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Sans futur visible, le présent permanent des migrants avec Petro Giannakouris

1h
À retrouver dans l'émission

Où il sera question de périple hivernal, d'une épopée guerrière hallucinante, d'un nouveau paysage politique, du monde face à Donald Trump, du monde vu par les adultes d'aujourd'hui, et des mots justes en politique.

C’est un tout petit espace, on y tient à deux à peine. Et c’est pas plus mal, quand on a que trop connue la foule, le tumulte et l’entassement. Alors tant pis si là aujourd’hui, à cet endroit précis, dans le désert de ce petit espace, on n’arrive pas tout de suite à se réchauffer Le décor de base c’est une étendue verte sous un ciel bas d’hiver. Une caisse en bois, se tient au milieu comme les vestiges d’une petite armoire, sans portes, ou le fantôme d’un radeau qui aurait pu servir, sur les flots tout près. Une femme s’y tient debout, couverte d’une veste sombre et de gants noirs épais, elle tient fermement dans ses bras un bébé que l’on ne voit pas, tout recouvert qu’il est d’une épaisse couverture vertes aux imprimés enfantins. A ses pieds un autre enfant, debout de dos, capuche, visage tourné vers l’intérieur de la caisse en bois. Il n’y a qu’un seul regard qui s’offre au nôtre c’est celui de la femme. Un regard qui semble tourné vers la mer, les flots qui les ont portés quelques semaines auparavant, ou quelques jours peut-être, depuis la Turquie. Ce regard qui voudrait ne laisser apparaître aucune inquiétude. Interrogatif, mais décidé à voir, à faire face. C’est celui d’une femme syrienne et de ses deux enfants, arrivés l’année dernière sur l’île grecque, déserte, de Pasas. Il n’y a que cette petite caisse en bois, espace confiné posé sur l’étendue, quelques débris, et le vent de l’hiver. Et donc ce regard, qu’elle voudrait vaillant, rassurant du moins, pour ceux qui l’entourent et qu’elle porte avec elle sur son chemin. C’est une photo du journaliste Petros Giannakouris et choisie par le site photo du Boston Globe The Big Picture comme l’une des illustrations marquantes de l’année 2016. Vision qui s’incarne encore dans un présent comme le souligne sa légende, « des milliers de migrants et de réfugiés continuent à affluer sur les côtes grecques malgré les conditions météo d’hiver ». L’image d’un regard qui tente de regarder quel avenir se présente sur cette île de vent, et qui faute de pouvoir avancer tout de suite, reste coincée dans le temps.

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Génération pourquoi, chanté par Weyes Blood. Une génération qui s’apprête à voir la fin du monde, si ses yeux ne sont pas à ce moment là rivés sur son portable. Chanson un poil cynique totalement à contre courant des mots de ces millenials interrogés par the Economist. Les millenials ce sont ces jeune gens nés depuis la fin des années 80 à la fin des années 90, et qui maintenant sont en train de devenir adultes. Et qui livrent depuis le début du mois de janvier, leur vision du monde en 2017. C’est Courrier International qui s’en fait l’écho. Ainsi l’auteure Irlandaise Louise O' Neill voit en 2017 l’émergence d’un nouveau féminisme, plus nuancé, la chercheuse mexicaine Leticia Gasca voit en 2017, le début d’ un bouleversement de la recherche, avec l’essor de l’intelligence artificielle. La blogueuse du Botswana Siyanda Mohutsiwa prédit que 2017 sera l’année du panafricanisme social, du militantisme qui via internet pèsera plus lourd sur la scène politique et enfin le militant Demosisto à Honk kong, Joshua Wong qui veut que 2017 soit l’année du combat dans son pays contre le pouvoir dictatorial.

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