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S'envelopper de mélancolie à Hungry Horse, avec les photos de Pieter Ten Hoppen

1h01
À retrouver dans l'émission

Où il sera question d'une chambre en hiver, de mélancolie douce-amère, d'effroi sur une colline, d'amour et de durée, de cadeaux, de suppléments cadeaux, et de nuits passées enfermés chez Ikéa.

C’est une boule dans la gorge. De celle dont on ne reconnaît pas le goût immédiatement. Coincée entre douceur et amertume. Une forme de bonheur d’être, dont on sent qu’il pourrait facilement basculer vers une envie de fuir. C’est une chambre de jeune fille, étalonnage rosé, comme une brume neigeuse et légèrement ensoleillé de l’aube qui apparaît. Une petite pièce dans laquelle la lumière du jour ose à peine s’aventurer. Une lampe de chevet à la lumière chaude fait le travail. Il y a des voilages et de la transparence, qui donne à cette coquille, un aspect cotonneux. Qui donne une image hivernale, du dehors que l’on ne voit pas. Au centre, un lit une place avec des draps fleuris et un ours en peluche. Une jeune femme assise sur ce lit regarde par la fenêtre, voilée d’un rideau transparent. C’est une étrange position qu’elle adopte, comme s’il ne fallait pas trop s’approcher du dehors. Le regarder à travers le filtre du voilage, regard en coin, les yeux eux mêmes voilés par des mèches de cheveux blonds que sa main gauche floue, ne viendra pas ranger. Son corps tendu, comme en alerte, comme en attente, son visage fermé, regard inquiet, lèvres pincées, contrastent avec la douceur presque léthargique de la chambre. Elle est l’adulte qui habite une chambre de l’enfance. Celle qui laisse l’insouciance au décor. C’est une photo de Pieter Ten Hoppen, que l’on peut voir en ce moment à la galerie Vu ’ à Paris jusqu’au 7 janvier. Une photo prise dans le village de Hungry Horse, village de 800 habitants dans le Montana aux Etats-Unis. Un lieu où le photographe a atterri presque par hasard, tout comme on pourrait le dire de cette jeune femme dans la chambre. Un village avec une moyenne d’âge de 35 ans et 30% de sa population qui vit en dessous du seuil de pauvreté. Un village où le photographe est retourné régulièrement pendant 10 ans, pour saisir la vie qui ralentit, les regards qui interrogent, les mouvements qui s’alanguissent, et l’air du dehors qui s’immobilise. Comme un hiver permanent. Une mélancolie qui fait inlassablement, partie du décor, quelle que soit la saison. Un hiver où il y aurait tout de même cette chambre, aux toutes petites fenêtres qui protègent de la grande étendue, et du vide qu’elle renferme. C’est peut-être au fond ce vide là celui du paysage que la fille aux yeux inquiets semble décidée à attendre et à accueillir.

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Rest in bed, Laura Marling, issue de son album A creature I don’t know, sortie en 2011. Se reposer dans un lit selon le titre de la chanson, et bien c’est fini, ça doit finir en tous cas, selon le porte-parole d’Ikéa , qui aimerait que ses plus jeunes clients cessent enfin de se cacher dans le magasin, de s’y faire enfermer, pour essayer les lits et le mobilier toute la nuit durant. Les premiers à l’avoir fait, ce sont deux adolescents belges qui se sont cachés dans un magasin de Bruxelles, en se filmant ; La vidéo de leur périple nocturne dans la boutique a été vu 1 million 700 mille fois sur Youtube. Des vidéos de ce genre, il en existe des dizaines sur la plateforme en ligne. Il y a même eu l’année dernière un groupe Facebook à 19 000 membres, groupe qui organisait des parties régulières de cache-cache dans une boutique Ikéa d’Amsterdam, jusqu’à ce que la page soit fermée à la demande de l’entreprise. En tous cas le porte parole d’Ikéa a fait part de son exaspération à la bbc, nous rapporte un article du Telegraph. "Nous sommes très contents que nos clients s’amusent dans nos boutiques avec leur amis ou en familles, mais là les jeux de caches caches ont atteint des proportions telles que nous ne pouvons même plus garantir la sécurité de nos clients et de nos employés."

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