvait être que française. Jusqu’à la fin de sa vie, il le pensa, lâchant d’ailleurs au soir de son existence, en 1969, lors d’un diner avec Malraux, cette boutade sibylline : « l’Algérie restera française comme la Gaule restera romaine ». Cela explique du reste la violence dont il a été l’objet de la part de l’OAS, l’organisation armée secrète, dont le plus doux des slogans à l’encontre du général était « De Gaulle démission ». S’il y eut l’attentat du Petit Clamart, c’est bien entendu parce que De Gaulle avait abandonné l’Algérie pour ces conspirateurs pro Algérie française, mais c’est aussi parce qu’ils considéraient que De Gaulle était un des leurs, en somme, qu’ils avaient été trahis par leur propre camp, comme Jean-Marie Bastien-Thiry, l’instigateur de l’attentat, l’expliqua lors de son procès. 

Tout cela pour dire qu’en France, il est possible de mener une politique strictement orthogonale aux engagements de campagne et rester cependant, dans l’esprit de certains — de la plupart, pourrait-on dire — le plus illustre des français. 

@PetitsMatinsFC

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