LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Marche pro-euthanasie à Paris

Aux frontières de l’euthanasie

28 min
À retrouver dans l'émission

Bernard, médecin généraliste, raconte la première fois qu’il a aidé un patient à mourir, en 1982, et son combat, depuis, pour la légalisation de l’euthanasie volontaire. Mère d’un enfant lourdement handicapé des suites d’un accouchement difficile, Anne raconte comment elle a commis l'impensable.

Marche pro-euthanasie à Paris
Marche pro-euthanasie à Paris Crédits : John Van Hasselt - Corbis - Getty

Humainement, on ne va pas lâcher un patient avec lequel on s’est battu contre la maladie, qu’on a accompagné tout le long de son traitement. Bernard, médecin

A partir de quand peut-on décider qu’une vie, la sienne ou celle de ceux qu’on aime, ne vaut plus la peine d’être vécue ? Deux histoires de fin de vie provoquée, illégale, clandestine et assumée par un médecin et un parent. Des histoires ardues, complexes, qui donnent matière à penser.

Beaucoup de médecins aident leur patient à mourir mais ne peuvent pas le dire, puisque la loi l’interdit. Ils sont forcément condamnés à mentir. Bernard, médecin

Bernard a été médecin généraliste pendant quarante-deux ans dans le Vaucluse. Il raconte la première fois qu’il a aidé un patient à mourir, en 1982, et son combat, depuis, pour la légalisation de l’euthanasie volontaire

Aujourd'hui, aider quelqu’un à mourir, c’est la cour d’assises, car c’est un crime avec préméditation. (...) Comme pour l’avortement, il faut qu’on se batte pour que ça bouge. Bernard, médecin

Anne avait vingt-quatre ans quand elle a accouché de son fils, lourdement handicapé des suites de complications. 

Quand j’ai découvert mon nouveau-né couvert de tuyaux dans sa couveuse, j’ai eu un choc. (...) C’est plus tard que nous avons compris qu’il était né mort. Anne

Le personnel soignant insiste pour que l’enfant soit placé en institution. Mais Anne n’arrive pas à s’y résoudre, ce serait pour elle un abandon. 

Pendant trois ans, elle lutte contre l’impensable : abréger la vie de son fils. 

Pour moi, j’étais la seule à pouvoir le faire, parce que je l’avais mis au monde. J’ai longtemps lutté contre l’envie de le garder. Anne

Aujourd’hui, à cinquante-neuf ans, en racontant son histoire, elle espère faire avancer le débat sur la fin de vie en France.

  • Reportage : Valérie Borst
  • Réalisation : Lise Côme et Yaël Mandelbaum 

Merci à Anne, Bernard, Claudette Pierret, Françoise Griso et Corinne Chauvel, documentariste de Radio France.

Chanson de fin : "The Turning Of The Bones" par I Like Trains - Album : The Shallows (2012) - Label : ILR

Playlist à emporter

En cliquant sur "Ajouter à..." vous pourrez récupérer tout ou partie  de la playlist de cette émission sur Spotify, Deezer ou Youtube.

L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Production déléguée
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......