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Plage à Pleneuf-Val-André, en Bretagne, en 2015.

Les plages

28 min
À retrouver dans l'émission

Sur le sable fin du Val André, en Bretagne, se mêlent les corps et leurs histoires. Les vacanciers se regardent, s'observent du coin de l'oeil, ou s'assument et profitent simplement de la mer. Chacun décrit son rapport au corps, et au corps des autres.

Plage à Pleneuf-Val-André, en Bretagne, en 2015.
Plage à Pleneuf-Val-André, en Bretagne, en 2015. Crédits : D. Maehrmann/picture alliance/blickwinkel/D/Newscom - Maxppp

Sur la plage bretonne du Val André, les corps se mêlent, les histoires se mélangent. Les gens s’amusent, se promènent et se baignent. Elle n'est pas si froide que ça la mer dans les Côtes d’Armor. Il n'est pas si moche que ça, le temps au nord de la Bretagne, puisque ce jour-là, début juillet, il fait très beau, la mer est bleue et verte et scintille au soleil tandis que le ciel aussi est tout bleu, d’un bleu laiteux. Le temps qu’il faut et le lieu qui nous plaît pour parler des corps sur la plage, des cris sur le sable, des châteaux et des sirènes sculptées, du bruit des vagues et des joies de la mer.

Sur la plage, on brûle, on joue, on attend la mer, on reste statique ou on s'occupe. Une plage loin d’être abandonnée, où se trouve sûrement des coquillages et des crustacés.

C'est vivant, ici. C'est pas comme la Méditerranée qui ne bouge pas. C'est une mer qui va, qui vient, qui vous emmène, qui se déchaine. Toutes les six heures, c'est un rendez-vous d'amour avec le sable !

Maï profite des rayons de soleil sur la plage, à 73 ans. Elle montre avec autodérision ses « rides » et « bourrelets ». Elle adore cette plage, cette mer. Elle aimerait bien y mourir, ou y être dévorée par les crabes.

J’habite à Paris. Quand je viens ici c'est la plage, matin et soir. Quand le soleil est présent, c’est la messe ici. Tout le monde est heureux.

Elle est ici sur son territoire. Elle a même apprivoisé une mouette, qui a été mangée par une autre il y a quelques mois. Comme d'autres riverains qui habitent près de la plage, elle remarque que cette dernière est divisée en deux : entre Lamballe et Val André, il y a une rivalité "sociologique", ou du moins géographique.

Quand ils viennent ici, ceux de Lamballe, on voit qu'ils viennent de là-bas.

La plage, c’est surtout une opportunité de questionner son rapport au corps, à la nudité, à son poids, à l’altérité. Les garçons ont leurs théories, les filles aussi. On juge, on critique, on se moque, on rigole, ou pas. 

J’aime bien regarder les gens passer. Je suis très ouverte : les gens peuvent se mettre tout nus, c’est pas ça qui me dérangera.

Je suis bien enterrée là. On dirait que je suis énorme ! 

Chacun a ses complexes... Les muscles, ça fond vite. Même les plus belles peuvent se trouver des complexes. Et on n’est jamais content de ce qu’on a.

Reportage : Élise Andrieu

Réalisation : Annabelle Brouard, Emily Vallat.

Merci à Maï et toutes les personnes présentes sur la plage de Val André.

Musique de fin : "Mia Eoniotta Kai Mia Mera/ By The Sea" - Album : Bande originale du film L'éternité et un jour, Grégoire Hetzel - Label : Naïve.

Première diffusion : 21/7/2011.

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