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Baiser virtuel

L’amour au temps du coronavirus

28 min
À retrouver dans l'émission

Trois histoires d’amour ou de rupture au temps du confinement.

Baiser virtuel
Baiser virtuel Crédits : Westend61 - Getty

Elya a posté une annonce de "recrutement" sur Facebook afin de "caster" des hommes pour sa jeune sœur esseulée.

J'avais envie de lui donner un coup de pouce. J'ai posté un message sur ma page Facebook de poésie érotique. J'y ai 5000 abonnés. Comme la plupart sont des hommes, je me suis dit qu'il y avait des chances que des candidats se pointent et répondent à mon annonce. 

Flattée du succès que cette annonce rencontre, Rachelle décide de télécharger l'application de rencontre Tinder. 

Je suis un peu sauvage, dans la retenue. J'aime bien prendre le temps d'avoir un discussion non engageante et le confinement m'a permis d'avoir ce protocole de rencontre : il ne pouvait pas y avoir d'accélération possible.

J'ai eu une discussion que je ne pensais pas avoir et cela a éveillé ma curiosité. Et nous avons décidé de nous rencontrer par vidéo... 

Nathalie, elle, est confinée loin de l’homme avec qui elle partage sa vie. 

Je me suis retrouvée confinée à Biarritz et ai passé les deux mois là-bas. J'ai trouvé ça extraordinaire : j'ai fait plein de choses que j'avais envie de faire, faire de la musique, prendre les cours d'italien... Surtout, j'en ai profité pour me retrouver face à moi-même

Au bout d'un moment, je n'avais plus le désir de lui parler. Je n'imaginais pas que la touche "pause" allait se transformer en "stop".

François et Julie avaient décidé de divorcer avant la pandémie. Le confinement a fini par détruire définitivement ce qui restait de leur couple.

Chacun à sa fenêtre
Chacun à sa fenêtre Crédits : Picture alliance - Getty

Le confinement, c'est une colocation subie. On est privé de ses droits et on se sent pris au piège. Alors que nous avions pris la décision de retrouver notre liberté

Une fois le bain passé, l'épreuve du dîner affrontée, dans notre vie d'avant, c'était notre instant à nous. Là, c'était clairement le moment d'angoisse que j'essayais d'éviter en allant courir un peu. Le but était de se croiser sans se déranger. 

Au plus dur de la bataille émotionnelle, j'étais entre la rage et le désespoir. Je n'avais qu'une envie : aller courir et me sauver. L'enfer, c'était de se dire que je n'étais plus maître de ma vie. 

  • Reportage : Alain Lewkowicz
  • Réalisation : Yaël Mandelbaum

Merci à Elya, Rachel, Nathalie, François, Julie, et Alice Théry de l'agence On Se Separe.com

Musique de fin d'émission : La tendresse - Symphonie confinée. Label : Hé Ouais Mec

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