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A voix haute, documentaire de Stéphane de Freitas (My box productions)

Traverser la nuit "A voix haute"

1h
À retrouver dans l'émission

Où il sera question de repos sur un fil tendu, d'une prise de parole et de risques, d'un oreiller à plumes, de la valeur de la vie humaine, et de celle du Toblerone.

A voix haute, documentaire de Stéphane de Freitas (My box productions)
A voix haute, documentaire de Stéphane de Freitas (My box productions) Crédits : Capture d'écran / clique.tv

C’est une assemblée pleine à craquer qui s’éclaire devant nos yeux. Silence total. Une bande son comme un fil qui s’épaissit, qui se tend. Les visages aussi se tendent. Ceux des filles apparaissent, même si on les voit pour la première fois, plus maquillées que d’habitude. Les garçons ne semblent pas plus habitués au costume. Car il est question de costume ici. Un concours d’éloquence va commencer. Mais avant les mots, il y a les visages qui se préparent donc à la parole. Le corps qui cherche un souffle. Le fil sonore se tend toujours, une des candidate aux grands yeux noirs charbonneux, à la lueur un peu craintive, prend son souffle, le premier son va sortir… Ecran Noir. A voix haute c’est un documentaire de Stéphane de Freitas, que l’on peut visionner ces jours-ci sur le site Clique.tv. L’histoire de jeunes étudiants de Saint-Denis qui se retrouvent à préparer un concours d’éloquence. Mais les enjeux vont plus loin, il s’agit de prendre la parole ; au sens propre comme au figuré. Pas de retour en arrière, pas d’effacement possible, la parole, leur dit l’avocat qui les guide, la parole c’est une prise de risque. Un sport de combat. Une maîtrise du corps, de toutes les couleurs et de toutes les émotions par lesquelles il passe. Une maîtrise du visage que l’on veut bien montrer, que l’on voudrait accepter. Une jeune fille prend au début du film, la parole pour la première fois. Devant la dizaine de personnes qui constitue sa classe de préparation, elle raconte qu’elle est arrivée à la fac, avec l’impression que toutes ses origines sociales, se voyait sur son visage, se trahissait par sa parole. Un autre jeune garçon au corps fluet à la peau noir, et aux traits fins, raconte son admiration pour la parole des politiciens.

"Quand tu parles, et que les gens te regardent qu’ils t’écoutent, tu as l’impression que tu peux tout faire. Que tu peux conquérir le monde".

Ce sont des images sur une jeune génération qui a la folie de prétendre répondre à des questions comme « le rêve vaut-il mieux que la réalité ? » ou « le meilleur est-il à venir ». Et qui y répondent, avec leurs mots, et leur être tout entier. Des réponses qui vont au-delà de la simple éloquence, au-delà du rêves. Des réponses qui les racontent eux et la peur d’exister qui s’éteint peu à peu.

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Retour sur ce phénomène des enfants volés d’Angleterre, objet et titre d’un documentaire de Stéphanie Thomas et Pierre Chassagnieux, et sur lequel s’est attardé le site du _Monde_. Des milliers d’enfants sont retirés chaque années à leur parents au Royaume-Uni, par les services sociaux. Les parents ne sont accusés d’aucune maltraitance particulière, ils présentent juste pour ces services sociaux, "un risque potentiel". Le journal explique que dès 1989, Margaret Thatcher a fait passer une loi qui comporte ce concept de « probabilité de faire du mal », trait forcé pendant les années Blair, à la suite de plusieurs faits divers de maltraitance d’enfants. Et les services concernés font tout pour ne pas être sanctionnés selon un policier interrogé dans le documentaire en questions. Pire, on y apprend qu’ils sont financièrement incités à retirer, comme le précise le Monde, le plus d’enfants possible.

A écouter également sur le même sujet:

Le documentaire de Stéphanie Thomas et de Marie Plaçais pour les Pieds sur terre, diffusé le mardi 15 novembre 2016: Enfants volés.

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