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Nos vies minuscules : le confinement, un nouvel élan

28 min
À retrouver dans l'émission

Comme nous tous, ils ont vécu le confinement. Ce fut un rétrécissement de toutes parts, et pourtant ils ont senti par moments que quelque chose s’ouvrait, s’agrandissait en eux: c’était de l’amitié, de la vérité, ou de la joie qui entrait dans leur vie.

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- Crédits : Klaus Vedfelt - Getty

Pendant le confinement, ils racontent comment leur « vie minuscule » s’est transformée en nouvel élan. Il y a d'abord Anna, 22 ans, étudiante en lettres. Au mois de mars, elle se confine chez son copain. Si tout se passe pour le mieux au début, Anna sent rapidement qu'il n'est pas tout à fait honnête avec elle. 

Je devenais parano. Je regardais dans son téléphone pour voir s’il y avait des choses. Ou je tombais par hasard sur des messages qui n'avaient pas lieu d'être.

C’était tellement de stress que j’avais mal au ventre, je n’arrivais pas à manger pendant des jours. C’était de la peur pure. Car c’est la première fois que je suis amoureuse pour de vrai.

C'est le jour du déconfinement qu'elle découvre ce qui se trame réellement. Cela lui rappelle une tirade de Perdican, dans la pièce On ne badine pas avec l'amour, d'Alfred de Musset : 

« On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ;  mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne  pour regarder en arrière, et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui ».

Je ne veux plus faire ma vie en fonction de quelqu’un d’autre. J’ai souffert, mais j’ai vécu pleinement. Et j’en suis fière.

Quant à Jules, 17 ans et élève en Terminale, il fait l'expérience du sublime, de l'osmose avec la nature. 

C’est une relecture du philosophe Ralph Waldo Emerson qui m’a permis de saisir de lien précieux qu’on avait avec la nature et qu’il fallait la préserver. Il a cette phrase : « Je deviens un globe oculaire transparent, je ne suis rien, je vois tout ».

J'ai marché pour voir le lever du soleil, à 5h30 du matin. Je me suis senti vivant. J’ai senti que je devenais transparent, comme le globe d’Emerson. C’était le moment parfait.

  • Reportage : Elise Andrieu
  • Réalisation : Emmanuel Geoffroy
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