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Antisémitisme : "J’ai peur pour mes enfants"

28 min
À retrouver dans l'émission

Récits de trois personnes qui évoquent l'antisémitisme dont elles ont été victimes.

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Tags et dégradations Crédits : FAMILY HANDOUT / AFP - AFP

Après deux années de baisse, en 2018, le nombre d’actes antisémites recensés a bondi de 74 % : en un an, ils sont passés de 311 à 541.

Trois atrocités ont marqué cette dernière décennie en France. Il y a neuf ans, en janvier 2006, un jeune homme de 23 ans, Ilan Halimi, est enlevé, séquestré et torturé parce qu’il est juif. Le 19 mars 2012, un homme armé gare son scooter devant une école juive proche du centre de Toulouse et ouvre le feu. Vendredi 9 janvier 2015, un homme prend en otage les clients et les employés d’un supermarché cacher de la porte de Vincennes à Paris.

Aujourd'hui, trois récits qui évoquent les actes antisémites subis au quotidien.

La mère d'un élève témoigne de la violence subie par son fils au collège. 

"Les trois religions monothéistes sont au programme du cours d'histoire cette année. Le professeur a demandé quelles étaient les religions en présence dans la classe. Mon fils à répondu 'Je suis juif et je vais célébrer ma Bar Mitzvahma cette année'. A partir de là, il y a eu un déchaînement de haine et de violence verbale des élèves du collège"

"La solution était de le mettre dans un établissement privé de confession juive ; mais c'est un constat d'échec. Parce que si on met tous nos enfants dans des établissements privés confessionnels, alors on aura échoué par rapport à la laïcité. Ce sont des écoles de très bon niveau, mais ce sont des écoles où, finalement, on vit un peu en vase clos. La mixité n'est pas vraiment au rendez vous."

Concernant les personnes victimes d'antisémitisme rencontrées pour cette émission, nous n'avons pu joindre qu'Abrahami Lévy, le second témoignage de l'émission qui raconte les fréquentes agressions antisémites, dans les transports en commun ou dans la rue, et son attirance pour l'extrême droite, "pour remettre de l'ordre". 

A présent, il sort toujours avec un taser et une bombe lacrymogène, et raconte avoir subi une agression antisémite l'année dernière. En 2017, il a finalement voté Marine Le Pen et pense aujourd'hui qu'il ne le referait pas. La raison ? Elle n'est pas "suffisamment à droite. Ce qu'il faut, c'est un Trump à la française".

Pour les autres, les déménagements, les changements de numéro de téléphone et autres disparitions des réseaux sociaux ont compliqué notre tâche.

Reportage : Rémi Dybowski-Douat 

Réalisation : Thomas Jost et François Caunac

Première diffusion le 11/03/2015

Référence musicale de fin d'émission : Sur le Fil - Garden with lips - Album : la voix de mon rêve

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