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Yolanda habille son fils dont elle pourrait être séparée, si Donald Trump supprime le DACA (Deferred Action on Childhood Arrivals)

"les Rêveurs" à l'épreuve de la présidence Trump

59 min
À retrouver dans l'émission

Où il sera question de chambre provisoire, de Rêveurs menacés, de divagations des Lumières, de politique carcérale, de lutte contre le harcèlement de rue et de nostalgie politique.

Yolanda habille son fils dont elle pourrait être séparée, si Donald Trump supprime le DACA (Deferred Action on Childhood Arrivals)
Yolanda habille son fils dont elle pourrait être séparée, si Donald Trump supprime le DACA (Deferred Action on Childhood Arrivals) Crédits : Astrid Riecken - Getty

Il s’agit d’une chambre à coucher. Une chambre dont l’espace est occupé par des lits, un lit deux places à gauche, deux autres, superposés à droite. La peinture blanche des barreaux métalliques s’écaille et laisse apparaître des petites tâches brunes sur ce rare mobilier qui remplit pourtant cette petite pièce. C’est une pièce plongée dans la pénombre de ce que l’on imagine être un matin, un jour qui se lèvre. On le devine à travers le store presque entièrement baissé de l’unique fenêtre, qui laisse passer la lumière du jour, à travers ses quelques lanières tordues. On devine aussi ce jour sur les lits défaits, les draps froissés, on le devine surtout à travers cette silhouette qui se dessine devant cette fenêtre aux stores tirés, celle d’un petit garçon debout sur le lit, trouvant l’équilibre en s’appuyant sur les épaules de sa mère, qui l’aide à enfiler un pantalon. C’est une scène qui semble silencieuse, comme encore un peu empreinte de sommeil. Sur un des murs de la chambre, au niveau du deuxième lit superposé, deux inscriptions dans un espagnol approximatif, et mal orthographié : Jésus je t’aime, et Dieu, prend soin de ce foyer. Et ce sont vraiment ces marques au mur qui nous indiquent d’emblée, au premier coup d’œil que cette chambre n’est pas ce lieu de l’intimité et du repos. C’est ici celui ici d'un passage. Lieu de nuits incertaines, et de sommeils légers. C’est une photo signé Astrid Riecken et qui illustre un article du New Yorker, intitulée « ce que le présidence de Trump va signifier pour les rêveurs ». Rêveur ici, traduit du mot anglais Dreamer, désigne en fait les immigrés arrivés enfant sur le sol américain et qui ont, de fait, le droit à un permis de travail, explique le journalistre Francisco Goldman. Des rêveurs qui ont ce privilège de pouvoir rester un peu plus, un peu plus longtemps que les autres, sur un sol, dans un chambre. De s’installer un peu plus dans un rêve américain. Celui d’avoir dans ce pays, une chambre bien à soi. Une bénévole raconter que ces dreamers n’ont pas seulement un travail. Ils se sont pour certains d’entre eux, construit toute une vie, tout un parcours. Certains sont devenus professeurs, médecins, avocats ingénieurs. Et aujourd’hui, ce programme le DACA, qui a donné lieu à l’existence de ces dreamers pourrait disparaître. Ce serait l’un des premiers actes symboliques de Donald Trump en tant que président. C’est donc l’image d’une chambre où le repos est impossible. Où la prière s’incruste sur les murs. L’image d’un rêve devenu trop fragile pour que les occupants de cette chambre puisse se permettre de s’abandonner au sommeil.

JUKEBOX

Silencio, de Dom la Nena, sur son album sorti l’année dernière, Soyo. La chanson parle d’une vie passée en silence, jusqu’à la mort. Je ferai ce que me dictera le silence. Ce qui m’amène à vous parler de femmes qui l’ont brisé ce silence récemment. Dans la continuité de ce dont je vous parlais hier, cette nécessité de considérer les problématiques, et les défis que vivent les hommes pour que ceux-ci, s’intéressent en retour à ceux que vivent les femmes, objet d’un billet de la britannique Jessica Brown. Et bien aujourd’hui, il est question de la problématique, du fléau très féminin du harcèlement de rue. Le journal mexicain en ligne Sinembargo.mx un article (relayé par Courrier International), qui raconte comment un collectif féminin, las Morras qui se filment en train de marcher dans les rues de Mexico, et qui s’arrêtent face aux hommes qui les interpellent, pour leur demander ce qu’ils ont à leur dire, face caméra. Les réactions deviennent soudain gênées ou bien plus courtoises. Des vidéos diffusées sur leur chaîne Youtube qui ont déjà été vues plus d’un million de fois depuis une semaine. Dénoncer le harcèlement de rue, tout autour du monde suscite des réactions, mais n’est jamais repris, porté par une parole politique.

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