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A Paris pendant le dix-huitième samedi de mobilisation des "gilets jaunes", le 16 mars 2019.

Flics et casseurs

27 min
À retrouver dans l'émission

Histoires en miroir de deux policiers en crise contre le laxisme qu’ils attribuent aux autorités et de casseurs qui se disent anti-flics.

A Paris pendant le dix-huitième samedi de mobilisation des "gilets jaunes", le 16 mars 2019.
A Paris pendant le dix-huitième samedi de mobilisation des "gilets jaunes", le 16 mars 2019. Crédits : Geoffroy Van Der Hasselt - AFP

Je rattrape le policier et le mets à terre. Mon but est de le mettre hors d’état de nuire. (Axel, un casseur)

Lyon, juin 2016. A la fin d’une manifestation contre la loi travail, Axel s’attaque à des policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) qui tentent d’arrêter quelqu’un alors que, selon Axel, ils n’ont pas la moindre preuve qu’il ait commis un délit. Ce jeune homme de trente ans raconte pourquoi il rejoint ceux qui visent la police dans les manifestations.

Je suis trop peureux pour casser des banques, mais j'aime aller à l'affrontement avec la police. (Axel)

Pour lui, alors que des policiers coupables de délits ou crimes ne sont pas condamnés, s’en prendre à eux lors de tels affrontements est la seule manière de rétablir la justice.

Les flics qui ont tué Zyed et Bouna n’ont jamais été condamnés. (Axel)

Aurélie, trente-trois ans, vit en banlieue parisienne avec son mari. Embauchée à ses dix-huit ans dans la police, elle intègre la Brigade Anti-Criminalité (BAC). Rattachée à la police de proximité, elle a l’impression que sa mission théorique est assez illusoire : elle n’a pas spécialement établi de lien de confiance avec les habitants de son secteur.

La haine du flic est toujours très présente chez les jeunes. (Aurélie)

A la fois exaspérée par le manque de sanctions envers ceux et celles qu’elle interpelle et inquiète des violences grandissantes envers les policiers, elle pense à changer de métier.

Les policiers sont confrontés à la haine, se font insulter, prennent des coups. Mais ils ne doivent pas répondre. (Le mari d’Aurélie)

Je mets au défi n’importe qui de rester calme en vivant ce que prennent les policiers au quotidien. (Aurélie)

  • Reportage : Alain Lewkowicz et Olivier Minot
  • Réalisation : Eric Lancien (et Clémence Gross)

Musique de fin : "Don't Wanna Fight" par Alabama Shakes - Album : "Sound & Color" (2015) - Label : Rough trade.

Playlist à emporter

En cliquant sur "Ajouter à..." vous pourrez récupérer tout ou partie  de la playlist de cette émission sur Spotify, Deezer ou Youtube.

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