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Deux optmistes se racontent.

Les optimistes

28 min
À retrouver dans l'émission

Elles ont traversé les épreuves avec un sourire constant, elles ont toujours vu la vie du bon côté, elles sont âgées aujourd’hui mais gardent la fraîcheur des jeunes filles… Ce sont des optimistes.

Deux optmistes se racontent.
Deux optmistes se racontent. Crédits : Alistair Berg - Getty

Elise a 83 ans et habite dans le Finistère. Depuis sa naissance, Elise est heureuse de son sort. 

J'ai toujours été positive, j'ai toujours été gaie. J'ai fait les quatre-cent coups. A quinze ans j'étais assez délurée : un jour, je suis allée chez le coiffeur. Il m'a proposé de me décolorer les cheveux. Je rêvais d'être blonde ! "Mets-moi blonde'", je lui ai dit. Quand je suis rentrée à la maison, ce n'était plus du tout la même salade... 

C'est d'ailleurs grâce à cette couleur de cheveux qu'Elise a rencontré son mari. 

C'est comme ça qu'il m'a remarquée, à un bal. Il m'a dit : "Tu es distinguée, parmi les autres, avec ta couleur de cheveux". Cela m'a porté bonheur. 

C'était un homme génial. Il était optimiste, il était avenant. J'ai vécu 54 ans avec lui et je ne lui ai jamais trouvé de défaut. Ca a été la chance de ma vie de rencontrer un homme pareil. J'ai beaucoup de chance, c'est tout ce que je peux dire. 

Le décès de son mari a été un choc pour Elise, tout comme le décès de son fils. Mais l'éternelle optimiste a décidé de ne pas s'effondrer.

Il faut essayer de remonter la pente, il y a les autres qui sont là, il y a ma fille. De toute façon on n'a pas le choix. C'est comme ça : la vie est plus forte. 

Evelyne a 73 ans. Elle vient d'une famille très éprouvée par la deuxième guerre mondiale. 

Mon père a perdu toute sa famille, assassinée dans le camp de concentration d'Auschwitz. Ils ont été pris dans la rafle du Vel d'Hiv. J'ai connu l'optimisme dans le malheur, très petite : il y a un grand malheur, mais on espère que quelqu'un reviendra quand même. Au final, il ne sont pas revenus.

Evelyne a eu à surmonter la maladie de son fils, son engagement dans l'armée, l'handicap qui l'a touchée par la suite. Et dit avoir "travaillé" pour ne pas perdre son optimisme. Ce qui lui fait dire aujourd'hui : 

J'aime beaucoup la vie, c'est certain. J'aurai du mal à la quitter, j'espère que je la quitterai sans m'en rendre compte. 

  • Reportage : Elise Andrieu 
  • Réalisation : Emmanuel Geoffroy 

Merci à Elise et François, Evelyne et Noham.

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