LE DIRECT
Où les coeurs s'éprennent, mise en scène de Thomas Quillardet, au théâtre de la Bastille

Se retrouver là "où les coeurs s'éprennent" avec Eric Rohmer et Thomas Quillardet

1h
À retrouver dans l'émission

Où il sera question de nuits de la pleine lune, d'un rayon vert, d'une fête sans paroles, de l'histoire des nains de jardin, de tentatives de sauvetages politiques, de communication mondiale, de divorce des oiseaux, et de blue monday.

Où les coeurs s'éprennent, mise en scène de Thomas Quillardet, au théâtre de la Bastille
Où les coeurs s'éprennent, mise en scène de Thomas Quillardet, au théâtre de la Bastille Crédits : Piere Grobois

On rejoue un film. On en rejoue un autre. On prend des répliques, des gestes et des attitudes. On les questionne, on les imprime, dans notre inconscient, dans notre voix. On joue à être. C’est une scène sans paroles. La quasi obscurité et la musique à son volume quasi maximum. C’est une fête qui prend place sans crier gare. Les convives découragés par le bruit et la musique, qui prend tout l’espace, s’arrêtent de parler et vont danser. Un autre homme arrive. L’amoureux délaissé. Qui garde son épais manteau sur lui, qui ne sait pas quoi faire de son corps dans cet espace sans regards et sans paroles. Il cherche un regard précis. Celui de la femme qu’il aime, et avec qui il tente de vivre. Celle qui a décidé qu’il n’aimait pas sortir tard le soir, qu’ils pourraient continuer à s’aimer en vivant un peu moins ensemble. Il y a la rencontre inattendue, d’un côté. Espérée de l’autre. Et ces regards qui, du coup, ont du mal à vraiment se croiser. A vraiment s’arrêter l’un sur l’autre. Un amour qui peine à se regarder en face à se dire que, peut-être, il est temps d’arrêter. La rencontre met fin à la fête. Le corps amoureux se tend, ne se sent pas en lieu sûr, le visage se tord de colère et de blessure. Et la voix éclate mettant fin à la musique. En cette nuit de La pleine lune, film d’Eric Rohmer que Thomas Quillardet et la troupe qui l’accompagne ont porté sur la scène -Où les cœurs s’éprennent que l’on peut voir jusqu’à jeudi soir prochain, au théâtre de la Bastille à Paris.- il y a donc Louise, la beauté de ses yeux bleus fragiles, et ce corps de danseuse qui voudrait ne jamais quitter la piste, l’endroit où l’on ne peut pas parler, où l’on ne peut rien construire. Où la protection, l’armure, le masque et le déguisement sont de mise. Cette fille de la pleine lune qui n’arrive pas à dormir et veut tout vivre, voudrait redéfinir l’espace de l’amour jusque dans la disposition des murs. Eviter les enclos. Et puis loin de la nuit, il y a Delphine solitaire forcée qui voudrait bien la peupler sa chambre, et qui, elle, guette le soleil quand il se couche. Dans l’espoir d’y voir un signe en forme de rayon vert. Celui d’un amour qui ne finira jamais.

JUKEBOX

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Birds du groupe anglais Electrelane. Chanson sur l’amour rendu impossible faute de temps. Et cette histoire qui ne va pas nous aider à aller beaucoup mieux en ce blue Monday. C’est une étude rapporté sur Slate.fr que l’auteure et blogueuse Peggy Sastre a repéré sur le site de l’université de Washington. L’urbanisation pousse les oiseaux au divorce. "Le développement des banlieues a un coût caché pour les oiseaux, explique le chercheur américain John Marzluff, nous les forçons à faire ce que la sélection naturelle n’aurait pas voulu pour eux". En effet la transformation de forêts en lotissements pousse des oiseaux monogames, à fuir leur environnement naturel et donc leur nid et leur partenaire, et ne peuvent de ce fait plus se reproduire. Ce qui peut à terme se révéler catastrophique pour certaines espèces.

Chroniques

6H05
20 min

Paso doble, le grand entretien de l'actualité culturelle

Oriane Jeancourt : "Hadamar est l’un des six centres de l’action T-4, c’est l’aboutissement de la politique d’euthanasie nazie"
6H25
3 min

Les Émois

Au ras des pâquerettes : grandeur et souffrance du nain de jardin
6H30
7 min

Journal de 6h30

Journal de 6h30 : Lundi 16 janvier 2017
6H40
5 min

Le Journal des idées

Malaise dans la démocratie
6H45
9 min

Les Enjeux internationaux

Télécommunications. Un lien planétaire : les câbles sous-marins
6H57
2 min

L'Humeur du matin par Guillaume Erner

Pourquoi est-ce la journée la plus déprimante de l’année ?
L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......