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Village de la Tagnière

Les Morvandiaux : trois histoires dans un village

28 min
À retrouver dans l'émission

Dans le village de la Tagnière en Saône-et-Loire, Marc raconte comment il a sauvé et adopté un sanglier. Martine tient aujourd'hui l'épicerie du village, mais un jour elle était championne de catch en pleine guerre du Liban. Jeanne se souvient être devenue mère trop tôt.

Village de la Tagnière
Village de la Tagnière Crédits : Léa Minod

La Tagnière est un village au Sud du Morvan habité par 237 personnes. On y trouve une école, un café associatif, une épicerie, une auberge, une église… C’est un village comme tous les microcosmes avec de gentilles rancœurs et des vieilles rumeurs, des bruits qui se diffusent à la vitesse du vent, des événements qui retentissent longtemps et des vieux qui se souviennent de tout. 

Marc raconte comment il a adopté un sanglier alors qu’il était parti pour chasser ! 

"Je vais à la chasse, ce n’est pas forcément pour tuer ! C’est pour voir les bêtes vivre en liberté !"

"Alors, on était devenu sa mère ! Et il a poussé comme un champignon ; les chiens de chasse et mon petit-fils jouaient avec Juliette-le-sanglier"

Martine tient aujourd'hui l'épicerie du village, mais dans les années 1980, elle était championne de catch en pleine guerre du Liban. En début de carrière, elle conserve son patronyme : Martine Métro ; quelques années plus tard, elle prend un pseudo : Shirley Nolan ! Elle nous raconte ses entraînements puis ses premiers combats dans de vieux immeubles parisiens

"C’était un milieu très masculin ! on était une quinzaine de femmes, pas des bimbos ! Faire du catch, ça me défoulait. Je sortais de mon travail à la crèche et je venais m’entraîner !"

En 1984, les frères Mansour lui proposent de monter sur le ring au Liban. Les catcheurs arrivent au stade en pleine guerre du Liban ! 

"On a cru que c’était des pétards ! puis on a vu des scènes de panique et compris que ça tirait à balles réelles ; c’était dangereux mais il ne m’est rien arrivé ! et je ne regrette pas ce voyage !"

Jeanne a 87 ans et se souvient être devenue mère trop tôt. Son père l’a mise à la porte en apprenant qu’elle était enceinte. 

"Je ne me suis pas mariée ! Il me faisait des promesses, puis j’ai appris qu’il était déjà marié ! J’ai eu ma fille à 18 ans -on était en 1950-."

"Ma fille a beaucoup été en nourrice ou en pension ; il fallait que je travaille ! On me guidait, je n’étais pas maîtresse de mes actes."

"A la maison des mères, la directrice m’avait recommandé de dire à ma fille que son père était mort ! Mais ma fille a cherché son père au cimetière !

"Aujourd’hui, j’en ai ras-le-bol des bonshommes ! Ils ne sont pas sérieux !"

Remerciements : Merci à Martine, Marc et Jeannine, Fafou, Guy, Jeanne ainsi qu'à Yannick et Marie Bouthière et à tous les habitants de La Tagnière qui ont bien voulu ouvrir leur porte ou pas. 

  • Reportage : Léa Minod
  • Réalisation : Cécile Laffon

Référence musicale de fin d'émission : Cammina Cammina – Piers Faccini et Vincent Segal

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