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Extrait du film "une plume au gré du vent" de Selim Gribâa (Intage productions - 2012)

Plusieurs manières de sortir de la nuit

59 min
À retrouver dans l'émission

Où il sera question de la nuit qui poursuit les corps, de combats contre la peur, de visages d'espoirs, de bouleversements de l'imaginaire, de droits bafoués, de batailles retrouvées, de contagions imaginaires.

Extrait du film "une plume au gré du vent" de Selim Gribâa (Intage productions - 2012)
Extrait du film "une plume au gré du vent" de Selim Gribâa (Intage productions - 2012) Crédits : capture d'écran Viméo

Notre image du jour se résume à un visage. Des visages. Ceux d’un espoir que l’on suit pendant exactement 52 minutes et 22 secondes. Des visages qui le gardent cet espoir jusqu’à la fin. Comme une exigence envers soi-même. C’est un documentaire du réalisateur tunisien Selim Gribâa réalisé en 2011 pendant les premières élections tunisiennes post-révolutions et qui est réapparu ces derniers jours sur les réseaux sociaux, comme une volonté de se souvenir des vertus de l’espoir. De ce qui nous fait parler de réussite à défaut de victoire. C’est un film qui commence par ces mots : « n’aie pas peur », répété deux fois. L’histoire de ces 9 listes indépendantes qui y ont cru à cette démocratie en train de naître, il y a donc presque 6 ans. Doustourna, c’est le nom de ce groupement de listes qui ont se sont battus pour imposer l’idée d’une constitution citoyenne, pour imposer ce principe si utopique de l’intérêt du peuple. C’est le suivi de leur meetings, de leurs interviews, de leur réunions, jusqu’au jour du scrutin. Jusqu’à la proclamation des résultats, jusqu’à la gifle de la défaite. Toute cette histoire, on la suit à travers l’histoire de ce jeune enseignant, figure de proue de cette organisation citoyenne, Jahouar, qui distribue les tracts, se fait le porte parole improvisé dans les media tunisiens des propositions de Doustourna. C’est à travers ce visage donc que l’on suit les premiers pas d’un engagement politique. Celui qui se passe de victoire électorale. Qui se concentre jusqu’au bout sur la bataille. Celle qui continuera longtemps après la Révolution. Ce jour de printemps 2011, jour du scrutin électoral, ses grands yeux noirs, son visage où l’on voit toujours se dessiner un timide sourire, quoi qu’il arrive, ce jour là, Jahouar dit que "les Tunisiens ont complété la Révolution". C’était avant la proclamation des résultats. Ceux qui ont donné vainqueur le parti islamiste Ennahda. « Chaque voix que nous avons eu est celle d’un tunisien convaincu, nous n’avons rien ciblé en dehors de la raison » tente de rassurer Jahouar qui dit à ses congénères abattus, qu’il n’y a pas de victoire, mais qu’il y a ici une réussite". Celle d’y avoir cru, celle d’avoir crée les conditions pour y croire. "Et peu importe assène-t-il l’avenir de cette structure, c’est l’avenir qu’elle a voulu construire qu’il faut ici continuer. Il y a ces gens, qui écoutent, ceux qui y croient encore, ceux qui lâchent prise, ceux qui ont été heureux d’y croire. Mais sur aucun de ces visages, on ne lit de la peur. Comme une réponse à l’injonction du début de ce film. C’est donc à cela que ça servir, les batailles. Cesser d’avoir peur. Ou du moins la faire reculer.

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Voices de Hugh Coltman, sur l’album Stories from the safe house, paru en 2008 "Je veux entendre des voix "nous chante Hugh Coltman. Tout comme cet homme, dont l’aventure hier a commencé à émerger doucement sur les réseaux sociaux et s’est étalé au fur et à mesure de la journée, dans les petites colonnes de la presse anglo saxonne. On a connu l’histoire de ces clowns effrayants qui font leur apparition régulièrement dans ces petites villes de Caroline du Sud notamment. Et bien hier, la police de Portland a arrêté un homme déguisé en arbre avec de vraies branches. C’est à s’y méprendre. Comme un sapin sur pattes. Connu dans la ville comme le "Tree guy", l’homme arbre. La police l’a arrêté parce qu’il essayait dans ce costume, de traverser une 5 voies. Et perturbait de ce fait la circulation. Il a depuis été relâche. Le Tree guy du nom de Asher Woodworth, est un artiste performeur et il a expliqué qu’il a vu cette image d’arbre ambulant en plein séance de méditation et qu’il voulait confronter cette image au regard des gens pour essayer de "leur faire repenser leurs attentes". Il a peut-être en tous cas gagné sa place dans le nouveau volet de _Twin Peaks_…

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