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Les Petits matins : Vendredi 18 novembre 2016

59 min
À retrouver dans l'émission

Où il sera question de corps en mouvement, de prolonger le temps, d'idoles décadentes, de post-vérité, de vérité et de dignité et encore d'Emile Durkheim.

C’est une image qui se destine à prolonger l’instant plus qu’à le figer dans le temps. Démultiplier le mouvement, plutôt que le fixer. C’est une autre manière de concevoir la photo. Des images très maniérées, très colorées, des corps approchés dans toute leur beauté. Il n’est pas question ici, de sonder le vrai. De sonder le quotidien. Il s’agit plutôt ici de célébrer le vivant. J’ai toujours aimé, dit la photographe Déborah Ory, trouver des danseurs qui bougent de manière fantastique, qui semblent avoir un sens naturel du mouvement. Photographier pour rêver. Capturer le corps parfait, le mouvement parfait. L’ancienne danseuse, blessée s’est réfugié dans la photographie et en a fait un livre, avec le photographe Ken Browar. Il ne s’agit pas seulement de perfection dans la prouesse physique, il s’agit au-delà de la tension des corps, et de la pose –que l’on veut absolument impressionnante- il y a le regard et le corps qui prend son souffle. Il s’agit aussi de forcer le corps à s’adapter à l’objectif. Tenir bon. Maintenir la tension et maîtriser son souffle. Et puis il y a le visage : Un visage, qui comme le reste du corps se prépare à un instant de vie. Des regards droits projetés loin devant, loin au-dessus. « Nous n’avons jamais voulu nous concentrer sur les astuces de la danse, il était toujours question de capter le sentiment. Quels sentiments se lisent sur un visage dont le corps est en train de se dépasse, de sauter haut, les jambes ouvertes à 180 °, en suspension, porté à bout de bras par un partenaire ? Ce qui paraît sur cette série de photos ce sont ces mêmes visages que l’on voir sur une scène. Le visage lisse et concentré d’un monde corporel où la douleur ne doit à aucun moment être perceptible. Le corps doit obéir sans y penser à une mécanique, il doit porter en lui cette légéreté aérienne. Ce sont des corps iréels qui pourtant ont vocation à dire quelque chose de la vie. « La photographie explique encore Déborah Ory permet de geler dans le temps des gestes éphémères dans des carrières souvent si courtes ». Une manière de faire durer le temps, d’en gagner sur la vie. qui elle non plus, comme les danseurs, ne se laisse pas toujours figer.

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Le jeune duo tunisien YUMA. Sur leur album chura, ici c’est le titre Smek, l’odeur du jasmin. Chanson qui chante le manque des êtres aimés, la nostalgie d’un temps qui n’est plus. « Quand les temps étaient de miel et les bras étaient ouverts, cette bonté me manque comme l’odeur du jasmin ». Depuis hier soir, la Tunisie peut suivre via la télévision, les auditions publiques de victimes de la dictature, deuxième audition, ce soir. C’est l’Instance Vérité et dignité crée en 2013, deux ans après la révolution qui a lancé cette initiative. Des témoignages selon les responsables de cette instance qui devraient permettre selon leur mots, de connaître enfin la vérité sur les exactions subies, sous les régimes d’Habib Bourguibah et de Zine El Abidine Ben Ali, et de passer à l’étape de « réconciliation nationale ». Près de 62 000 dossiers ont été déposées. La journaliste de l’AFP, Inès Bel Aiba précise que cette démarche se heurte au scepticisme de la population tunisienne qui déplore l’absence de changement depuis la révolution de jasmin et la chute du régime.

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