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Rêver de maisons dans le ciel avec Pascale Marthine Tayou

1h
À retrouver dans l'émission

Où il sera question de cabanes en lévitation, de réalités recyclées, de scènes de crime, d'avenir de l'Europe de la défense, de diplomatie russo-américaines, du génie créatif des cinquantenaires et de second tour incertain.

Ces sont des cabanes dans le ciel. Des cabanes en lévitation, suspendues à l'envers. Leurs toits en tôle verte et grise pointent vers nous. Des maisons retournées, emportées par le vent et qui se seraient figées au-dessus de nos têtes. Nous les regardons d'en bas, comme si le monde s'était renversé. Comme si nous marchions sur une bande de ciel bleu, celui des dessins d'enfants qui signifie l'immensité de l'espace sur une feuille A4. C'est les pieds dans les nuages, qu'on observe les toits d'un village qui n'existe pas. Tel un rêve où il suffit d'une impulsion pour que la gravité disparaisse.

Lever les yeux, et s'apercevoir que les toits des cabanes menacent de s'effondrer, fragilisés par l'agitation qui se joue sur leurs murs. Un homme aux doigts ornés de griffes défie un lion, qui pourrait se transformer en cheval tant ses formes sont incertaines et lointaines. Des enfants costumés cohabitent avec des statues de colons, des billets et pièces de monnaie sans valeur. Sur les murs des cabanes dans le ciel, dessins et photographies sont superposés pèle mêle pour former des scènes figées qui ne demandent qu'à prendre vie. Comme un torrent de personnages incontrôlables échappés d'un cirque qui submergerait nos rêves et qu'on fuirait en se réveillant. Un rêve mis sur pause.

Ces cabanes renversées qui gravitent dans ce ciel, sont celles du plasticien camerounais Pascale Marthine Tayou. Suspendues aux armatures de la Halle de la Villette à Paris, les Falling Houses, des Maisons qui tombent, ouvrent l'exposition collective Afriques Capitales, qui réunit les créations de plusieurs artistes originaires du continent africain. Dénonçant l'avalanche de la civilisation occidentale qui s'est abattue sur l'Afrique, le plasticien a voulu représenter, l'effondrement de ce continent mais aussi du monde dans sa globalité. Depuis ses premières expositions, Pascale Marthine Tayou s'empare des objets du quotidien, détourne leur fonction pour les transformer en des œuvres mobiles. Le plasticien tire les mêmes ficelles que celles de la production des rêves : images du quotidien, dont les souvenirs sont dénudés, recyclés pour produire d'autres versions de la réalité dans l'obscurité.

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