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L'affiche du restaurant "Les Écuries de Richelieu"

Leur petite entreprise

28 min
À retrouver dans l'émission

Deux histoires de patrons malmenés : à Saint Malo avec Olivier Bertaud et à Rueil Malmaison avec Alexandre Callet.

L'affiche du restaurant "Les Écuries de Richelieu"
L'affiche du restaurant "Les Écuries de Richelieu" Crédits : Alexandre Callet - Maxppp

Olivier Bertaud, patron de la société « Laboratoire de la mer » à Saint-Malo a été remercié en cinq minutes par ses actionnaires américains avant d’être soutenu par ses ouvriers.

C'était une petite entreprise familiale avec 130 employés et quelques intérimaires. Nous l'avions vendue à un petit fond d'investissement français et deux ans plus tard, elle était rachetée par un grand groupe américain. 

Pendant huit ans, j'ai continué à la diriger comme avant. Nous étions très rentables avec une croissance de 10% par an. 

Un jour, deux actionnaires rendent visite à l'entreprise. Sans aucune introduction, ils annoncent à Olivier sa restructuration et la suppression de son poste. 

Sur le coup, je n'ai rien ressenti. J'ai juste demandé la raison et qui, avait pris cette décision. Ils m'ont répondu net : ce n'est plus ton problème. 

En sortant, j'ai constaté que dix personnes attendaient dans des voitures. Ils attendaient que je parte pour prendre le contrôle des services de l'entreprise. 

L'émotion est arrivée sur la route, quand j'ai commencé à recevoir des messages de mon équipe, me demandant ce qui se passait.

Alexandre Callet, propriétaire du restaurant gastronomique « Les Écuries de Richelieu » à Rueil-Malmaison s’est vengé des banquiers qui lui ont refusé un prêt.

Je demandais 70 000 euros pour ouvrir un deuxième restaurant. Avec mon associé, nous avions un apport de 30 000 euros. Par rapport à mon prédécesseur j'avais multiplié le chiffre d'affaires par sept. Rien qu'au mois d'avril j'avais fait 40 000 euros. Ils étaient hors-sujet. 

Je ne suis pas spécialisé en braquage et j'aime bien blaguer. Alors j'ai mis cette affiche sur mon restaurant : "chiens acceptés, banquiers interdits (sauf droit d'entrée de 70 000 euros). 

Les gens se prenaient en photo devant, ils se reconnaissaient. Les banques françaises n'aident pas les petites entreprises. 

Chanson de fin : "Re-hash" par Gorillaz - album : "Gorillaz" (2014) - Label : Parlophone UK

  • Reportage : Leila Djitli
  • Réalisation : Peire Legras

Retrouvez les histoires écoutables séparément

Écouter
15 min
Olivier Bertaud (histoire n° 1)
Écouter
9 min
Alexandre Callet (histoire n° 2)

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