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Mon métier de tatoueur

27 min
À retrouver dans l'émission

Tatouages étranges, rituels, messages sibyllins, histoires enfouies sous un dessin gigantesque, trois récits indélébiles par deux tatoueuses et un tatoueur.

Crédits : Ethan Miller - Getty

Karl Marc est tatoueur depuis vingt-et-un ans. Un jour, une jeune femme de dix-sept ans lui demande de réaliser un tatouage qui couvrira une grande partie de son corps. Pas banal. A mesure des séances, il comprend que ce tatouage doit lui servir à reprendre le contrôle de son corps en recouvrant des blessures d’enfance.

Il lui fallait une armure qui lui permette, en même temps, de se trouver belle.

Dans une boutique parisienne, une cliente vient faire un tatouage pour cacher une cicatrice. Elle voudrait un dessin qui passe à la fois au-dessus et en-dessous des marques de l’opération, pour attirer l’œil ailleurs.

C’est un projet à ne pas prendre à la légère : elle a déjà une cicatrice qu’elle n’aime pas, il ne faut pas en rajouter.

Quelques temps après, de retour à la boutique, la cliente exprime sa satisfaction : elle se sent désormais plus à l’aise dans son corps.

Grâce au tatouage, elle a retrouvé sa féminité. 

Raphaële - From Sky to Skin - raconte son expérience particulière de tatoueuse alors qu’elle est invitée à Jérusalem par la famille Razzouk pour réaliser pendant un mois, à Pâques, des tatouages traditionnels pour les pèlerins chrétiens. Cette famille copte, implantée dans la ville depuis sept cents ans, est connue internationalement. Au milieu des bâtiments religieux de la vieille ville, ils reçoivent les très nombreux clients, pèlerins pour la plupart. Ils inscrivent sur leur peau des croix coptes ou d’autres symboles religieux.

En Europe, on se fait tatouer des symboles très personnels. Là, il n’y a pas d’histoire intime, ce ne sont que des motifs traditionnels.

Invitée par le fils de la famille, Wassim, Raphaële est fière d’avoir travaillé un an dans cet établissement.

Je me sentais entrer dans l’histoire, perpétuer la tradition.

  • Reportage : Fabienne Laumonier
  • Réalisation : Anne-Laure Chanel

Merci à Lydie, Karl Marc, Sacha et Raphaële.

Chanson de fin : "Epaule tatoo" par The Lost Fingers – Album : Gitan Kameleon (2012).

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