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Les portes que l'aube peut nous ouvrir

59 min
À retrouver dans l'émission

Où il sera question de portes closes, de ladite fin du bidonville de Calais, d'une société noire, d'un Idaho Babylone, de la siliconisation de la société, de #whatadoctorlookslike, de pains au chocolat de la discorde.

C’est une image que nous devons garder en tête. Pour nous dire plus tard que ça a existé Il n’y a pas si longtemps, il était question dans ces petits matins d’une image de Calais et d’une question qu’elle me faisait poser : que dirons-nous de ce lieu, symbole de notre temps, aux générations futures ? La question se pose aussi alors que cet endroit hors réalité, hors humanité est en train de disparaître. C’est une photo, aperçu en illustration d’un article publié hier dans le journal libanais l’Orient Le jour. Article qui commence par cette phrase, troublante, quand on y pense : « C’était le plus grand bidonville de France. ». Et cet emploi de l’imparfait qui paraît irréel tant la réalité de ce bidonville est loin d’être révolu ; Juste déplacé, juste étalé, mais pas révolue.« C’était vraiment aujourd’hui, la fin de la jungle » les mots de Fabienne Buccio, la préfète du Pas de Calais, vient enfoncer le clou du décalage. Dans quel monde vit-on et vit-on bien dans le même qui semble vivre, la fin d’une étape, la fin du bidonville. L’image qui accompagne cet article aussi, enfonce le clou. Une photo en couleur. Avec cette prise de vue qui ne nous laisse pas beaucoup de prises justement sur ce paysage qui essaie de disparaître. 3 hommes longilignes, à la peau sombre de trois quart dos, jeans et pulls de couleur, l’un d’eux porte un bonnet de laine. Ces trois hommes, sont se tiennent debout sur un bout de terrain qui surplombe le camp. Un camps encore rempli de petits baraquements, de bâches, de barrières, de drapeaux, de vie. Au loin, le ciel est totalement voilé par la fumée des incendies. Des incendies noires qui font ressembler ce paysage déjà bien abîmé par la misère et puis maintenant par le vide, à un terrain de guerre. Comme celui que les habitants du bidonville ont quitté. Des flammes qui indiquent quoi qu’il arrive la violence d’un départ, d’une séparation avec une terre qui voulait, malgré tout, dire que le bout du tunnel pouvait ne pas être loin. Des Afghans par tradition ont brûlé leur quelques biens avant de partir. Zone sinistrée, trajectoires titubantes. C’était Calais. Ce sont toujours des familles ou des âmes seules qui cherchent une route libre sur lesquelles marcher. Les derniers cars sont partis hier matin. Les rêves d’ailleurs, de paix retrouvée, restent là. Les cendres mettront de toute façon du temps à symboliquement s’arrêter de fumer.

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Le site d’information Slate rapporte l’histoire de Tamika Cross, cette gynécoloque obstétricienne, qui s’est porté volontaire pour assister un passager pris d’un malaise dans un avion, allant de Détroit à Minneapolis. Sauf que l’hôtesse de l’air a commencé par refuser, puis a fini par demander à la jeune femme de lui présenter son certificat de médecine. C’est finalement un médecin blanc qui a fini par aider. Tamika Cross attaque aujourd’hui la compagnie aérienne Delta Airlines pour discrimnation. Lorsque la jeune femme a partagé son histoire sur Facebook, 14 000 personnes ont réagi, dont des médecins noirs qui lui ont fait part d’historie de méfiance similaires. Depuis sur les sociaux, le hashtag ou mot clé, #Whatadoctorlookslike (ce à quoi ressemble un médecin) montre des selfies de médecins afro américains, qui partagent eux aussi leur expérience de racisme, de patients demandant à voir le vrai médecin, et non pas l’assistant ou l’assistante. Un blog blackdoctor.org a également été crée dans ce sens.

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