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Warren Richardson devant sa photo "l'espoir d'une nouvelle vie", prix de la meilleure photo de  presse 2016 à Visa pour l'image

L'espoir d'un nouveau jour qui commence avec Warren Richardson

59 min
À retrouver dans l'émission

Où il sera question d'un passage possible, de visages flous, d'une nouvelle vie qui commence, de ballets russes, d'études menacées, d'économie en Ethiopie, de milices citoyennes, et d'une certaine distinction entre le beau et le bien.

Warren Richardson devant sa photo "l'espoir d'une nouvelle vie", prix de la meilleure photo de  presse 2016 à Visa pour l'image
Warren Richardson devant sa photo "l'espoir d'une nouvelle vie", prix de la meilleure photo de presse 2016 à Visa pour l'image Crédits : Koen van Weel - AFP

C’est un visage flou, qui semble ne pas réaliser le lieu, ni ce qu’il y a autour. Un visage d’homme floutée par la nuit, l’obscurité, que le noir et blanc de la photo parvient à percer. Un visage d’homme qui semble ne pas savoir ce qu’il regarde, un peu au-dessus de lui. Il est à genoux et tend les bras. Il ne sait pas très bien ce qu’il regarde mais il sait ce qu’il va recevoir dans ses mains. Il se tient devant un barrage de fils barbelés. Un barrage assez haut pour qu’un corps –fin- puisse se glisser dessous sans trop se blesser. Il est de l’autre côté de la frontière, sur la route de Röszke, entre la Serbie et la Hongrie. L’homme a réussi à passer de l’autre côté, et le visage hagard, il regarde ceux qui sont restés derrière. Ses mains se tendent de manière sûre, décidée pour récupérer un bébé, dont le petit corps, lui passe aisément sous les barbelés. C’est une photo de l’Australien Warren Richardson, récompensée du prix de la photo de presse 2016 dans le cadre de Visa pour l’image. L’image de l’espoir. "L’espoir d’une vie nouvelle" comme l’a intitulé Warren Richardson. C’est une barrière où parfois il y a un passage. Mais où il y a le plus souvent de l’attente, de la peur et de la violence. Le photographe raconte que le groupe qui tente de passer sur la photo a passé 4 heures de la nuit cachés dans un verger, avant d’y aller. Au premier plan de cette photo au grain épais et brumeux, on aperçoit une troisième silhouette. Celle que l’on devine être d’un homme resté du mauvais côté, celui qui donne le bébé à cette nouvelle vie. Les bras aux muscles tendus. Le visage en alerte, qui semble affolé, la bouche ouverte qui semble crier quelque chose à travers les fils de fer. A partir de là on peut tout imaginer. Que l’homme au visage affolé décide, lui aussi de passer. Ou que le temps manque et qu’il rdécide finalement de rester. Abandonnant l’homme fatigué, et l’enfant endormi marcher seuls vers "l’espoir d’une nouvelle vie" . Les photos de Warren Richardson, celle de cette série à la frontière hongroise, sont toute tremblantes et floues, Elles sont faites d’obscurité et de hâte. D’attente aussi, et de moments qui soudain éclatent, dans la peur, dans le passage réussi, dans la poursuite. Une autre d’entre elles montre une petite fille passée elle aussi de l’autre côté, et qui attend que son père la rejoigne. Il y a sur ces visages comme une impassibilité apparente. Celle d’un temps où tout se suspend -les mines, les cris, le souffle - en attendant de savoir si oui ou non on continue le chemin ensemble.

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