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Urgence sanitaire, comment le coronavirus a changé la façon d'éduquer ses enfants pour une mère; entre les cours vidéo, les plateformes en ligne et la vie quotidienne.

La vie sur Zoom et autres histoires confinées

27 min
À retrouver dans l'émission

Lui habite en Israël et communique avec la France et l’Europe, il n’avait jamais été victime d’une cyberattaque jusqu’à ce soir d’avril confiné. Elle a trois enfants et travaille dans une multinationale, pendant le confinement elle a expérimenté l’école à la maison tout en télé-travaillant.

Urgence sanitaire, comment le coronavirus a changé la façon d'éduquer ses enfants pour une mère; entre les cours vidéo, les plateformes en ligne et la vie quotidienne.
Urgence sanitaire, comment le coronavirus a changé la façon d'éduquer ses enfants pour une mère; entre les cours vidéo, les plateformes en ligne et la vie quotidienne. Crédits : Francesco Algeri /IPA Agency/Maxppp - Maxppp

Avertissement : des propos ou des situations peuvent choquer un public non averti (mineurs, etc... notamment). 

Le confinement a changé nos rapports à la machine, que ce soit au sein de la vie privée, du travail ou des études, la visioconférence est devenue la norme. 

Nathan habite en Israël depuis six ans, il est père de deux enfants et a monté son entreprise. Etant donné qu’il travaille avec la France et l’Europe il est habitué aux visioconférences. Pendant le confinement, il utilise le logiciel Zoom pour communiquer avec ses proches, ce qui lui permet d’assister à tous types d'événements familiaux. Pour le jour de la Shoah, aussi appelée Yom Hashoah, Nathan, sa femme et une quarantaine de personnes sont en visioconférence avec Myriam Gross, survivante de la Shoah. Aucun participant ne s’attendait à une cyberattaque et c’est alors que des images d’horreur ont envahi leurs écrans… 

On a beaucoup utilisé Zoom en cette période de confinement, pour toutes sortes d’événements : des circoncisions, une Bar Mitzvah et même pour l’enterrement de mon grand-oncle qui se passait en France. 

Pour le Yom Hashoah, avec ma femme on avait l’habitude d’organiser ou d’aller voir des témoignages de survivants de la Shoah. C’est une pratique très étendue en Israël, ça s’appelle « La mémoire dans votre salon », c'est une organisation qui invite les habitants à recevoir chez eux le témoignage d’un ou d’une survivante de la Shoah. 

On a vu un mouvement de panique dans les écrans, on a entendu des cris "qu’est-ce qu’il se passe ?!", je me souviens très bien entendre Mme Gross crier "mais que sont ces horreurs ?!" et là j’ai fermé l’ordinateur parce que c’était insoutenable.

Les premières sensations qu’on a eues c’était beaucoup d’incompréhension, de frustration, d’être témoin d’une chose ignoble et se dire qu’on nous a forcé à regarder ces images-là.

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Avec la fermeture des écoles pendant le confinement, les parents ont dû effectuer l’école à la maison. Une maman de trois enfants raconte comment elle a dû jongler entre le télétravail et l’école à la maison pour ses enfants de trois, cinq et sept ans. Elle s’est retrouvée à faire l’école à chacun de ses enfants, préparer les cours, le matériel et les vidéo conférences pour présenter le travail à la classe. Au début, elle a bénéficié du chômage partiel soit environ 50% du temps de travail normal, ce qui lui laissait un peu de temps pour faire l’école à ses enfants. Puis, lorsque son employeur lui a dit qu’elle devait impérativement retravailler à plein temps, elle a dû s’arranger avec son mari pour faire face. 

Je me suis consacrée à l’instruction des enfants, et je dois dire que j’ai largement sous-estimé le travail que font les professeurs, c’est un travail immense.

Une fois le travail fait, il fallait encore prendre des photos, des vidéos pour le montrer à la maîtresse. C’était un travail à plein temps. 

Quand j’ai repris le télétravail c’était tellement intense que je ne pouvais pas prêter assez d’attention aux enfants.

On s’est arrangés avec mon mari, le matin il avait son ordinateur sur la table pendant que les enfants faisaient leurs devoirs. Après le repas je reprenais le flambeau, mais ils n’avaient pas envie de travailler l’après-midi c’était hyper inefficace.

Il faut être à l’écoute des gens qui sont dans ma situation, qui ont des enfants à instruire.  C’est dur de se dire qu’après tant d’années de travail, on ne peut pas trouver d’arrangement avec son employeur dans une période exceptionnelle comme celle-ci. 

  • Reportage :  Valérie Borst 
  • Réalisation : Yaël Mandelbaum 

Chanson de fin : "Little Bit" de Mavis Staples - Album : If All I Was Was Black 

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