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Monument à l'entrée de Kigali

Rwanda : Kigali à marche forcée

28 min
À retrouver dans l'émission

Portrait de la ville de Kigali et de son développement économique à marche forcée un samedi d’Umuganda, travaux d’intérêt général obligatoires. Avec Marcel Kabanda, historien, Paul Kagamé lors d‘un meeting, une veuve hutu et les habitants d’un bidonville de Kigali.

Monument à l'entrée de Kigali
Monument à l'entrée de Kigali Crédits : Sonia Kronlund

Nous sommes à Kigali au Rwanda, un samedi d’Umuganda, ces travaux d’intérêts général auxquels tous les habitants sont sommés de participer, pour apporter leur pierre à l’édifice de modernisation croissante du pays.  

Tout le monde participe, c’est obligatoire, on ne peut pas ne pas participer. (Un habitant)

Des travaux qui rappellent quelque part, pour cet homme, la mémoire du génocide perpétré contre les Tutsis d’avril à juillet 1994, son mécanisme institutionnel.

La participation au génocide pouvait être considérée par chacun comme un travail d’intérêt général. 

Aujourd’hui, l’Umuganda vise à instaurer la modernité dans la capitale. Le président Paul Kagamé se félicite dans un discours de la réussite économique du pays, qui a l’un des taux d’alphabétisation les plus fort et l’un des taux de corruption les plus faibles d’Afrique.

Je me dis que si quelqu’un était venu il y a vingt ans il ne reconnaîtrait pas cet endroit. 

Kigali, si propre, ne cesse de grandir, on ne sait plus où en est le centre. 

Evidemment, cette réussite a ses revers. L’autorité de Kagamé impose son ordre à la ville florissante. Dans un quartier, tous les toits des maisons doivent être peints en rouge. 

Dans une buvette au toit bleu, un professeur d’anglais témoigne.

Il y a beaucoup de chômeurs. Beaucoup d’intellectuels, mais c’est difficile de trouver du travail. 

A la fin de la visite, nous rencontrons une veuve hutu. Pour elle, il est encore difficile de parler du génocide. 

J’ai perdu mon mari en 98. Je ne veux pas en parler. Je n’y arrive pas. Ce qui s’est passé pour nous, on n’a pas le droit de le dire. Alors on ne le dit pas, ça reste à l’intérieur.

  • Reportage : Sonia Kronlund
  • Réalisation : Emmanuel Geoffroy (et Thomas Jost)

Première diffusion le 31/03/2014

Deux chansons d'Elise Rida (guitare) en bonus

Écouter
1 min
Chanson d'Elise 1
Écouter
2 min
Chanson d'Elise 2

L'"Umuganda" du Président Paul Kagamé, suivi de son discours au peuple rassemblé. (Vidéo ci-dessous)

Boutiques fermées
Boutiques fermées Crédits : Sonia Kronlund
Centre ville désert
Centre ville désert Crédits : Sonia Kronlund
Marcel Kabanda (à gauche), historien
Marcel Kabanda (à gauche), historien Crédits : Sonia Kronlund
Une femme qui nettoie les troncs d'arbres
Une femme qui nettoie les troncs d'arbres Crédits : Sonia Kronlund
Sur le chantier
Sur le chantier Crédits : Sonia Kronlund
La foule
La foule Crédits : Sonia Kronlund
La foule 2
La foule 2 Crédits : Sonia Kronlund
Paul Kagamé avec une Rwandaise
Paul Kagamé avec une Rwandaise Crédits : Sonia Kronlund

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